De peur que
Qu'ayant mille vertus vous n'avez nul défaut*. Toutes les célébrer seroït œuvre infinie”; Fe L'entreprise demande un plus vaste génie : | Car quel mérite enfin ne vous fait estimer,
Sans parler de celui qui force à vous aimer?
Vous ] joignez à ces dons l'amour des beaux ouvrages ; Vous yjoignez un goût plus sûr que nos suffrages”: è Don du Ciel, qui peut seul tenir lieu des présents
Que nous font à regret le travail et les ans.
Peu de gens élevés, peu d’autres encor même’,
Font voir par ces faveurs que Jupiter les aime.
Si quelque enfant des dieux” les possède, c’est vous; 185 Je l'ose dans ces vers soutenir devant tous‘,
x. Nous n’avons pas besoin de faire remarquer combien cet éloge est exagéré. Nous ne nous étonnons pas non plus de cette exägération, étant données les mœurs de ce temps, et de tous les temps. Vendôme n'a pu sans doute s'empêcher de sourire en se voyant représenté comme un héros sans défaut : à moins qué ces mots: «Je voudrois pouvoir dire », au lieu de tomber sur le second hémüstiche : « en un style assez haut », ne tombent sur le vers suivant. L'ironie serait bien déguisée en ce cas.
a. Ci-dessus, p. 67 et note 5.
3. Saint-Simon dit aussi (tome IV, p. 384), dans le portrait qu'il trace de Vendôme : « .... beaucoup d'esprit naturel qu'il n’avoit jamais cultivé, »