‹ Grands & petits maîtres hollandaisChapitre 39 sur 47 · PORTRAIT DE TITUS. FILS DE REMBRANDT · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE TITUS. FILS DE REMBRANDT

(Collection de MWarne. ;

Au fond, des collines bleuâtres : le ciel est

nuageux.

Bois. Haut.. 25 cent.; larg., 33 cent.

Gravé par Austin.

Exposé à la Royal Academy en 1890.

Décrit dans le catalogue de Smith, t. IV, n° 188.

Décrit dans le catalogue Waagei, t, II, p. 1 10.

Collection Y. IVatson Taylor, /82S.

Alexandre Barinsr.

Lord Ashburton.

— de Jonge.

Le Sentier.

Un torrent invisible traverse le paysage figuré par ce tableau, et c'est un sentier formé par un pont fait de planches sombres qui conduit d'un bord à l'autre du torrent. Au premier plan, de la verdure; au second plan, une forêt où se perd le sentier. Dans le sentier, un tout petit berger qui conduit son troupeau.

Toile. Haut., 45 cent.; larg., 55 cent. Décrit dans le catalogue de Smith, t. VI, n' i3o.

Vente Thirion igoj, n° 19.

Collection de Jonge.

146 — Les Environs de Harlem.

C'est, à l'ombre des nuages, une sorte de grande lande inculte et accidentée avec, au premier plan, un mamelon mieux éclairé à gauche, où une femme, vêtue d'une robe bleue passée sur un corsage marron dont on voit les manches, est assise, la tête et les pieds nus, et cause avec un berger debout, vêtu de marron, coiffé d'un bonnet rouge. Derrière eux, un autre berger coiffé d'un chapeau gris. Autour d'eux, deux, quatre, six moutons.

Au second plan, une plaine verte en pleine lumière et, au fond, la ville de Harlem dominée par son église de Saint-Bavon. Çà et là, dans la campagne, des moulins. Le ciel bleu est chargé de gros nuages.

Signé à gauche, en bas du tableau, en toutes

lettres.

Toile. Haut., 54 cent ; larg., 67 cent.

Le D' W. Bode déclare ce tableau, dans la préface du catalogue Maurice Kann, p. 18, comme étant une œuvre délicieuse du maître.

Collection Maurice Kann, Paris. — A. de Ridder, Cronberg.

F. Kleinberger, Paris.

RUYSDAEL (Salomon van)

Peintre de paysages, de marines et de natures mortes.

Il naquit en 1600 à Harlem, où ses maîtres furent probablement Esaïas van de Velde et Jan van Goyen. Son fils et son neveu, appelés tous deux Jacob van Ruisdnel, furent ses élèves. Salomon Ruysdacl fut enterré à Harlem le Ier novembre 1670.

147 — La Rentrée de la pêche.

Au premier plan est la mer. A droite, une barque ponant un pêcheur et une femme; à côté de leur barque flotte une bouée. Au second plan, au milieu du tableau, ce sont lougres et tartanes, et un bateau hollandais dit « trekschuït ». A bord de tous ces bateaux, dont les voiles sont gonflées, les pêcheurs sont affairés. Çà et là, au premier plan, des morceaux de bois nagent.

A gauche du tableau, c'est le rivage rocailleux qui mène à des barrières par où passeront les pêcheurs. Derrière les barrières, on voit les maisons d'un village.

Signé à gauche, sur le rocher, du monogramme et daté : 1666.

Bois. Haut., 46 cent. ; larg., 67 cent.

Collection Edouard Kann.

148 — Paysage an bord de l'eau.

Au premier plan, de l'eau. A gauche, une barque où se trouvent trois hommes; le premier, debout, nous tourne le dos et lève sa pique en l'air, appuyé contre une corbeille de poissons placée à la proue ; le second est penché à l'intérieur de la barque ; le troisième, vêtu de rouge, rame. Plus à gauche, un tonneau flotte à côté d'une barrière qui trempe dans l'eau.

