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Il le conte aux forêts, et n’est point entendu,
6. On lui dit que la chasse est un puissant remède. : (Adonis, vers 236.)
rg2 POÈMES.
« Doux vents, s'écrioit-il, prêtez-moi des soupirs!! 330 « Venez, légers démons par qui nos champs fleurissent; « Aure”, fais-les venir, je sais qu'ils t'obéissent :
« Ton emploi dans ces lieux est de tout ranimer”, » On l'entendit : on crut qu'il venoit de nommer Quelque objet de ses vœux, autre que son épouse*, 225
1. Prêtez-moi des soupirs, à Vents, qui sur vos ailes, ete, .(Ædonis, vers 543.)
a. Aura, divinité de l'air, compagne de Zéphyre, |
3. C'est Procris, dans les Métamorphoses d'Ovide, qui, à la fois honteuse et ixritée des injustes soupçons de son époux, s’en va errer et chasser sur les montagnes. Céphale implore son pardon et l'obtient; non contente de lui pardonner, Procris lui fait présent du javelot, que chez la Fontaine il tient des mains de l’Aurore, Dans l'Art d'aimer, elle lui donne en outre un chien plus rapide que le vente : le chien et le monstre qu’il poursuit sont changés en marbre. Céphale n'en continue pas moins à chasser dès l'aube du jour, avec son javelot, recherchant, quand il est las, la fraîcheur et l'ombre, et invoquant avec ardeur, avec passion, Aura, qui personnifie ici la douce haleine des zéphyrs, et qu'on peut comparer à quelque sylphe, comme Ariel, déité légère et insuisissable :
... Cum satiata ferinæ Dextera cædis erat, repetebam frigus et umbras, Et, quæ de gelidis kfbor vallibus, auram, Aura petebatur medio mihi lenis in wstu; Auram exspectabam : requies erat illa labori. & Aura, recordor enim, venias, cantare solebam : Meque juves, intresque sinus, gratissima, nostros ? Utque facis, relevare velis, quibus urimur, æstus. » (Zbidem, vers 808-815.)
Quoque meos releves wstus, cantare solebat, Accipienda sinu; mobilis Aura, veni.
(Ibidem, l'Art d'aimer, livre III, vers 697-698.)