‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 49 sur 93 · I. Cor. XII], 1, ss · texte numérisé non relu

I. Cor. XII], 1, ss

ne discute pas, qui n’hésite pas, telle que celle dont parle le centurion de l'Évangile: Dico huic: Vade et vadit ; et aliï: Vent et venit; et servo meo: Fac ho: et facit. Je disà l’un: Viens,etil vient; àunautre: Va,et il va ; et à mon serviteur : Fais cela et il le fait!.

C'est une condition essentielle de formation religieuse. Tous les directeurs d’âmes y ont insisté ; l’Esprit-Saint en fait l’éloge en disant que l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, et Dieu s’est plu à le confirmer, par des miracles. Saint Maur marche sur les eaux, à l’ordre de

son supérieur, pour sauver un jeune religieux qui va

périr.

C'est encore une source de paix et de bonheur. Vous avez entendu vanter les délices du cloître, répéter que nulle part il n’y a autaat de joie que dans les couvents. Mais cette joie est le partage des âmes soumises, fidèles à leur vœu d'obéissance. Quant à celles qui veulent avoir leur choix entre les occupations, les personnes et les lieux, elles s’exposent à d’amères déceptions, à de cruelles épreuves que rien ne vient adoucir et qui restent sans profit, parce que, ne venant pas de Dieu, elles ne sauraient lui plaire. Elles sont produites par l’amour-propre. Or, dit l'Évangile, un mauvais arbre ne saurait porter de bons fruits.

Il est temps de conclure.

Page 1