A droite, sur le rivage, au second plan, est un bouquet d'arbres, dont l'ombre descend sur l'eau et sur les personnages : ce sont deux hâleurs qui tirent à eux un petit bateau de pêche où sont deux hommes : l'un d'eux aide ce mouvement de sa gaffe. Derrière le petit bateau, des petits morceaux de liège rangés symétriquement sur l'eau indiquent que les filets sont dans l'eau. Derrière les filets et le bateau, nous voyons un autre bateau qu'occupent deux personnages obscurs.

Au fond du tableau, des bateaux à voiles du côté gauche et, à droite, le rivage avec une église

lique; plus loin, des toits et des tours. Le geux.

lé à gauche et daté : l6f3.

T..iie. Haut.. 94 ce:it. ; larg., 1 m. 1 1.

on du Comte de Saint-Léon. Paris.

— /•'. Kleinberger.

— /-.'. .\/. Sperling.

14g — Paysage avec un pont.

Une rivière. Au premier plan, deux hommes debout sur la rive et, au bord de l'eau, deux barques : dans la première, deux hommes, l'un

-. l'autre enfonçant ses mains dans une barrique; dans la seconde, un pécheur à la ligne. Au

nd plan, protégé par des arbres, un pont très haut sur lequel passe un meunier vêtu de jaune, un sac blanc sur le dos.

A gauche, des chau ni ièressous les grands arbres

levant la première chaumière, deux hommes par une barrière. A droite, plus loin, un autre pont, d'autres arbres, puis un clocher autour duquel volent des pigeons.

Toile. Haut.. ;S cent.; larg., 68 cent.

Collection du Baron Edmond de Rothschild.

SLINGELANDT vPieter van)

U naquit à Leyde en 1640 et fut l'élève de Gérard Dow. 11 mourut en 169 1.

i?o — Jeune Servante.

Ses cheveux tirés en arrière sous sa coiffe nuire, son fichu blanc autour du cou, vêtue d'un corsage rouge, d'une jupe marron relevée sous

tablier bleu et laissant voir son jupon rouant-bras nus, une jeune servante regarde a sa droite, d'un œil attentif, tout en récurant un plat. Au-dessus de sa tète pend un auvent décoré d'une vigne. Au premier plan, devant elle , une fontaine ornée d'un motif

nté représentant une tète de -lion et une tête

d'homme, et. dans un seau, sous la fontaine, des

pincettes. A gauche, deux bassines de cuivre.

Derrière la servante, à côté d'une lessiveuse en

bois, se tient un petit chat gris. Au fond du

tableau, un escalier qui conduit à une galerie

sous des arcades.

Haut.. 4? cent.: larg., 33 cent.

! Section A. Mayor.

STEEN (Jan)

Ne en 1626 à Leyde, il fut inscrit à l'université de cette ville comme étudiant es lettres, en novembre [646. 11 fut l'élève de Nicolas Knupfer, d'Adrien van Ostade et de Jan van Goyen, dont il épousa la fille .Marguerite. Après avoir habité tour à tour Leyde, puis La Hâve, puis Leyde, puis Harlem, il devint, en 1657, acquéreur de la brasserie de « Roskam », à Delft. En 1669, il rentra définitivement à Leyde et, en novembre if>72. il obtint du Magistrat l'autorisation de tenir un estaminet dans sa maison de la rue Langebrug. 11 fut peu estimé durant sa vie et vécut dans l'indigence : la postérité l'a réhabilité. Steen fut enterre a Leyde le 3 février 1679.

Jacques de Claeuw, le peintre de natures mortes, fut son beau-frère. Ses fils, Cornelis et Thaddeus, suivirent la carrière de leur père, mais sont demeurés inconnus. Le principal imitateur de Jan Steen est Richard Hrakenburg.

1 5 1 — L'Intempérance.

