LETTRE DE MGR 1-4. PAQUET A L'AUTEUR
Séminaire de Québec, 3 octobre 1919,
M. l'abbé Henri-Arthur Scott, S. T. D..
Membre de la Société Royale du Canada, Curé de Sainte-Foy.
Monsigur L£ CURÉ ET CHER Ami,
J'ai parcouru avec un très vif intérêt le recu: il de dixenurs et de sermons que roux vous propuvez de pr ‘er et que vous
avez bien voulu mettre soux mes yeux, et je vou
flicite d'avoir eu l'excellente idée d'offrir au publie cano‘ien tant
de belles et bonnes puges.
Cette riche moisson, que le rent de l'oubli eût dispersée, méritait assurément d'être mise en gerbes. Elle prendra place parmi les meilleures œuvres de notre littérature sacrée.
Au cours de votre carrière sacerdotale déjà longue, lc. circonstances vous ont appelé à traiter du haut de la chaire, et dans les célébrations les plus solennelles. les su jets les plus graves et les plus variés. Vous l'avez fait arec une science théologique remarquable, et avec une parole souvent éloquente, toujours précise et lumineuse. Les saintes
Ecritures dont votre esprit est si bien nourri, l'histoire et
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les lettres classiques qui vous sont familières, donnent à votre pensée, tout ensemble, de la solidité, de la vie, et de l'éclat.
On reconnaît, en vous lisant, l'historien distingué de “Notre-Dame-de-Saiate-Foy ”, pour qui les annales de notre pays n’ont plus de secrets. On reconnaît aussi le théologien averti qui, tout en cultivant les âmes confiées à sa garde, et tout en faisant de l’histoire de l'Eglise l’objet de ses études préférées, n’a jamais perdu de vue les problèmes religieux et sociaux les plus importants de notre époque.
J'ai reconnu autre chose encore : cette plume alerte, cette intelligence vive et facile, qui, dans nos classes d'humanités et de rhétorique, faisaient le désespoir de vos condisciples. moins bien doués que vous.
Vous avez voulu. dans une dédicace par trop bienveillante, et où votre bonté me fait la pari trop belle, vous avez coulu évoquer ces années de collège, et le souvenir d’une amitié vieille de cinquante ans et qui m'a toujours été infiniment précieuse. Si Dieu a séparé nos voies, Il n’a dissocié ni nos esprits ni nos cœurs.
Dans une chaire d'université où vos talents semblaient vous acheminer, vous eussiez brillé au premier rang. La Promdence vous réservait la fructueuse mission de servir d'exemple au clergé des paroisses, non seulement par votre vie si hautement ecclésiastique, mais par votre ardeur au travail, votre amour de l'étude, votre souci d’une prédication
toujours solide et intéressante.