‹ Grands écrivains français de la renaissanceChapitre 7 sur 95 · I. Elégies, XIV · texte numérisé non relu

I. Elégies, XIV

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El il (ail circMilor, par surcroîl, le rondeau ^ de rincoiishmce dVsabcaii ». dans lequel il se refuse à e(»uviir ])lus l«)ii<?leinps le (( ^rraud viee » et la (I tache >i de sdu aueienne maîtresse. Ou sait que celle-ci, àmc singulièrement vindicative et peu noble, scion ti^ule apparence, rendit le coup en dénonçant un peu plus lard son ami comme ayant mangé du lard en carême (fin de février i.'iaG).

Le pauvre Marot est pris, conduit dans les prisons du Chatelel, puis, adoucissement notable, dans celle de l'évéque de Chartres, à dater du i.'> uiars. C'esl là qu'il eomposc, pour le grand profil des lettres françaises, son admirable poème de U Enfer '. d'une éloquence si saisissante, et qu'inspire déjà le véritable esprit de la Renaissance française : je veux dire un idéal ferme et généreux de justice et de fraternité humaines -. Le premier mai suiNanI, il est délivré et chante avec effusif)n sa liberté reconquise •' :

En liberté maiiilcnaiit me pourniainc.

Mais en prison iiourlanl je fiiz cloué; ^ oilà comment Fortune me dcmaine :

C'est bien et mal. Dieu soit du tout loué...

Car aussitôt que fuz désavoué De celle-là qui me fut tant humaine.

Rien test après à Sainct Pris fut voué ; Voilà comment l'oifunc me demaine.

1. Ysaijoaii y osl appclc'C Ijum c^mmo << foinmo inconstante » (éd. (le iJVi).

2. Dans le linU. de la Sor. de l'Iàsl. du prolrat. j'r., lyio, p. .'js el suiv., M. Fromafrc a propose'; l'identification d'Vsatjeaii avec lsal)elle ou Elisaljotli J.c I.iciir, seconde femme de Jean Ilii/é, receveur des Finances en l'io.'), belle-sa-ur de I.ouis Iluzé, lieutenant civil au Parlement. Je ne crois pas à relie identification. Comme elle n'intéresse pas directement li- sujet que nous l'iudions ici, nous nous abstenons de la discuter pour le moment.

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