Sa guide », bien que se rapportant au masculin « batte
ment », parce que le poète pense au féminin « boussole » : voyez tome II, p. 195 et note 8.
4. De son zèle fervent l’inépuisable source Fomente la chaleur qui retarde sa mort.
(Poème de la Captivité de saint Malc, vers 516-527.)
5. Faire entrer tous les sujets dans nos vers. — Ci-dessus, p. 237. Chez Voiture (Poésies, p. 125) :
Nous autres faiseurs de chansons,
De Phébus sacrés nourrissons,
Peu prisés au siècle où nous sommes, Saurions bien mieux vendre nos sons,
J'expliqueroïs par raison mécanique
Le mouvement convulsif des frissons :
Mais le talent des doctes nourrissons‘ 190 Sur ce sujet veut une autre manière, ww:
11 semble alors que la machine entière
Soit le jouet d’un démon furieux?.
Muse, aïide-moi ; viens sur cette matière Philosopher* en langage des dieux’. 195
Des portions d'humeur grossière, Quelquefois compagnes du sang, Le suivent dans le cœur, sans pouvoir, en passant, Se subtiliserS de manière Qu'il naisse des esprits en même quantité 200 Que dans le cours de la santé.
Un sang plus pur s'échauffe avec plus de vitesse ; L'autre reçoit plus tard la chaleur pour hôtesse. Le temps l'y sait aussi beaucoup mieux imprimer : Le bois vert, plein d'humeurs’, est long à s’allumer ; Quand il brüle, l’ardeur en est plus véhémente®. Ainsi ce sang chargé repassant par le cœur
S'ils faisoient revivre les hommes Comme ils font revivre les noms.
En J'ai rang parmi les nourrissons Qui sont chers aux doctes pucelles.
(Lettre de la Fontaine au prince de Conti du 18 août 1689.)
2. Il sent un froid démon s'emparer de son corps. (Adonis, vers 526.) 3. Comparez le Faiseur d'oreilles, vers 45 et note 2. 4. Ci-dessus, p. 223 et note 3.
5. Dans le premier Discours à Mme de la Sablière (tome II, p 476) :
Je subtiliserois un morceau de matière, 6. Vers 68, 142. — 7. Plein d'humidité.