Comparez tome V, p. 479.et note
avi] CINQUIÈME" PARTIE. | is
Ayant sans cesse et le père et la mère, Et la grand'sœur, avec le petit frère ;.
De ses deniers mariant la grand'sœur, :
Et du petit payant le précepteur*.
Je n’ai pas dit la principale cause 185 De sa ruine, infaillible accident” ;
Et j'oubliois qu'il eut un iésautr.
Un intendant! qu'est-ce que cette chose ?
Je définis cet être un animal*
Qui, comme on dit, sait pêcher en eau trouble ; Et plus le bien de son maître va mal,
Plus le sien croît, plus son profit redouble,
Tant qu’aisément lui-même achèteroit
1. Dans le conte de Machiavel, non content d'aider son beaupère à marier les trois filles qui lui restent, il envoie l'un des fils vendre des draps au levant, l’autre des soieries au couchant, ouvre des magasins à Florence en faveur du troisième; l’un de ses Dotraxfrères se ruine au jeu ; un autre se noie, au retour, avec toute sa cargaison. On peut dire que ces accidents fâchoux ne sont pas précisément imputables à à Mme Honesta, mais à la manie de trafiquer de Roderic ; il eût mieux valu que tous ses malheurs découlassent directement du défaut d'économie,'du luxe, des profusions de sa femme. La même observation est en partie applicable à la Fontaine, qui le représente comme trop accommodant, trop
t, et presque aussi facile à duper que le diable de Papeñiguière (tome V, p. 360, et p. 378, note 1). Il nous avait pourtant annoncé un diable « clairvoyant », « plein d'art et de prudence » (vers 46 et 54). Mais la pénétration, la sagacité, la . chairvoyance, ne sont pas toujours accompagnées de l'esprit de conduite, .
a. C'est-à-dire de sa ruine dès lors assurée.