Et. Cath., II, passim., et
une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie et que je connattrais tousles mystères.et toute la science, et quand j'aurais toute la foi, jusqu’à transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis riea!.
Cette divine charité, ajoute-t-il ensuite, qui est patiente, pleine de douceur, qui n’est pas.jalouse, qui ne s’enfle pas, qui n’a point d'ambition, ne se cherche pas ellemème, qui ne peuse pas le mal, nese réjouit pas de l’iniquité, mais de la vérité.
Quel magnifique tableau et quelle éloquence ! C'est en un langage saisissant l'ensemble des vertus d’où naissent les bonnes œuvres selon l’état de chacun.
Le champ est bien vaste et de grande beauté, et, s’il était permis d'être long, je cèderais aisément au plaisir d'y glaner. Mais je n’y cueille qu’un épi parce qu’il me semble avoir pour vous, mes chères petites Sœurs, plus de prix que les autres. Je veux dire la docilité.
Et pourquoi pas l’obéissance ? Parce que la docilité, r’est aussi l’obéissance — avec quelque chose de plus :
une sorte d'abandon affectueux, de confiance filiale, de
facilité qui se laisse incliner, façonner, former au gré du maître ou du supérieur. Or, combien cette vert : ‘estelle pas nécessaire au noviciai, qui est précisément un temps de formation, où l’on prend la direction qu'on suivra plus tard, où l’on devient le religieux, la religieuse iu’on sera toute sa vie. Il faut l'obéissance aussi, qui