Comparez tome V, p. 18 et note
Du haut de leur tête Ils crioient.….
4. Noël du Fail emploie une expression analogue, au même sens, dans ses Baliuerneries, p. 150 : « Onc homme de ma paroisse ne prez, ne enuiron, n’en eut si prez des sangles », dit un villageois trompé par sa femme, Zbidem, p. 155: « Le, pauure vilain, estois à toucher ma jument..…., et icelle mesme sangler, tandis, hauf!
LE
60 | CONTES. fe. v
Tous deux sont bons!. Vous voyez de la sorté 95 Que ceci peut contenir vérité?.
qu'on sangloit celle de chez nous.» « Jupiter est sanglé! » (Scar- RON, la Gigantomachie, chant mx.) — « Frere lacobon, gentil prescheur de nostre pays, ne fut pas traité tant fauorablement, car on luy fit porter pour ses paillardises endiablées, deux ans entiers, ung bast d’asne lié sur la teste et la croupiere entre les dentz....
Pourquoy porta deux ans Iacobon, le bon frere, La croupiere en la bouche et le bast garroté? C’est pour auoir dix ans cheuauché sans croupiere, Et sanglé les nonnains en asne desbaté, » à.
(D'Ausrexé, les Aventures du baron de Fæneste, livre IV, chapitre xr.)
Voyez aussi la Confession du sieur de Sancy, du même, livre I, chapitre 11, où reviennent ces plaisanteries sur frère Jacobon; et Regnard, les Momies d'Égypte, scène 11: « Je me sens si frappée de ce M. de Groupignac que, si mon bâtier de mari étoit mort, je n’en ferois pas à deux fois, et je l’épouserois d'abord. » — Ces locutions: « bâter, sangler, seller », appliquées aux hommes, doivent probablement leur origine à la Bible, où Jérémie se charge d’un bât et d’un collier et se fait lier avec des cordes (Jérémie, chapitre xxvir, verset 2). Elles rappellent également le conte arabe: « le Visir sellé et bridé » (comme les fakirs de l'Inde), et le célèbre lai d’Aristote et de la maîtresse d'Alexandre, où l’on voit le philosophe, également sellé et bridé, chevauché par l’enchanteresse, C'est aussi sans doute une allusion à l'usage ancien d’après lequél le vassal ou le vaincu, pour mieux s’humilier et inspirer la pitié, se jetait aux pieds de son suzerain ou de son vainqueur une bride à la bouche, une selle sur le dos, ou tout au moins la corde au cou : voyez Quitard, Proverbes sur les femmes, p.239-243.— Ainsi que le remarque philosophiquement Voltaire, dans une lettre à M. Damilaville du 16 mai 1767: « C'est la vertu des ânes; mais il faut que chacun porte son bât dans ce monde. »
1. « L'un et l’autre y vient de cire » (le roi Candaule, vers 84).
2. & Qu'est-ce en somme que l’amour sinon une folie ? », comme dit l’Arioste, déjà cité, au sujet de la démence de son héros Roland (chant xxrv, stance x) :
Chi mette il pie sull amorosa pania, Cerchi ritrarlo, e non v’ inveschi l'ale ; Che non è in somma amor se non insania,
c. v] CINQUIÈME PARTIE. 61
Ce n’est assez; cela ne doit suffire,
Il faut aussi montrer l'utilité
De ce récit; je m'en vais vous la dire.
L'heureux Damon me semble un pauvre sire*: 100 Sa confiance eut bientôt tout gaté?.
Pour la sottise et la simplicité *
De sa moitié, quant à moi, je l’admire.
Se confesser à son propre mari,
Quelle folie! Imprudence est un terme 105 Foible à mon sens pour exprimer ceci”.
Mon discours donc en deux points se renferme : Le nœud d'hymen* doit être respecté,
Veut de la foi, veut de l'honnêteté ;
Si par malheur quelque atteinte ° un peu forte 110 Le fait clocher” d’un ou d'autre côté, Comportez-vous® de manière et de sorte
A giudicio de’ savi universale ?
Æ sebben, come Orlando, ognun non smania, Suo furor mostra a qualch altro segnale.
1, Tome V, p. 279 et note 1.