Dans la lettre de juin 1671, à la duchesse de Bouillon
La mère des Amours et la reine des Grâces,
C'est Bouillon ; et Vénus lui cède ses emplois.
Tout ce peuple à l'envi s’empresse sur vos traces, Plus nombreux qu’il n'étoit, et tout fier de vos lois.
3. Dans le manuscrit de 1658, on lit, au lieu de ces quatorze vers, Ceux qui suivent : | :
Foucquet, l'unique but des faveurs d’Uranier, Digne objet de nos chants, vaste et noble génie, Qui seul peux embrasser tant de soins à la fois, Honneur du nom public, défenseur de nos lois; Toi dont l’âme s'élève au-dessus du vulgaire, Qui connoïs les beaux-arts, qui sais ce qui doit plaire, Et de qui le pouvoir, quoique peu limité, Par le rare mérite est encor surmonté; Vois de bon œil cet œuvre, et consens pour ma gloire que toi l’on le place au temple de Mémoire,
r toi je me promets un éternel renom:
Mes vers ne mourront point, assistés de ton nom”; Ne les dédaigne pas, et lis cette aventure, Dont, pour te divertir, j'ai tracé la peinture‘.
3. D'Idalie; ville, forêt, montagne, consacrées à Vénus (Virgile, Énéide, livre X, vers 52).
# Uranie, la muse qui préside aux astres favorables.
— Prince, l'unique objet du soin des Immortels. (Livre XII, fable 1, vers 1.) L Quelque jour on verra chez les races futures Sous l'appui d’un grand nom passer ces aventures. (Philémon et Baucis, vers 167-168.) 0 Comparez, pour tout ce morceau, les Pers de Corneille à Foucquet (tome VE des OEuvres, p. 121-124).
De ses arbres chenus* semble toucher les cieux?; 30 Sous ses ombrages verts loge la Solitude.
Là, le jeune Adonis*, exempt d'mquiétude',
Loin du bruit des cités’, s’exerçoit à chasser,
Ne croyant pas qu'Amour pt jamais l'y blesser*.
1. Ici, au sens, non de « «€ ar », mais de « vieux, antiques ». 4 2. Fable xxrr du livre I, vers 31-32 et note 0. 3. Sous leurs ombrages verts. (Manuscrit de 1658.) 4. Dans le conte du Petit Chien, vers 126 :
Le Silence y faisoït sa demeure ordinaire.
5. Adonis, né du commerce incestueux de Myrrha avec son père Cynires, Voyez Ovide, Métamorphoses, livre X, vers 298-514 ; Oppien, de Piscatione, livre TILL, vers 402-405. — Chez Hyginus, cité à la notice : .…, Quæ, ne suspendio se necaret, nutrix intervenit, et, patre nesciente, per nutricem cum eo concubuit ex quo concepit; ; idque ne palam fiéret, pudore stimulata, in sylvis se abdidit, cui Venus postea miserta est, et in speciem arboris eam commutavit, unde myrrha fluit, ex qua natus est Adonis, qui matris pœænas a Venere est iñsecutus.