PRÉFACES
De la première partie. .... HAE le ET Er bre s EVs De la deuxième partie. ........….....,...:........ Le Paantier (le) 20e M dey Re haies ou À Aa Y; Quiproquo (les)......... ER RER à ras ete NA, R Remède (le), conte... ......4.,,4......nure-sre VI, Rémois (les). eat io em reve res RAT LA Richard Minutolo, nouvelle tirée de Boccace..,......, EV: Roi Candaule et le Maître en droit (le)................ v,
Servante justifiée (la), nouvelle tirée des Contes de la reine de NATAERE. Le de ee dar noue 010 0 ne SUR IV
Tablet EE Re SET ae. 02 mess ps Eroqueurs elec ete e desde AU PER V
Vénus Callipyge (la). Voyez Conte tiré d’Athénée, Villageois qui cherche son veau (le), conte tiré des Cent
Nouvelles nouvelles ..,...... near NES ARE A IV,
1e | 20 Lier 10) asp 2h. PPT ON LA 64 PA TS mA à, : à ARE AS Re k,à $ + . 4 Sel
Re. 1 | aies aa Pa
re : LA Un ù 1 a . / PR LE er % ALT :
L on rm rt tt
SUJET dut DES MÉTAMORPHOSES D'OVIDE.
Cette fable grecque, grecque par les noms des personnages, est empruntée, comme le dit le titre, au livie VIII des Métamorphoses
d’Ovide, vers 620-724, où le poète latin ést moins alambiqué, moins subtil, plus ami du naturel et du bon goût que d'habitude, La gravité du sujet semble se refléter çà et là dans son style, et l'on y goûte parfois la saveur de ces mœurs RO ‘et d’une naïveté charmante, de ces mœurs délicieuses,
Sauf au prologue et à l'épilogue, où il ne s'est guère inspiré que de lui-même, la Fontaine a serré d'assez près son modèle : on pourra s'en assurer par les notes qui suivent. :
Nous ne connaissons point d’autres écrivains qui aïent raconté cette touchante légende sinon très brièvement, en quelques lignes, Goethe s'en est servi, en la dénaturant, au début de l’acte V de la seconde partie de Faust, s
Voyez, à propos des souhaîts des deux époux que Jupiter exauce (vers 124 et suivants), à propos des désirs dont les dieux ou les saints \ont promis l'accomplissement, les renvois indiqués à la fin de la notice de la fable vx du livre VII (tome IT, p. 122). Parmi leséontes qu'ont analysés les frères Grimm, cités da la notice de cette fable, celui qui se rapproche le plus de notre poème est le
récit que Kirchhof dit avoir entendu de la bouche de jeunes filan-
dières(p: 147-148 de l'analyse des frères Grimm), et dont voici le résuümé: Saint Pierre et saint Paul, en accordant la réalisation de trois yæux à un pauvre homme et à une pauvre femme, chargés de famille, qui éepéndant les ont hébergés, et de trois souhaits également à un autre couple, mais de méchantes gens, qui d’abord n’ont pas voulu les aceueillir, trouvent le meilleur, le plus sûr moyen de récompenser les deux premiers et de punir les deux seconds. J, vx La Fontaine. vi 10
Le savant Huet, cité} r | Gail 1, prétend, dans sa Demonstratio evangelica (Paris, 1690, in-fol., p. 123), comme bien d'autres critiques du reste, que la visite de Jupiter et de Mercure à Philémon et à Baucis est une imitation, une copie même, de celle que les deux anges font à Loth et à sa femme dans la Genèse (cha= pitre xrx) : Aditus ille Jovis et Mercurit ad Philemonem et Baucida, a quibus comiter habiti humanitatis mercedem utrique rependerunt, angelorum duorum accessum ad Loth et uxorem)Videtur 'significare. Nam, his et illis e patria eductis et in tuto collocatis, illic diüi, hic angeli, popularium vicinarumque ygentium, ulti sunt impietatem, et totam regionem stagnum effecerunt. Est-il bien nécessaire de réfuter cette bizarre assertion? Si Philémon et Baucis lavent les pieds à leurs hôtes, c’est parce: que cette pratique, utile non moins qu'hospitalière, était familière aux Grecs aussi bien qu'aux Hébreux, et non:parce que Loth a rendu le même service aux deux anges; et l'on en peut dire autant de toutes les circonstances des deux récits, circonstances qui n’ont rien d’exceptionnel, rien de particulier aux Hébreux plutôt qu'aux Grecs, aux Grecs: plutôt qu'aux Hébreux, et qui, dans une pareille matière, devaient se présenter tout naturellement à l'esprit, F
On pourrait avec plus de raison rapprocher de notre histoire la fable de Simonide préservé par les dieux (livre I, fable x1v, tome I, P. 98-102). |. . , rap tee
Cette charmante idylle de Philémon et Baucis a été publiée, en 1685, sous le titre que nous reproduisons, dans. les, Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de la Fontaine (tomevl, P. 78-98); c'est la fable xxv.du recueil de Fables choisies de 1694,
. Ajoutons qu'elle a été traduite, au xvru' siècle, par le poète vénitien Lorenzo d’Aponte., :. 1 d :
Le chanoine Maucroix paraît s’en être souvenu dans son poème de deux cents vers intitulé : les Solitaires (tome I des OEuvres diverses, p. 205-212), M SE te EE
Philémon et Baucis est le titre d’un opéra en un'acte, paroles de Malézieu, musique de Mathau, représenté à Sceaux, chez le ducet la duchesse du Maine, le {août 1703. |
1, Observations sur les quatre dernières fables de la Fontaine restées jusqu'ici sans commentaire, par MM. Selis, Delille et la Harpe, recueillies par J.-B, Gail, Paris, 1821,,in-8°.
PE DA dE LR PHILÉMON ET BAUCIS, 147
C'est aussi le sujet de à im° entrée É Pre Ballet d la cé opéra, en cinq éntrées et un prologue, donné à l'Opéra le 29 mai
1738, paroles de Roy, musique de Rebel et Francœur (Paris, Bal- . lard, 1738, in-4°) : Roÿ a transformé les deux vieux époux en deux jeunes amants dont.la fidélité est couronnée par les dieux. Le 23 décembre 748, l'acte de Philémoniet Baucis fut joué à Versailles devant le Roi sur le Théâtre des petits appartements : Philémon : le vicomte de Rohan. — Baucis : la marquise de Pompadour, — Jupiter : le duc d’Ayen. — Mercure : le chevalier de Clermont.
Citons enfin Philémon et Baucis, ballet héroïque, représenté sur le théâtre de l'Opéra le 26 septembre 1775, paroles de M. de Chabanon de Maugris, musique de Gossec, analysé dans le Dictionnaire dramatique, tome II, p. 435 ; et le célèbre opéra-comique en deux actes, portant le même titre, paroles de Jules Barbier et Michel Carré, musique de Ch. Gounod, joué au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860.
Parmi les artistes qui se sont inspirés de cette fable nous mentionnerons Rubens (au musée d'Anvers), Jordaens et Gyselder (au Belvédère), Bronzino (au musée de Munich), etc., etc.