Voyez ci-dessus, p. 208 et note
3. Rai, rayon, qui est encore employé, selon Vaugelas (Remarques, p. 192), lorsqu'il s’agit, comme ici, de la lune, « ne se dit plus des rayons du soleil ni en prose ni en vers ». L'Académie le donne dans toutes ses éditions, mais en notant, depuis la troisième, qu’il est inusité en prose et n’est même plus guère d'usage en poésie. Furetière a fait la même observation. ;
— …. Ainsi qu’on voit de nuit Briller les rais de la lune qui luit Dessus la neige, etc, (Rowsan», tome I, p. 61.) Nymphes, qui dessus la prée Ballez aux rais de la nuit D'une danse mesurée, etc.
(Remy Berreau, tome I, p. 238.)
« Au rai de la lune, » (Vorrure, tome II, p. 268.) 4. Dans le manuscrit de 1658 :
Et sur le tendre émail d'une verte prairie, — Rapprochez Ronsard, tome I, p. 417: « l'email d’ung pré »,
Racine, tome IV, p. 29 : « le tendre émail de la fougère », p. 33 : « le vif émail de la verdure », Mme de Sévigné, tome X, p. 146 :
CE
Combien de fois le jour a vu‘ les antres? creux Complices des larcins de ce couple amoureux’! Mais n'entreprenons pas d’ôter le voile sombre De ces plaisirs amis du silence et de l'ombre*,
Il est temps de passer au funeste moment
Où la triste Vénus doit quitter son amant.
Du bruit de ses amours Paphos est alarmée;
On dit qu'au fond d’un bois la déesse charmée”, Inutile aux mortels, et sans soin° de leurs vœux, Renonce au culte vain de ses temples fameux.
Pour dissiper ce bruit, la reine de Cythère
Veut quitter pour un temps ce séjour solitaire”. Que ce cruel dessein lui donne de douleurs“!
Un jour que son amant la voyoit toute en pleurs, « Déesse, lui ditl, qui causez mes alarmes”, Quel ennui“ si profond vous oblige à ces larmes?
@Cela (ces beaux habits) faisoit le plus bel effet du monde, comme Pémail d'un parterre », la Fontaine, Psyché, livre 1 (tome III %.-Z.,
p. 56) : « l'émail des parterres », etc.