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DISPOSITIONS DES OUVRAGES EN PLAN

J'appelle très spécialemeni l'attention sur la nécessité de bien placer les ouvrages. Il faut que la direction soit bien cette qui convient, et que les tètes soient placées où il faut. Dès qu'il y aura doute ou difficulté, les diefs de saeiion devront faire indiquer devant eux, sur place, avec des jalons, l'emplacement des têtes. On peut relever, dans les lignes construites, quantité d'erreurs d'implantation * qui sautent aux yeux, et qu'un chef de section un peu soigneux eût évitées en « présentant » l'ouvrage.

Il faut surtout bien étudier sur place l'entrée des eaux, les bien entonner dans l'ouvrage. Si un fossé latéral amène beaucoup d'eau, on l'infléchira un peu avant d'arriver au cours d'eau.

Eviter en principe de dévier les cours d'eau, surtout les torrents. Si on les modifie, les modifier le moins possible : bien s'assurer qu'il n'y aura ni afifouillement, ni dépôt, devant, sous» derrière l'ouvrage.

Une modification de cours d'eau impose souvent d'importants travaux de défense.

Dans certains torrents à large lit, il faut parfois prolonger les murs en aile, évasés par des guideaux en enrochements ou en blocs de béton, pour entonner les eaux sous le pont. Ce sont les courants obliques qui sont les plus dangereux.

Il faut enfin que les eaux sortent facilement, et aussi qu'elles ne ravinent pas les propriétés en aval du chemin de fer.

(«es murs en aile ' coûtent toujours un peu plus cher que les murs en retour', surtout pour les ouvrages à radier, du moins en apparence, quand on fait les métrés comparatifs ; mais les murs en retour comportent des gazonnements» souvent des perrés, qu'on ne peut pas évaluer d'avance.

Dans les ouvrages sur torrents, il faut non seulement défendre le pied des quarts de cône, mais quelquefois empêcher par des guideaux les eaux de se jeter sur les remblais et d'y faire brèche.

Pour les ouvrages sans radier, la différence de dépense est très peu importante ; pour les ouvrages à radier, elle peut être négligée pour les portées de S*" et au-dessous.

S'il y a beaucoup à épuiser, s'il faut fonder sur pilotis, le mur en retour ramassé vaut mieux que de longues et étroites fondations de mur en aile.

Sauf ces cas, les murs en ailo seront toujours adoptés :

1® pour tous les ouvrages sous charge de remblai, parce qu'ils résistent mieux a la poussée sur les têtes ;

2? pour tous les ouvrages sur cours d'eau, parce qu'ils assurent mieux l'entrée et la sortie des eaux, et qu'ils ne comportent pas d'ouvrages accessoires ; élever dans ce cas la murette de retour un peu au-dessus des hautes eaux ;

3° pour tous les ouvrages sans radier.

En principe, on n'étudiera de murs en retour que pour les passages inférieurs ne rentrant pas dans les catégories précédentes, c'est-à-dire ceux fondés sur radier général et sans surcharge, ceux où le tracé des chemins imposerait des murs en aile trop évasés ou des murettes trop hautes.

6. Par exemple : un ponceau débouchant en face d'une paroi de rocher — ou trop biais sur le lit & chaque tête....

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