‹ Grands EcrivainsChapitre 143 sur 339 · Ci-dessus, vers 105 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, vers 105 et

9. Voyez ci-dessus, p.58 : ici, s’encourt, en un seul mot, dans nos anciennes éditions; plus haut, à l’endroit cité, en deux mots. i

136 CONTES. [e. vin

On peut juger quel soupçon, quel scrupule *, Quelle surprise, eurent les pauvres gens;

Ni l'un ni l’autre ils n’avoient eu le temps

De composer leur mine et leur a sa 575 L’époux vit bien qu'il falloit être sage”;

Mais sa moitié pensa tout découvrir?.

J'en suis surpris : femmes savent mentir ;

La moins habile en connoît la science,

Aucuns * ont dit qu’Alix fit conscience ° 180

1. Tome V, p. 575 et note 10. — Dans /'Heptaméron : « Ha! vertu Dieu | me serois ie bien faict cocu moy mesme sans que ma femme en sceust rien ? »

a. Ne pas s'emporter, se tenir TR

3. Pensa trahir, par son émotion, par son attitude contrainte, une situation embarrassante pour tous les trois, — Dans la rx° des Cent Nouvelles nouvelles, « la dame ne sceut iamais qu’elle eust eu affaire au cheualier estrange ». Dans les deux contes de Poge, la femme ne sait rien non plus, — Dans l'Heptaméron, c’est l'ami qui colporte la nouvelle : « Il pria son compagnon de ne reueler sa honte. Mais comme toutes choses dictes à l'oreille sont preschées sur le toit, quelque temps aprez la verité fut cogneue, et l’appeloit on cocu sans la honte de sa femme. »

4. Sed vobis facile est verba et componere fraudes : Hoc urum didicit femina semper opus,

(Prorsrces, livre Il, élégie 1x, vers 31-32.) — Variante du manuscrit :

J'en suis surpris : la plus sotte à mentir Est très habile et sait cette science.

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