‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 32 sur 93 · M. Antoine Pampalon · texte numérisé non relu

M. Antoine Pampalon

2. Le vén. Alfred Pampalon. L'antre est le R. P. Pierre Pamp on. 3. L'abbé Antoine Pampalon.

il trop attristé par la perte d'une portion notable de son troupeau? Même en cette dernière hypothèse, il serait difficile de blâmer son abstention. N ’oublions pas que

c'était la seconde fois en trois ans qu'il voyait morceler sa paroisse déjà peu populeuse, Et de plus, un père se sépare-t-il sans douleur d'enfants qu’il chérit? J'aime mieux voir dans l'absence de mon vénéré prédécesseur un témoignage de sa vive affection pour ses paroissiens du Cap-Rouge et une preuve qu'ils étaient alors comme aujourd’hui dignes de toute la tendresse et de tous les regrets de leur pasteur.

Bien que l’église fût bâtie et qu'on y ff: les offices religieux, le décret d'érection civile de la paroisse ne fut rendu que le 11 mars 1872, et, chose à remarquer, il était signé par un enfant de Sainte-Foy, un fils de cultivateur, que son travail et ses talents avaient élevé à la plus haute dignité de notre province, Sir Narcisse Belleau, premier lieutenant-gouverneur de Québec. Dix jours plus tard, Mgr Taschereau, depuis un an archevêque de Québec, commandait l'élection des marguilliers, chargés, sous la direction du curé, d’administrer le temporel de la fabrique. Les premiers : furent élus le 31 mars 1872, et inaugurèrent les relations cordiales qui ne se sont jamais démenties entre les curés et les fabriciens de cette paroisse.

Page 1