Voilà le train du monde et de ses sectateurs
(Livre XII, fable xvr, vers 19.)
Comparez le vers 42 de la fable 1x du livre XI : « Aristote et sa suite »,
J. DE La FonTaine, vi 21
Leurs malades debout‘ après force lenteurs 85 Donnoient cours? à cette doctrine :
La nature, ou la médecine,
Ou l'union des deux, sur le mal agissoit.
Qu'importe qui? l'on guérissoit.
On n’exterminoit pas la fièvre, on la lassoit?.. 90
Le bon tempérament, le séné, la saignée :
Celle-ci, disoient-ils, ôtant le sang impur,
Et non comme aujourd’hui des mortels dédaignée* ;
Celui-là, purgatif innocent et très sûr
(Ils l'ont toujours cru tel); et le plus nécessaire, 95 J'entends le bon tempérament,
Rendu meilleur encor par le bon aliment’,
Remettoient le malade en son train ordinaire.
On se rétablissoit, mais toujours lentement.