Livre I, fable xrx, vers
9: Pourne pas m'exposer à l’user, tant et si fort elle parla; et
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32 CONTES. [e. mx
Et, quand de fer j'’aurois même la langue, 105 Je n'y pourrois parvenir : tout l'enfer Fut employé dans cette réprimande.
« Allez, Satan; allez, vrai Lucifer‘, Maudit de Dieu?. » La fureur fut si grande, Que le pauvre homme, étourdi dès l'abord, 110 Ne sut que dire. Avouer qu’il eût tort, ’étoit trahir par trop sa conscience.
Il s'en retourne, il rumine #, il repense, Il rêve tant, qu'enfin il dit en soi :
« Si c'étoit là quelque ruse d'Aminte! 115 Je trouve, hélas! mon devoir dans sa plainte,
pour bien exprimer toute la rudesse de ses propos. — On dit de même une main de fer, un corps de fer, une santé de fer.
Non mihi si linguæ centum sint, oraque centum, Ferrea vox, etc, (Vinorce, l'Énéide, livre vr, vers 625-626.)
« Encores que ieusse cent langues, cent bouches, et la voix de fer, ete, » (RaBeLars, tome III, p. 75.)
Non, quand r'aurois de fer cent bouches et cent langues, etc, (Baïr, tome II, p. 125.)
« Quand i’aurois la parole de fer... » (Du Bezray,tomelI, p. 423.) «Oh! quand j'aurais une langue de fer... » (Vozrarre, tome XI,
Quand d’une voix de fer je frapperoïs les cieux... (Psyché, livre 1, tome III .-L., p. 24.)