Ci-dessus, p. 92 et note
4. .…. Dorimène tantôt t'en a fait le message, (Joconde, vers 166.) 5. Si je m'étois trouvé . près Des harangueurs et des harangues..….
(Lettre à M. Foucquet, tome ILL 2,-L., p. 292.)
Momus‘ alors présent reprit de bout en bout?
De nos deux envoyés les harangues frivoles :
« N’écoutez point, dit-il, ces diseurs de paroles'; 290 Qu'ils imputent leurs maux à leur dérèglement,
Et non point aux auteurs de leur tempérament*.
Cette race pourroit avec quelque sagesse
Se faire de nos biens à soi-même largesse. »
Jupiter crut Momus; il fronça les sourcis : 295 Tout l'Olympe en trembla sur ses pôles assis”.
Il dit aux orateurs : « Va, malheureuse engeance’, C'est toi seule qui rends ce partage inégal;
En abusant du bien, tu fais qu’il devient mal,
Et ce mal est accru par ton impatience. » 300
Jupiter eut raison, nous nous plaignons à tort :
La faute vient de nous aussi bien que du sort’.
Les dieux nous ont jadis deux vertus députées*,
La constance aux douleurs”, et la sobriété :
C'étoit rectifier cette inégalité. 303 Comment les avons-nous traitées ?
Loin de loger en nos maisons
1. Momus, le dieu de l'ironie, de la satire, des bons mots et des bons tours : comparez l'opéra de Daphné, passim, et le 1x° frag= ment du Songe de Vaux (tome III M.-L., p. 233).