UN MOT DE PRÉFACE
Voici, ami lecteur, un petit livre dont on n'ose pas dire, selon la formule usitée pour beaucoup de ses pareils, que “le besoin s'en faisait sentir”. Alors pourquoi le publier? Vous me le demandez, je vous le demande,— nous nous le demandons... Il me faut donc faire, — non une apologie pro vitâ meâ, laquelle ne court aucun danger,— mais un plaidoyer en faveur du nouveau venu, afin de lui obtenir place au soleil. |
Et d’abord, attente-t-il à la paix publique? — Il ne paraît pas.
Puis, vous savez l’adage — de source évangélique — : Colligite fragmenta ne pereant — ‘ Ramassez les miettes
de crainte qu’elles ne soient perdues". Celles-ci, avec beaucoup d’autres, étaient enfouies, quelques-unes depuis longtemps, sous la poussière de mes cartons. La pensée m'est venue de les exhumer. Mais périssent les miettes si elles ne valent pas la peine d'être ramassées ! Voilà justement le point capital. Ce petit volume contient des notes historiques, généralement bien accueillies, même quand elles sont d'intérêt local. En outre — pour ne rien dire de vérités de première importance qu'il s'efforce, ci et là, de présenter en termes accessibles à tous les esprits : la divinité de l'Eglise, la suprématie des Pontifes romains,