A droite, devant une table servie, c'est une jeune femme, florissante, les épaules couvertes d'un capulet rose orné d'hermine, et vêtue d'une robe bleue à galons d'or qu'elle a quittée jusqu'à la taille, laissant voir ainsi son corset rose à lacet bleu et la naissance de ses seins, foulant un grand livre de son pied droit moulé dans un bas bleu et chaussé d'une mule brune, et, la main droite posée entre ses jambes, sur une serviette blanche, elle tend son verre de la main gauche vers sa servante, placée derrière elle et qui lui verse du vin. Mais, pendant ce temps, de sa main droite, la servante tient la main gauche du mari qui rit et chante, sa pipe blanche dans l'autre main.

A gauche de la table, la belle-mère dort, repue, et son petit-fils, malicieux, lui chatouille le nez d'une paille.

Derrière eux, un vieillard a ouvert une porte et appelle un adolescent vêtu de bleu qui se tenait debout derrière la table. La table, enfin, est chargée d'une corbeille dans laquelle repose un plat bleu où sont mêlés des pèches, des raisins, des oranges. En avant, un citron épluché et, de chaque côté de la table, des assiettes d'argent contenant des fruits coupés, des détritus. Devant l'assiette de la jeune femme, il v a un couteau à dessert et. devant le mari, un cendrier et un cigare.

Au premier plan, de gauche à droite, sur le sol, une guitare, une bouteille brisée et un plat de jambon et de galantine vers lequel se précipite un chat.

Au plafond est suspendu par son anse un

EECKHOUT ( GERBRAND VAN DEN

Irop . Georôes Petit

APPARITION DE LANGE A JACOB Uection de M.Jules Porgès )

panier auquel sont accrochés ou qui renferme un broc, une épée, un maillet, des bottes d'asperges et une carte de valet de pique. Puis, attaché au panier par une ficelle, un paquet de branchages morts pend en l'air.

A droite, au fond, un baldaquin rouge dont le rideau, ramené à gauche, est relevé sur une corde rouge. A gauche, c'est un rideau vert clair. Au fond, derrière le mari, une fenêtre à vitraux. Le parquet est en bois.

Signé à gauche, en majuscules, en toutes lettres.

Toile. Haut., i m. "7; larg.. go cent.

Collection Jules Porgès.

i5-2 — La Sieste.

Devant une table de campagne chargée de pains, de foie gras, de toutes sortes de victuailles, un bourgeois hollandais, drapé dans sa robe de chambre jaune et coiffé d'un bonnet rouge, fume sa pipe béatement. Sa femme dort, la tête inclinée sur ses seins, vêtue d'un caraco rose. Leurs deux enfants, assis devant une petite table, à gauche du tableau, s'amusent à faire des bulles.

Derrière le couple, le domestique, vêtu d'un habit marron, s'en va, emportant un plat.

Toile. Haut., 65 cent.; larg., 85 cent.

Décrit dans le Catalogue raisonne de J. Smith, supplément 11' 90.

Mentionné par le Prof. YVaagen, vol. II, p. i3. Exposition d'hiver à Londres, 11SS1, n' 88.

Collection Gérard van Oostrum, La Haye, l'jGS.

— du Duc d'Alberg.

(Vente à Paris en 1817.)

— G. W. Taj'lor, Londres, 1823.

— Hugh, Londres.

— H. A. J. Munro, Londres, 1842.

— Charles Butler, Londres.

— Maurice Kann.

— Edouard Kann.

La Prociu-euse.

Au fond du tableau, une jeune femme est couchée dans un lit dont sa main gauche entr'ouvre les rideaux : devant le lit, un homme

jeune, aux longs cheveux noirs bouclés, vêtu de marron et coiffé d'un chapeau rouge orné d'une plume, est assis sur un banc, dans une attitude égrillarde; il paie en riant une vieille femme vêtue d'une jaquette jaunâtre et d'une jupe verte, le tablier relevé à sa gauche, et coilfée d'un capuchon noir. Cette vieille femme, la procureuse, tient dans sa main gauche une bouteille attachée à une corde. Au fond du tableau et à droite, un homme quitte à peine la chambre par une porte dont l'ouverture fait entrevoir un paysage.

Au premier plan, plusieurs accessoires. Un violon et une lanterne sont accrochés au chambranle du lit. Un portrait et un sabre pendent à la muraille, au fond du tableau.

