‹ Grandeur et décadences de Rome;Chapitre 16 sur 25 · III · texte numérisé non relu

III

cuteraient sous les yeux des légions, sans pouvoir tenter aucune violence ni aucune surprise. Vers la fin d'octobre, les deux armées arrivèrent l'une en face de l'autre, de chaque côté du fleuve; elles campèrent à une certaine distance; on disposa une tente sur l'île ou la presqu'île; et un matin Octave d'un côté, Lèpide et Antoine d'un autre, s'approchèrent avec une escorte des deux ponts qui conduisaient sur ce continent minuscule. Lèpide y entra le premier et tout seul, il regarda s'il n'y avait rien de suspect, puis il fit signe à Octave et à Antoine de venir. Ils s'approchèrent, se saluèrent, se fouillèrent mutuellement avec soin pour s'assurer qu'ils n'avaient pas d'armes; puis ils pénétrèrent avec Lèpide sous la tente (1).

(1) Appien, B. C, IV, 2; Dion, XLVI, 55.

Page 1