Ne-croyant pas qu'Amour l'y pâût venir blesser
: (Manuscrit de 1658.)
— Hélas! qui l’auroït cru que cette inquiétude Nous chercheroït au fond d’une âpre solitude! (Saint Malc, vers 293-294.)
ss C’est le jeune Adonis, cette aimable merveille,
Dont l’illustre beauté n'eut jamais de pareille:
C’est le fils de Myrrha, malheureuse en amant,
Qui sous l’humide tronc d’une plante nouvelle
Verse d’ambre et d’encens une source éternelle.
(Crauve Nicoze, traduction du I** chant de d'Adonis du chevalier Marin.) Cet Adonis, ainsi qu’on nous l’atteste, Au rang des dieux n’était pas tout à fait; Mais chacun sait combien il en tenait.
Son origine était toute céleste :
Il était né des plaisirs d’un inceste. Son père était son aïeul Cynira, Qui l’avait eu de sa fille Myrrha....
(Vorrame, le Dimanche ou les Filles de Minée, vers 269-255.)
À peine son menton d'un mol duvet s’ombrage‘, 35 Qu'aux plus fiers animaux il montre? son courage.
Ce n’est pas le seul don qu'il ait reçu des cieux :
Il semble être formé pour le plaisir des yeux”.
Qu'on ne nous vante point le ravisseur d'Hélène,
Ni celui qui jadis aimoit une ombre vaine”, | 40 Ni tant d’autres héros fameux par leurs appas° :
Tous ont cédé le prix au fils de Cyniras.
3. À peine son menton S'étoit vêtu de son premier coton. ï + (Ze Remède, vers 15-16 et note 3.)
.…. Ung petit poil follet lui couuroit le menton,
Gresle, prime, frizé, plus blond que le coton
Qui croist dessus les coings, ou la soye subtile
Qui couure au renouueau la peau de la chenille, (Rowsann, élégie v.)
Les roses de son teint ne s'ouvroient point encor,
Il n'avoit pas atteint le printemps de son âge;
Et, si quelque coton marquoit sur son visage,
Plutôt qu'un poil naïssant c’étoit un astre d'or, (Craune Nicozs, ibidem.)
2. Il fait voir, (Manuscrit de 1658.) 3. Chez Ovide, Métamorphoses, livre X, vers 515 et suivants :
à .……. Qualia namque Corpora nudorum tabula-pinguntur Amorum, Talis erat, etc.