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ET DESSINER UNE SILHOUETTE APPROCHÉE DE ^ÉLÉVATION

Soit H la hauteur du rail au-dessus du point le plus creux de la vallée (f, J sur la face aval

f^^j y du viaduc.

° On adoptera pour l'ouverture commune des

arches :

2 a = 0,4 H C'est la proportion des beaux viaducs. ^^

18. — Au viaduc de la Gagne (Ligne du Puy à Langogne), les premiers sondages s'étaient arrêtés à une dalle de basalte. Or elle n'avait que 2* d'épaisseur et reposait sur une couche indéfinie d'argile; elle ne couvrait même pas toute la fouille. On a dû renoncer au viaduc en maçonnerie projeté et accepter une travée métallique de 57", au grand dommage de l'aspect.

19. — Pont sur le Verdon, à Fontgaillarde (Basses-Alpes, — Ligne de S'-André à Puget-Théniers) .

20. — Pont de Beynac sur la Dordogne (Ligne de Saint-Denis au Buisson, 5 arches de 24"). On trouva, à l'emplacement d'une pile, sous une croûte rocheuse de 0"20 à 0*70, un vide ayant jusqu'à 1". (Annales des Ponts et Chaussées, mars 1881): Fondation» à l'air lihr^ et à Voir comprimé^ M. Llébeaux).

Pont de Mareuil sur la Dordogne (Ligne de Cahors à Brive, — 7 arches de 23" fondées à l'air comprimé). — En sondant à la barre à mine le rocher de fondation de la pile 2, on découvrit une cavité de 2" à 2"50 de profondeur, dépassant la pile à l'amont et à l'aval. (Compte-rendu des Travaux p. 26).

Au vieux pont d'Orléans, en novembre 1758, à la 7* pile, il y eut un affaissement 0"50.

Au pont du Chemin de fer à Orléans (Ligne d'Orléans à Vierzon, — arches de 24"20 en anse de panier au 1 /3), les tassements atteignirent 0"73G. (Revue Générale des Chemins de fer, mars 1890, p. 131: Note sur la reconstruction d*une file du font sur la Loira^ à Orléans^ M. Grippon-Lamothe) ;

Au viaduc du Blanc, sur la Creuse (Ligne de Poitiers au Blanc), on a trouvé sous la pile 13 un trou de plus de 20". Au fond, on a battu des pieux; puis, dessus, coulé du béton.

21. — Au grand viaduc des Fades sur laSioule (Ligne de S*-Eloy à Pauniat), le coteau rive gauche, sous la charge de la culée et de ses 1/4 de cône, a glissé sur un mince lit d'argile qui coupait le granit à quelque 35" de profondeur.

22. — On a poussé: au pont de Marmande 7 sondages à plus de 27" (Annales des Ponts et Chaussées, février 1883, p. 178) ; au viaduc de Prégo-Diéu sur la Durance (Ligne de Chorges à Barcelonnette), 3 à 40".

Viaduc

sur l'Aulne, près de Port-Launay

de Pompadour

de S* Laurent d'Olt du Piou

de la Crueize

de Mussy

de la Gascarie

de Weissenbach

Ligne de

Dates

Nantes à Landerneau

Brive - Limoges

Séverac - Marvejols

Marvejols - Neussargnes

La Clayette - Lamure

Carmauz - Rodez

S» Gall - Wattwil

Art. 1. —Ouverture commune des arches, 2a.

VIADUCS

Avec elle, sur vallées en Y bien accentué, Tarche centrale n'est pas trop petite, les arches extrêmes ne sont pas trop grandes.

Mais quand le bas de la vallée est large, plat, il faut s'inquiéter surtout des arches du milieu et alors augmenter l'ouverture.

On l'augmentera si les fondations sont chères, s'il y a un grand creux à franchir

Il n'y a pas intérêt à prendre 2a sensiblement au-dessous de 0,4 H^^.

Pour les plus hauts viaducs, on n'a guère, jusqu'ici, dépassé 25".*» *•

Art. 2. — Epaisseur de rouTrage. Niveau des clefs des intrados (f.J.

Art. 8. — Première valeur approchée de l'épaisseur des piles aux naissances.

Art. 4. — Fruit provisoire des piles en élévation.

Au-dessous de l'horizontale du rail X^ X^, on portera verticalement :

^i FlàleSrrhe

<fes vôutts

TR y^o

'ePf^ Xfruifs en é/evstion .

Xo

Xe

L'horizontale X, X, est la tangente au sommet des arches.

On admettra provisoirement pour toutes les piles :

Au-dessous de l'horizontale des naissances, X^X^, on profilera les piles :

d'abord verticalement sur 0"40 de haut'; puis avec un fruit de 0,025 (1/40).

Art. 5. — Silhouette de l'élévation sur « calque ».

Avec ces éléments, et des ouvertures variant par mètre autour de 0,4 H, on dessine quelques silhouettes sur « calque ».

On a, auparavant, sur un profil en travers de la vallée à l'emplacement de l'ouvrage, indiqué les cours d'eau, les chemins, le sol de fondation, la plate-forme (ligne rouge).

Sur ce profil, on promène les silhouettes; on place les piles de façon à les fonder facilement, a bien encadrer le creux, bien franchir la rivière, les chemins.

L'ouvrage doit être bien encadré par ses culées.

Il n'est pas bon que les quarts de cône aveuglent les dernières voûtes : tout au plus, peuvent-ils atteindre leurs naissances.

Au besoin, on augmente l'ouverture ; a l'extrême rigueur, on la diminue un peu.

Avec cette silhouette, on arrête : l'ouverture 2a ; le nombre d'arches ; et, à très peu de chose près, l'emplacement des piles et des culées.

24. — Les ouvertures sont trop petites au viaduc d'Arquejols (Ligne de Langogne au Puy):

A celui du Landwasser (Chemins de fer rhétiques), pour H=»66*, on a pris 2a»20* seulement, mais parce qu'il est en courbe de 100".

25. — A Saint-Florent (Issoudun à SaintrFlorent), la portée est de 30", mais la hauteur n'est que de 24''70 ; c'est plus un pont qu'un viaduc.

26. — Nous avons projeté le viaduc de Chanteloube, haut de 65% avec des arches de 27" (Chorges à Barcelonnette).

Sur la ligne à voie étroite de Bevers à Schuls (Chemins Rhétiques Engadine), le viaduc sur le val Pûzza a 4 arches de 27">, une hauteur de 53">.

27. — Le produit «(l + v/'Sâ") est donné, 3« Partie, Table T„ pour 2a de 0«60 à 100"», et « de 0,10 à 0,25.

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