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Vers

6, Ci-dessus, vers 404, ci-dessous, vers bo3 et 520,

C'est ainsi qu'un guerrier pressé de toutes parts'

Ne songe qu'à périr au milieu des hasards* :

De soldats entassés son bras jonche la terre;

Il semble qu’en lui seul se termine la guerre : 420 Certain de succomber, il fait pourtant effort,

Non pourme point mourir, mais pour venger sa mort, Tel et plus valeureux le monstre se présente? ;

Plus le nombre s'accroît, plus sa fureur s’augmente : L'un a les flancs ouverts, l’autre les reins rompus:; 425 Il mâche et foule aux pieds ceux qui sont abattus*.

La troupe des chasseurs en devient moins hardie; L'ardeur qu’ils témoignoient est bientôt refroidie.

Palmire toutefois s’avance malgré tous :

Ce n’est pas du sanglier que son cœur craint les coups ; Aréthuse lui fut jadis plus redoutable ;

Jadis sourde à ses vœux, mais alors favorable’,

Elle voit son amant poussé d'un beau desir,

Et le voit avec crainte autant qu'avec plaisir®.

« Quoi ! mes bras, lui dit-il, sont conduits par les vôtres’,

1. Genre de comparaison dont notre poète a tiré souvent un si bon parti. Livre XII, fable xxnr, vers 32-34 :

Je crois voir Annibal, etc.

2. Rapprochez le Poème du Quinquina, chant x, vers 236. 3, Ci-dessus, vers 359 et note 5,

— Télet plus fier encor l'animal se présente. (Manuscrit de 1658.)

4. Au contraire, il s’elance et les mit en desordre, Massacrant la moitié, puis, en les secouant, Du groin les enleuoit, et s’en alloit iouant, Et morts les estendoit sur le dos de la plaine. (Roxsarp, tome II, p. 35.) 5. Vers 300 et suivants.

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