III. — Le réalisme
Par réaction contre le romantisme , se développe, à partir de 1850 environ, le réalisme, qui devient plus tard le naturalisme .
1° Au subjectivisme, à !’ individualisme, au moi du romantisme se substituent : YobjectivismeX impersonnalité dei^àrtiste. — Sur ce point, le réalisme est un retour à l’esprit classique.
2° Mais, tandis que le classicisme s’en tient à la nature pstr chologique, générale et choisie, le réalisme observe et reproduit la nature entière, extérieure ou intime, telle qu’elle se présente, et sans rien en retrancher. Le réalisme est documenté et intégral.
3° Le réalisme n’est pas esthétique, il est scientifique ; il ne se propose aucune thèse ; il est essentiellement amoral et indifférent.
4° Le réalisn^ se trouve en contradiction avec ses principes, en proportion même du talent de l’écrivain. De deux chosés l’une : ou bien le poète et le romancier font de la photographie, auquel cas ils ne comptent point ; ou bien ils sont des artistes, et ils déforment le réel pour le réorganiser . Le plus célèbre des naturalistes. Ém. Zola, définit son art : La nature vue à travers un tempérament .
XIXe SIÈCLE