‹ Grands EcrivainsChapitre 182 sur 339 · Forsitan addideram (sic me mea fata trahebant · texte numérisé non relu

Forsitan addideram (sic me mea fata trahebant

4 « Ce noble Vulcan auoit d'aerain monesian fait ung et chien, à force de souffler l’auoit rendu viüant et animé, Il le vous donna; vous le donnastes à Europe vostre mignonne; elle le donna à Minos; Minos à Procris; Procris enfin le donna à Cephale. » (Ranwzaïs, tome II, p. 259.)

Elle en estavertie; et la voilà jalouse.

Maint voisin charitable entretient‘ ses ennuis *?.

« Je ne le puis plus voir, dit-elle, que les nuits!

« Il aime donc cette Aure, et me quitte pour elle ? [pelle: — Nous vous plaignons : il l'aime, et sans cesse il l'ap- « Les échos de ces lieux n’ont plus d'autres emplois

« Que celui d'enseigner le nom d’Aure à nos bois;

« Dans tous les environs le nom d’Aure résonne.

« Profitez d’un avis qu'en passant on vous donne :

« L'intérêt qu'on y prend est de vous obliger®. » 235 Elle en profite, hélas! et ne fait qu'y songer.

Les amants sont toujours de légère croyance * :

Blanditias plures :.et « Tu mihi magna voluptas, Dicere sum solitus, tu me reficisque fovesque; Tu facis ut silvas, ut amem loca sola, meoque : Spiritus iste tuus semper capiatur ab ore. » Vocibus ambiguis deceptam præbuit aurem Nesciorquis; nomenque Auræ tam sæpe vocatum Esse putans nÿymphæ, rympham mihi credit amari. (Ibidem, Métamorphoses, livre VII, vers 816-823.)

Moutes les paroles de l'invocation de Céphale à Aura sont doucereusement équivoques,voluptueusement ambiguës, et conviendraient aussi bien à une déclaration d'amour; mais il nous paraît inutile de supposer, comme on l’a fait, que, pour rendre l’erreur de Procris encore plus naturelle, Aura doive se prononcer A4bra (’Afpa), concubine, esclave favorite. :

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