‹ Grandeur et décadence de César BerotteauChapitre 15 sur 23 · BAUDOYER · texte numérisé non relu

BAUDOYER

Honneur Bixiou, chargez-vous de ce petit c détruire les planches après qu^ en aura épreuve.

DUTOCQ 9 prenant à part Bvciou.

Eh bien! voulez-vous dessiner la charge m

BIXIOU

le comprends^ mon cher, que vous êtes ( depuis dix jours. {Il le regarde dam k lUm Serai-je sous-chef?

DUTOCQ

Ma parole d'honneur, et mille franes de

ÈNKS DE LA VIE PAHISIENNE

OS Taî dit. Vous ne savez pas quel servie, youb gens puissants.

BIXIOU

onnaissez?

DUTOCQ

BIXIOU

i Yeux leur parler.

DUTOCQ, sèchement.

large ou ne la faites pas, vous serez sous-dii ) serez pas.

BIXIOU

oyons les mille francs.

DUTOCQ

donnerai contre le dessin.

BIXIOU

La charge courra demain dans les bureaux.

mbéter les Rabourdin. {Parlant à Saillard, à Baudayer qui causent entre eux à voix basse.) lier travailler les voisins. (// sort avec Dutocq treau Rabourdin. A son aspect, Fkury, ThuiU t'animent.) Eh bien! qu'avez-vous, messieurs? is ai dit est si vrai que vous pouvez aller voir î la plus infâme des délations chez le vertueux, itimable, probe et pieux Baudoyer, qui certes lui ! du moins, de faire un pareil métier. Votre é quelque guillotine pour les employés, c'est * I suivez le monde, on ne paye pas si Ton est )us y>uirez de votre malheur, GRATIS! Aussi is sont-elles remises. Les bureaux sont en rulurdin vient d'être prévenu que le ministre ne is avec lui aujourd'hui. Et, allez donc! * Poiret demeurèrent seuls. Le premier aimait n pour aller chercher une conviction qui pou^ n homme qu'il ne voulait pas juger; le second ne cinq jours à rester au bureau. En ce moien descendit pour venir chercher ce qui >mpris dans les pièces à signer. U fut assez

étonné, sans en rien témoigner, de trouver le bureau dé* aert.

PHELLION

Mon jeune ami (il $e lève, cas rare) ^ savez-TOUs ce qui se ;;Ktsse, quels bruits courent sur môskur Rabourdin, que vous aimez et (t7 bais^ie la voix et s'approche de l'oreille de Sébastien) que j'aime autant que jc l'estime? On dit. qu'il a commis l'imprudence de laisser traîner un travail sur les employés... (A ces mots, Phellion s'arrête, il est obligé de soutenir dans ses bras nerveux le jeune Sébastien^ qui devient pâle comme une rose blanche, et défaille sur une chaise.) Une clef dans le dos, môsieur Poiret, avez-vous une clef?

POIRET

J'ai toujours celle de mon domicile.

(Le vieux Poiret jeune insinue sa clef dans le dos de Sébastien, à qui Phellion fait boire un verre d'eau froide. Le pauvre enfant n'ouvre les yeux que pour verser un torrent de larmes, lî va se mettre la tète sur le bureau de Phellion, en s'y ren^ versant le corps, abandonné comme si la foudre l'avait atteint, et ses sanglots sont si pénétrants, si vrais, si abondants, que, pour la première fois de sa vie, Poiret s* émeut de la douleur ^autrui.)

PHELUON (grossissant sa voix).

Allons, allons, mon jeune ami, du courage! Dans les grandes circonstances il en faut. Vous êtes un bomme. Qu'y a-t-il? en quoi ceci peut-il vous émouvoir si démesurément.

séBASTlEN^ à travers ses sanglots.

C'est moi qui ai perdu monsieur Rabourdin. J'ai laisse l'état que j'avais copié, j'ai tué mon bienfaiteur, j'en mourrai. Uu si grand homme! un homme qui eût été ministre I POIRET^ en se mouchant.

C'est donc vrai qu'il a fait les rapports?

SÉBASTIEN, à travers ses sanglots.

Mais c'éuit pour... Allons, je vais dire ses secrets, mainteaaBtl Ahl le misérable Dutocal c'est lui qui l'a volé...

Bl les pïwirs, les sanglots recommencèrent si bien que, dt son cabinet, Rabourdin entendit les larmes, distingua )« voix, et monta. Le chef trouva Sébastien presque évanoui, comme un Christ, entre les bras de PheFUon et de Poiret, qui singeaient grotesquement la pause des deux Maries d dont les figures étaient crispées par f attendrissement.

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