SOCIÉTÉ 8.-JBAN-BAPTISTE À STE-FOY
cédé les turpitudes d’un Louis XV. Un demi-siècle plus tard, pendant la révolution française, des torrents de sang Passeront sur ces hontes sans en effacer la souillure. Mais alors, et vraiment je ne puis m'empêcher de croire que c’était une attention maternelle de la divine Provi. dence, — alors le Canada était abrité sous les plis d'un autre drapeau longtemps ennemi, longtemps combattu, puis devenu l'égide protectrice de notre race. Une faible partie des millions gaspillés par les courtisanes auraient suffi à garder sur nos rivages le drapeau à fleurs de lys, toujours le plus aimé. Mais si la mollesse d’un indigne descendant de saint Louis nous a livrés à une domination étrangère, nous du moins, nous pouvons dire hautement que nous ne sommes pas coupables.
Non, mes Frères ! Du peuple canadien-français comme de son patron, l’on peut répéter : Castites parit, la chasieté l’a fait. Où voit-on dans l'histoire soixante mille hommes devenir après cent cinquante ans, par le seul essor du sang, un peuple de trois millions d’âmes ? c'està-dire se multiplier cinquante fois en un siècle et demi ? Seule, mes Frères, la chasteté peut enfanter ces prodiges. Honneur à ces familles canadiennes, nombreuses et fortes, puissance de notre race et espoir de l'avenir. Elles sont les vivants témoins de la moralité de notre peuple, de son respect des lois de Dieu. Laissons d’autres races se suicider, au dire des économistes, par le divorce, par le mépris de la chasteté conjugale. Pour nous, gardons fidèle-