‹ Grands EcrivainsChapitre 256 sur 339 · Mes chants · texte numérisé non relu

Mes chants

O vous de qui les voix jusqu'aux astres montèrent,

Bannis-en cesrvains traits, criminelles douceurs‘ Que j'allois mendier jadis chez les neuf Sœurs, Dans ce nouveau travail mon but est de te plaire?.

Je chante d'un héros la vertu solitaire, 10 Ces déserts, ces forêts, ces antres écartés, &: Des favoris du Ciel autrefois habités® :

Les lions-et les saints ont eu même demeure*.

Là, Male prioit, jeünoit, soupiroit à toute heure, Pleuroit, non ses péchés, mais ceux qu'en notre cœur À versés le serpent dont Christ est le vainqueur.

Male avoit dans ces lieux confiné sa jeunesse”,

Vivoit sous les conseils d’un saint plein de mages, Conservoit avec soin le trésor précieux

Que nous tenons d'une eau dont la source est aux véionih Les auteurs de ses jours descendus sous la tombe, Aux trésors temporels le jeune saint succombe, :

Croit qu'on en peut jouir sans être criminel,

Que souvent on tient d'eux l'héritage éternel,

Qu'on n’a qu’à faire entrer, par un pieux usage, 25

Lorsque par xos chansons tout l'univers charmé

Vous ouït célébrer ce couple bien aimé, :

Grands et nobles esprits, chantres. incomparables, atts (Adonis, vers x16-119,.)

Page 1