Maladetto da Dio
3. Tome V, p. 47r, et passim : tout de suite, dès les premières paroles.
4. Même locution figurée dans les Troqueurs, vers 167 et note 3,
5. Pourquoi cet hélas? Parce qu’il se reproche sans doute d’avoir été trop longtemps à comprendre. Du reste, hélas ! n’est pas une exclamation nécessairement dolente,
6. En se plaignant de ce qui n’est pas, elle ordonne ou’supplie que cela soit : en disant que je l'aime, elle me conjure de l’aimer.
c. ut] CINQUIÈME PARTIE.
Elle me dit : « O Cléon! aime-moi,
« Aime-moi donc, » en disant que je l'aime.
Je l'aime aussi, tant pour son stratagème Que pour ses traits *. J’avoue en bonne foi Que mon esprit d'abord n’y voyoit goutte? ; Mais à présent je ne fais aucun doute :
Aminte veut mon cœur assurément.
Ah! si j'osois, dès ce même moment
Je l'irois voir ; et, plein de confiance,
Je lui dirois quelle est la violence,
Quel est le feu “ dont je me sens épris*.
Pourquoi n’oser ? offense pour offense, L'amour vaut mieux encor que le mépris.
Mais si l'époux m'attrapoit au logis !..
Laissons-la faire, et laissons-nous dues »
Trois autres jours n'étoient passés encor’, Qu’'Aminte va chez Alis, pour instruire Son cher Cléon du bonheur de son sort.
« Il faut, dit-elle, enfin que je déserte’ : Votre parent a résolu ma perte ;
r. Ci-dessous, vers 197. — Dans l’École des maris de Molière,