‹ Grands anniversaires [microforme]Chapitre 7 sur 93 · D PS ES · texte numérisé non relu

D PS ES

AR ae Éd ner | Ha at

Le second tableau représente l'arrivée des premiers colons français ; ils sont groupés, genoux en terre, au pied d’une croix, tandis que leur chef offre à Dieu les prémices de leur dévouement pour l'extension de l’Évangile sur le nouveau continent.

La comparaison de ces deux tableaux est à notre honneur. Notre peuple s’est souvenu de la mission que les premiers pionniers, sur l'inspiration des lettres patentes et des ordonnances des rois, avaient assumée: celle de promouvoir avant tout le progrès de la religion catholique enla Nouvelle-France. C’est lui qui a allumé le flambeau de la foi svr le rocher de Québec, le long des rives du Saint-Laurent, dans les provinces maritimes, dans le Nouvelle-Angleterre, dans les plaines de l'Ouest et jusque par delà les Montagnes Rocheuses.

L'histoire religieuse de notre pays n’est pas assez connue ; plus en lumière, elle étonnerait le monde.

Et cependant, si l’histoire générale de l’Église du Canada est si attachante et si belle, que dire de l’histoire particulière des paroisses canadiennes, que dire de la narration des développements de chacune, des mœurs si

pur et si belles dont elles nous gardent le tableau fidèle ?

L'histoire paroissiale renferme, avec d’innombrables leçons, le secret de notre vitalité ethnique, de notre conservation et de notre force. C'est que la paroisse canadienne-française, sous l'influence du prêtre, conservateur fidèle de nos traditions aussi bien que de notre foi, a tou-

44 LE 1Ie CENTENAIRE

jours été l’organisation la plus apte à maintenir l'esprit national dont les races vivent, et la paroisse de Ste-Foy, sur ce point, est une paroisse modèle.

C'est aussi une paroisse remplie de gloire, de la gloire du premier découvreur qui vint y passer l'hiver de 1541 et y fit célébrer la sainte messe, de la gloire des premiers missionnaires qui vinrent y travailler à la conquête des âmes, de Ja gloire de la première église qui fut construite pour abriter Celui qui “ vint habiter parmi nous ” dès l’aurore de la colonie.

De l’histoire de cette paroisse, de l’histoire de toutes nos autres. paroisses canadiennes, que faut-il augurer touchant l’avenir du peuple canadien-français ? Fautil croire qu’il deviendra nécessaire à la gloire de Dieu et à l'expansion du catholicisme qu’il disparaisse -et descende au tombeau de l'oubli? Ou faut-il croire plutôt à l’exemple de survivance de l’Acadie qui vit toujours ? Il semble bien que, nous ayons droit d'espérer. Les races catholiques ne disparaissent pas: les peuples catholiques sont immortels.

Daigne Notre-Dame de Foy nous éclairer, faire resplendir notre foi, dissiper les nuages du sophisme, affermir l'esprit de concorde et d’union et présider aux destinées jusqu'ici providentielles de notre race !

Puisse aussi le sanctuaire restauré de Notre-Dame de Foy devenir un lieu de pèlerinage semblable à celui qui, æn Belgique, depuis longtemps déjà porte ce nom glorieux !

a ali

sbdhe ras 2 time 26 sed sd md

Has

à AP SDS

Pl ll ins +

Son Éminence le Cardinal Bégin, à l'issue de la grand’. messe, voulut bien adresser quelques paroles aux paroissiens de Ste-Foy.

Le révérend père Hudon a fait l'éloge de notre histoire religieuse. C'est juste ; ce qui est regrettable, c'est que nous ne la connaissions pas mieux ; iln’y en a pas de plus belle dans le monde : nous origines religieuses sont uniques dans leur beauté ; nos premiers missionnaires jésuites, récollets ou prêtres du Séminaire, étaient tous de véritables héros ; les religieuses Hospitalières, les Ursulines, les Sœurs de la Congrégation, les premières femmes françaises qui vinrent au pays étaient tous des héroïnes dont l’histoire est incomparable. Songeons seulement à leur mode de voyager, à leur alimentation rudimentaire, aux périls incessants du voisinage des Indiens ! Que de dévouement à le gloire du bon Dieu! Rendons grâce au ciel d’avoir ainsi béni nos origines et sachons gré à nos aticétres de nous avoir faits ce que ncus sommes ; un peuple moral, un peuple croyant, un peuple pieux, un peuple dont les dévotions traditionnelles font la gloire et assurent l’avetit.

La démonstratioh du soir a eu dés propoitiütis vraiment grandioses. Plusieurs milliers de personnes venues de la ville et des paroisses voisines y ont prispart. L'église, le presbytère, le village entier était illuminé d’ampoules électriques et de lanternes chinoises. La statue miraculeuse, portée sur un brancard, était suivie d’une si

46 LE IIe CENTENAIRE

grande foule que la procession en rangs compacts avait atteint le couvent éloigné d’environ quatre arpents et que beaucoup de personnes n’avaient pas encore quitté l’église. Des milliers de voix soutenues par la fanfare chantaient l'Ave Maris Stella et le Magnificat. C'était un véritable triomphe pour Marie. Le peuple enthousiasmé y mettait tout son cœur.

Au retour un salut solennel couronna l'inoubliable jour. née.

On ne peut que féliciter les musiciens de la fanfare, les chantres du chœur de l'orgue et les enfants de chœur de la manière dont tous se sont acquittés de leur tâche. Surtout des félicitations toutes spéciales au pasteur de la paroisse pour le bon goût, la sobriété et la distinction qu’il a déployées dans le choix qu'il a fait des motifs de déco-

ration de son église restaurée. L'église de Ste-Foy compte maintenant parmi les plus belles du diocèse.

doit le np Mme 25

si are

Page 1