‹ Grandeur et décadence de la guerreChapitre 2 sur 42 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

L'absence générale de sécurilé apparaît comme le caractère prédominant des premiers âges de l'Humanité. La vie de Tliomme est continuellement menacée non seulement par les grands fauves, aux(juels 11 est venu foire concurrence pour l'acquisition de la subsistance, mais par l'homme luimême. Les plus forts égorgent les plus faibles j)Our les dépouiller du peu (pi'ils possèdent et, à défaut d'autres allmeuls, se nourrir de leur chair. Plus tard, lorsque les variétés les plus industrieuses de l'espèce ont appris à multiplier leurs moyens de subsistance et commencé l'œuvre de la civilisation, elles disparaissent submergées par des invasions de barbares, cjui détruisent celle civilisation (pi'elles avaient ébauchée et ne Inissent

VI PKEFACE

sur leur passage (|ue la désolation et la ruine. Comment, par quel processus cet état de choses a pris fin, comment la sécurité, qui était, ji l'origine, la denrée la j>lus rare, est devenue de plus en plus abondante et s'est répandue, quoique à doses inégales, sur la plus grande partie de notre globe, voilà ce que nous apprend l'étude du phénomène de la guerre. C'est la guerre qui a produit la sécurité, aujourd'hui assurée d'une manière définitive au monde civilisé, et l'accomplissement de cette œuvre a constitué son utilité et sa grandeur. Mais, sa tache achevée, elle a cessé de répondre à un besoin : après avoir été utile, elle est devenue nuisible. A sa période de grandeur a succédé une période de décadence. Sous l'influence de quels progrès elle finira par disparaître, c'est ce que nous nous sommes proposé de rechercher en écrivant ce livre.

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DÉCADËNCIÎ DE LA GlJËHHK

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