‹ Grands EcrivainsChapitre 188 sur 339 · Dans les Deux Pigeons, vers · texte numérisé non relu

Dans les Deux Pigeons, vers

Amants, heureux amants, voulez-vous voyager?

Que ce soit aux rives prochaines, etc.

7. S'ils eussent vécu à l’âge d’or, ils se fussent unis tout de suite, et sans mystère, sans facons.

8. Idée familière à la Fontaine : rapprochez le conte du Remède, vers 35 et suivants; etc.

9. Leur pénible attente. + 10. Ils étaient poussés par un vent favorable.

Les attaque’, les bat. En vain, par sa vaillance, Télamon jusqu'au bout porte la résistance :

Après un long combat son parti fut défait,

Lui pris ; et ses efforts n'eurent pour tout effet | Qu'unesclavage indigne. O dieux! qui l’eût pu croire ? Le Sort, sans respecter ni son sang ni sa gloire,

Ni son bonheur prochain, ni les vœux de Chloris,

Le fit être forçat aussitôt qu'il fut pris.

Le Destin ne fut pas à Chloris si contraire.

Un célèbre marchand l’achète du corsaire : 330 Il l'emmène; et bientôt la belle, malgré soi, Au milieu de ses fers range tout sous sa loi. L'épouse du marchand la voit avec tendresse : Ils en font leur compagne, et leur fils sa maîtresse. Chacun veut cet hymen : Chloris à leurs desirs 355 Répondoit seulement par de profonds soupirs. 4 on, c'étoit ce fils, lui tient ce doux langage : « Vous soupirez toujours, toujours votre visage « Baïgné de pleurs nous marque un déplaisir secret*, « Qu'avez-vous ? vos beaux yeux verroient-ils à regret Ce que peuvent leurs traits et l'excès de ma flamme ? « Rien ne vous force ici; découvrez-nous votre âme : « Chloris, c'est moi qui suis l’esclave, et non pas vous. « Ces lieux, à votre gré, n'ont-ils rien d’assez doux? .« Parlez; nous sommes prêts à DORPRE de demeure :

1. Il y a une aventure semblable dans la Fiancée du roi de Garbe (vers 63 et suivants) :

‘ Après huit jours de traite, un vaisseau de corsaires, Ayant pris le dessus du vent, Les attaqua : le combat fut sanglant...

Hispal, par sa vaillance, etc.

a. Ci-dessus, vers 216.

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