Comparez le conte x de la II° partie, vers
5. Treize, dans le manuscrit de M. de Ruble, est au-dessus de quinze, biffé.
6. « Les filles, dès lors qu’elles sont en la verdeur de leur aage, bruslent aisement et si bien qu’on diroit que dès le ventre de leur mere elles en rapportent la chaleur amoureuse.…, jusque là qu’elles n’attendent pas seulement l’aage de maturité qui peut estre à douze ou treize ans, qu'elles montent en amour, mais plus tost, etc. » (Branrôme, tome IX, p. 578.)
7. Q Il y a, dit Walckenaer, dans mon exemplaire de Maucroix une note manuscrite du temps ainsi conçue : « Permettant le ma- « riage des filles à douze ans. » Suivant l'ordonnance de 1639, l’âge requis pour la validité du mariage est fixé à la puberté, c’està-dire à douze ans pour les filles et à quatorze pour les garçons.
8. Né pour la paix, pour la poésie des champs, où les filles, ajouterons-nous, sont plus tôt formées physiquement, si elles ont l’esprit moins ouvert.
ci] CINQUIÈME PARTIE. 9
Le bachelier déploya sa science.
Ce fut en vain : le peu d'expérience’,
L'humeur farouche, ou bien l'aversion, 40 Ou tous les trois, firent que la bergère,
Pour qui l'amour étoit langue étrangère ?, Répondit mal à tant de passion*.
Que fit l'amant ? Croyant tout artifice Libre en amours*, sur le rez de la nuit 45
Dans l'Ermite, vers 177-178 :
Sept mois entiers la galande attendit; Elle allégua son peu d’expérience,
Voyez aussi le Tableau, vers 70-73 :
Le bachelier Leur avoit rendu familier Chaque point de cette science, - Et le tout par expérience,
2, Ci-dessus, vers 11 et note 2.
FA
Vous me parlez tous deux une langue étrangère, Et moins qu'auparavant je connois ce mystère. L'amour n'est pas, je crois, facile à pratiquer, Puisqu’on a tant de peine à pouvoir l'expliquer. Mon esprit est borné; je ne veux point apprendre Les choses qui me font tant de peine à comprendre. (RecnanD, Démocrite, acte I, scène v.) Adresse, force, et ruse, et tromperie, Tout est permis en matière d'amour.
(Richard Minutolo, vers 168-169.) Maïs quoi! la tromperie est permise en amour. (L'Eunuque, vers 1236.)
5. Ad rasum, tout contre; à l'entrée de la nuit : voyez les exemples cités par du Cange; et comparez les expressions « rez pied, rez terre ou de terre, rez de mur, rez de chaussée, rez à rez », ou « ric à ric, ric à rac », comme on dit familièrement,
Libre en amours, sur le coi de la nuit.
(1685, 1686, 1705, Amsterdam.)
« ..… Lesquelz sur le coi et serein de la nuict s'estoient tapis et
Fe CONTES, : [o. »
Le compagnon détourne‘ une génisse
De ce bétail par la fille conduit.
Le demeurant * non compté? par la belle (Jeunesse n’a les soins qui sont requis)
Prit aussitôt le chemin du logis. $ Bo Sa mère, étant moins oublieuse qu’elle,
Vit qu'il manquoit une pièce“ au troupeau :
Dieu sait la vie“! elle tance Isabeau,
Vous la renvoie; et la jeune pucelle
S'en va pleurant, et demande aux échos 55 Si pas un d'eux ne sait nulle nouvelle
De celle-là, dont° le drôle à propos
Avoit d’abord étoupé” la clochette ;
Puis il la prit, et, la faisant sonner’,
Il se fit suivre ; et tant que la fillette 60 Au fond d’un bois se laissa détourner?
mussez emprez une porte. » (Mowsrrezer, Chroniques, tome I, p. 91.) Sur le coi, c'est-à-dire sans doute à ce moment qui suit le crépuscule, et où il semble que tout repose dans la nature.
1. Au sens propre du mot : ci-dessous, vers 61, et tome II p: 356 et note 27,