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Ayant la meilleure qualité

2. « Les aliments, dit Fénelon (de l’Existence de Dieu, I partie, chapitre x1), changés par une prompte coction, se confondent tous en une liqueur douce qui devient ensuite une espèce de lait nommé chyle, et qui, parvenant enfin au cœur, y reçoit, par l'abondance des esprits, la forme, la vivacité et la couleur du sang. » Comparez Voltaire (1v° Discours sur l'homme) :

Pour découvrir un peu ce quise passe en moi,

Je m'en vais consulter le médecin du Roi;

Sans doute il en sait plus que ses doctes confrères.

Je veux savoir de lui par quels secrets mystères

Ce pain, cet aliment lies mon corps digéré,

Se transforme en un lait doucement préparé;

Comment, toujours filtré dans ses routes certaines,

En longs ruisseaux de pourpre il court enfler mes veines, À mon corps languissant rend un pouvoir nouveau,

Fait palpiter mon cœur et penser mon cerveau.

— En termes de médecine, le chyle est un fluide, qui, dans les intestins grêles, est séparé des aliments pendant l’acte de la diges-

Vont porter au cerveau les traits dont ils s Pnfighent, Produisent la sensation‘.

Nulles prisons” ne les contraignent” ; Ils sont toujours en action.

Du cerveau dans les nerfs ils entrent, les remuent; 155 C'est l'état de la veille; et réciproquement, Sitôt que moins nombreux en force ils diminuent, Les fils des nerfs lâchés font l’assoupissement.

Le sang s’acquitte encor chez nous d’un autre office : En passant par le cœur il cause un battement; 160 C’est ce qu'on nomme pouls, sûr et fidèle indice Des degrés du fiévreux tourment.

Autant de coups qu'il réitère, Autant et de pareils vont d’artère en artère Jusqu’aux extrémités porter ce sentiment. 165 Notre santé n’a point de plus certaine marque Qu'un pouls égal et modéré; Le contraire fait voir que l'être est altéré; Le foible et l'étouffé confine avec la Parque, Et'tout est alors déploré”. 170

tion, et que les vaisseaux dits chylifères pompent à la surface de l'intestin, et portent dans le sang pour servir à sa formation,

1. Comparez les vers 40-44 et 166-167 du premier Discours à Mme de la Sablière (tome IT, p. 461-462 et 472),

2 .… Cependant les esprits, En fou hs avec le sang de leurs prisons sortis, Laissent faire, etc.

(Adonis, vers 453-455.)

3, Ne sont capables de les contraindre, de les tenir arrêtés.

4. Le « pouls » est le battement des artères, dû à l’ondée du sang qui est projetée par chaque contraction du ventricule gauche du cœur,

5, Du tourment de la fièvre, — 6. La sensation de ce battement.

7 Tout est fini, tout est perdu. Rapprochez Saint-Simon,

Que l'on ait perdu la parole, Ce truchement‘ pour nous dit assez notre mal, Assez il fait trembler pour le moment fatal : Esculape en fait sa boussole.

Si toujours le pilote a l'œil sur son aimant”, 175 Toujours le médecin s'attache au battement, C'est sa guide; ce point l’assure et le console En cette mer d’obscurités Que son art dans nos corps trouve de tous côtés.

Ayant parlé du pouls, le frisson se présente. Ctrge Un froid avant-coureur s’en vient nous annoncer

Que le chaud de la fièvre aux membres va passer.

Le cœur le fomentoit!, c'est au cœur qu'il s'augmente Et qu’enfin parvenant jusqu’à certain excès,

Il acquiert un degré qui forme les accès. 185

Si j'excellois en l’art où je m'applique, Et que l’on püût tout réduire à nos sons”,

tome I, p. 76 : « Notre affaire se regardoit comme déplorée » ; et les exemples donnés par Littré, 2°.

1, Ci-dessus, p. 235 et note 4:

Ses regards, truchements de l’ardeur qui la touche. 2. Sur l'aiguille aimantée.

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