‹ Grands EcrivainsChapitre 16 sur 339 · Reposer son corps lassé Dessus les fleurs d’ung riuage · texte numérisé non relu

Reposer son corps lassé Dessus les fleurs d’ung riuage

(Rowsanp, tome I, p. 207.)

6. .…. D’arbrisseaux toujours verts les bords en sont ornés. (Psyché, livre 1, tome LIL M.-L., p. 86.)

c. n] CINQUIÈME PARTIE. 17

Sa parure est sans art; elle a l'air de bergère,

Une beauté naïve, une taille légère. du 40 Cimon en est surpris, et croit que sur ces bords

Vénus vient étaler ses plus rares trésors ?.

Un antre étoit auprès* : l’innocente pucelle Sans soupçon y descend, aussi simple que belle. Le chaud, la solitude, et quelque dieu malin‘, 45 L'invitèrent d’abord à prendre un demi-bain.

Notre banni se cache : il contemple, il admire; Il ne sait quels charmes élire; Il dévore des yeux et du cœur cent beautés ‘. Comme on étoit rempli de ces divinités” 50

1. Dans /e Diable de Papefiguière, vers 147 : (en âge de bergère».

2. J'entends nonnaïns ayant tous les trésors De ces trois sœurs, etc.

(Les Lunettes, vers 94.)

3. Or au fond de ce bois un certain antre étoit. (La Fiancée, vers 200.)

4. L'Amour, l'enfant malin, — Comparez la fable 1 du livre VII, vers 51-52:

La faim, l’occasion, l'herbe tendre, et, je pense, Quelque diable aussi me poussant...

5. « Mes yeux dévorent des charmes dont ma bouche n'ose approcher. » (J.-J. Rousseau, /a Nouvelle Héloïse, 1, vx.) Dans /a Jument, vers 44: « ronger des yeux ». — Rapprochez le Cas de consciencé, vers 46-51, et Clymène, vers 6or. É

6. .….L'émotion croissoit, tant tout lui sembloit beau, (Le roi Candaule, vers 5x.)

7. Comme on avait l'esprit rempli de ces divinités, l'imagination sans cesse hantée par elles, comme on croyait les voir en tous lieux. Ce vers rappelle le début si connu du Rolla de Musset, qui en est comme le développement :

Regrettez-vous le temps où le ciel sur la terre Marchait et respirait dans un peuple de dieux. etc, J. D za FonTAINE, vi a

18 CONTES. fox

Que la Fable a dans son empire, Il songe à profiter de l'erreur de ces temps, Prend l'air d'un dieu des eaux, mouille ses vêtements, Se couronne de jones! et d'herbe dégouttante?, Puis invoque Mercure et le dieu des amants : 55 Contre tant de trompeurs qu’eût fait une innocente ? La belle enfin découvre un pied dont la blancheur Auroit fait honte à Galatée*, Puis le plonge en l'onde argentée, Et regarde ses lis*, non sans quelque pudeur. 60 Pendant qu’à cet objet sa vue 5 est arrêtée, Cimon approche d’ellef : elle court se cacher

1. ... Mais Arne (le fleuve Arno) qui l’entreuit Poussant l’eau de ses espaules, Hors des flots la teste mit Ceincte de ioncs et de saules, etc, (RonsaD, tome I, p. 208.)

2. Comparez Racine : «les ronces dégouttantes » (Phèdre, acte V. scène vi, vers 1557).

3. Tome V, p. 183 et note 1. — La « blanche Galatée, plus blanche que le lait», comme l’appelle Théocrite (idylle xx, vers 19- 20) ; « plus blanche que les cygnes », dit Virgile dans sa vur° églogue, vers 38. Voyez aussi Ovide, Métamorphoses, livre xmx, vers 789:

Candidior nivei folio, Galatea, ligustri.

—Rapprochez la Courtisane amoureuse, vers 233-234 : «un sein pour qui l’ivoire auroit eu de l'envie ». :

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