Rien n’y manquoit » (le Magnifique, vers
x. 1v] CINQUIÈME PARTIE. 43
Tant et si bien, que chacun s’appliquoit
A la gagner‘ : tout le Mans y couroit*. 20 Ce fut en vain; car le cœur de la fille
Inclinoit trop pour notre jouvenceau * :
Les seuls parents, par un esprit manceau,
La destinoient pour * une autre famille.
Elle fit tant autour d’eux° que l'amant, 25 Bon gré, mal gré, je ne sais pas comment,
Eut à la fin accès chez sa maîtresse.
Leur indulgence, ou plutôt son adresse,
Peut-être aussi son sang et sa noblesse,
Les fit changer : que sais-je quoi? tout duit' 30 Aux gens heureux; car aux autres tout nuit.
L'amant le fut : les parents de la belle
Surent priser son mérite et son zèle” :
1. .…. Quoique pour la gagner il tentât tout moyen. (Za Coupe enchantée, vers 162.) Le poursuivant s'applique À gagner celle où ses vœux s’adressoient, (Belphégor, vers 120.) 2. Sa sagesse, son bien, le bruit de ses beautés, Mais le bien plus que tout y fit mettre la presse, (£a Coupe enchantée, vers 133-134.) 3. Entendez que la dame Pour l’autre emploi inclinoit en son âme.
(Les Rémois, vers 177-178.)