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ACCEPTER, — MALGRÉ SES DÉFAUTS, — L’HYPOTHÈSE ÉLASTIQUE

Les essais, quoi qu’un en ait écrit 44> 45> ,6> 47, ne justifient pas l’application aux voûtes des formules de déformation.

Pour les voûtes, on s’est de tout temps beaucoup trop pressé d’édifier des théories48. On a tout d’abord raisonné au lieu de regarder, — calculé au lieu de mesurer. On a couru de suite à des hypothèses permettant le calcul, — comme si l’on pouvait trouver quelque chose en dehors de 1’expérience 49.

Les voûtes faites de matériaux élastiques sont certainement élastiques, mais non comme l’entend la Résistance des Matériaux : leur élasticité n’est pas si simple.

44. — « ...an se basant sur les essais de rupture et d’élasticité faits sur de grandes coûtes par l’ Assoit dation des Ingénieurs et Architectes autrichiens, il n’est pas douteux qu’on puisse calculer de telles « routes et déterminer les forces intérieures avec une sécurité suffisante en pratique, en les considérant « comme des corps homogènes élastiques... »

Kortschritte der Ingenieurwissenschaften, zweite Gruppe, 7 lleft : « Genôlite ttrucken », von Karl von Leibbrand, — Leipzig, 1X97, p. 41 : « Bru, ken mit Gelenkeinltigen, I.-Zweck der Gelenke. »

45. — « Déjà, depuis quelques dizaines d’années, Winkler, Culmann, Castigliano, et d’autres, avaient « entrevu que les coûtes en maçonnerie se comportent comme des solides élastiques, ainsi que l’ont abso- « lument confirmé les célèbres ( « famose » ) expériences de la Commission autrichienne des routes. »

■ Influmza delta Tem/>erntura suite costruzioni murane ». p. 6, M. C. Guidi, — Turin, Décembre 1905, — extrait des » Atti délia K. Accademia delle Scienze di Torino », vol. XLI, Adunanza del 28 Gennaio 1906.

4C,. — „ Pas classiques expériences de la Société des Ingénieurs autrichiens » ont établi que les constructions en maçonnerie obéissent aux lois île l’élasticité.

• / progressa délia Scienza e dell' Ar/e del costruire », — Discorso inaugurale del 1" Anno 1906-07 del R. Politecnico diTorino, p. 13, M. C. Guidi, — Turin 1906.

47. « ...les précieuses ( « rerdienstoollen ») expériences de l’Association des Ingénieurs et Archi-

« tectcs autrichiens ont établi i/ue les routes éprouvées se comportèrent en général comme des arcs élas- « tiques et qu’il est. par suite, justifié de calculer comme arcs élastiques des coûtes de même forme et de « même construction que les coûtes éprouvées. . . »

« Elasticité Bogentrager », Dr. Jakob J. Weyrauch, Professor an der Kgl. Tecbnischen Hochscliule in Stuttgart. — Stuttgart, Konrad Wittver, 1911, — Préface de la 2 * édition, p. III.

4, S. — C’est ainsi qu’étaient déjà nées au xvin* siècle les théories de La Mire (1712), de Couplet (1729), de Bossut (1770), de l’rony (I7R3), dont Boistard écrit fort justement : « ...il faut Parolier, tous ces écrits <1 reposent sur une hypothèse qui n’est pas confirmée par l'expérience, en sorte qu’ils doivent être relégués « parmi les recherches de pure spéculation, très curieuses à la vérité, mais sans aucune utilité, pour la « pratique. »

Boistard, loc. cit», renvoi 28.

49. — « L’expérience est la source unique de la réritè : elle seule peut nous apprendre quelque chose « de nouveau ; elle seule peut nous donner la certitude ». Oui parle ainsi : un médecin? un physicien? un naturaliste ? — Non, c’est Henri Poincaré, le plus grand mathématicien de ce temps.

H. Poincaré : « La Science et l’hypothèse », Paris, Flammarion, 1912, 4* Partie, Chapitre IX ; Les Hypothèses en physique,

H V POT H ÈS E KL ASTI yr E

C’est cependant en les supposant telles, que les Ingénieurs autrichiens ont passé de la portée de 41“ du pont de Wüldlitobel 50 à celle de 65“ du pont de Jaremcze 51> 32 .

Avec cette hypothèse, on a calculé nombre de grandes voûtes, dont quelquesunes minces, et qui ont tenu 53, des viaducs à arches de 25“, extrêmement hardis et qui tiennent54.

Donc, bien que les voûtes ne soient pas des solides homogènes, élastiques au sens de la Résistance des Matériaux ;

que le coefficient d’élasticité y varie d'un point à l’autre, c’est-à-dire qu’à proprement parler il n y en ait pas, et que les déformations n’v soient pas proportionnelles à la pression ;

que les mouvements du cintre, les matages, y bouleversent les courbes de pression ;

il faut provisoirement continuera les supposer telles.

On n’a pas, en ce moment, pour le calcul des voûtes, de meilleure hypothèse que l’hypothèse élastique.

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