Vente Bleulaud, Utrecht, iS3g.

Collection Maurice Kann.

— Ch. Sedelmeyer.

— du Dr Melville Wassermann.

1 54 — Le Pigeonnier.

C'est au bord d'un fleuve. A gauche du tableau, une maisonnette à un étage et, devant la maisonnette, un homme vêtu d'une jaquette noire, coiffé d'un béret noir, boit dans un gobelet d'étain. En arrière, un homme chauve, enveloppé d'un manteau noir, une fraise au cou, lutine une paysanne, tandis que, devant eux, un autre homme jeune encore, coiffé d'un chapeau gris, assis sur un escabeau et portant sur ses épaules une pèlerine marron, bourre sa pipe. Au milieu du tableau, c'est le pigeonnier, couvert de chaume, édifié sur un poteau pareil à un arbre mort. Devant le pigeonnier, un banc auquel est appuyé un bâton et sur lequel est posé un pot. Une échelle conduit au pigeonnier : sur cette échelle est monté un paysan qui a pris dans sa main droite un pigeon qu'il tend, les ailes ouvertes, à un autre paysan qui lève les bras. Un homme vêtu de noir, coiffé d'un chapeau haut, pointu et noir, tient un autre pigeon dans ses mains, et, ce pigeon, un paysan agenouillé, vêtu d'une casaque rouge, va l'enfermer dans un panier.

A droite, est une vieille femme assise, les mains pendantes, coiffée d'un de ces chapeaux de paysanne hollandaise qui ressemblent à des chapeaux chinois.

Au fond du tableau, le fleuve où se trouvent

des bateaux à voiles qui s'éloignent, une barque d'abord. Des arbres de chaque côté du fleuve. Bois. Haut., 3; cent.; larg., 47 cent.

C élection de la Duchesse de Polignac, née de Crillon.

— de Jonge.

1 55 — Scène galante.

Dans une chambre, un jeune homme assis sur un banc, dans une altitude tant soit peu débraillée et serrant de sa main gauche une cafetière sur son sein, a saisi violemment, de sa main droite, le tablier blanc d'une jeune femme qui, pour lui faire peur, lui montre du doigt, en souriant, la porte ouverte par où l'on aperçoit une barrière devant laquelle lit tranquillement, le dos tourné, un homme aux cheveux blancs, vêtu et coiffé de noir.

Derrière le jeune homme est un baldaquin aux rideaux marron cachant un lit; sur le parquet, au premier plan, une pipe s'allume sur un pot de glaise contenant de la braise. A droite de la jeune femme est une table couverte d'un tapis oriental ; un chien dort, couché au pied de la table. Le parquet est en bois.

Signé à gauche, en toutes lettres.

Bois. Haut., 67 cent.; larg., 58 cent.

Décrit dans le Catalogue raisonné du D* C HofsteJe de Groot, vol. I, n° 814, i.

Collection Paul van Cuyck, Paris, 1S66.

— F. Kleinberger.

de la Marquise d'Aoust.

[56 — Les Tricheurs aux cartes.

Dans une salle à manger, autour d'une table recouverte d'une toile cirée, voici, à gauche, une jeune femme qui tourne les yeux vers le spectateur et nous montre un as de carreau. En face, un jeune homme coiffé d'un bonnet rouge, qui regarde son partenaire malicieusement, et ce partenaire, aux cheveux tirant sur le roux, s'apprête à « sortir » de son jeu une carte qui a coupe ». Derrière lui, une porte s'est ouverte devant une vieille temme à l'œil gauche bandé, qui se prépare à asséner sur le tricheur un coup du miroir qu'elle brandit dans sa main.

A gauche, un jeune homme assis, les pieds devant la cheminée, fume sa pipe et, tournant la

tête, regarde les joueurs. Entre la jeune femme et le joueur d'en face, une grosse femme, les mains sur son ventre, suit également le jeu avec intérêt.

Signé en toutes lettres, à droite, sur une marche d'escalier.

Bois. Haut., 37 cent. ; larg., 5o cent.

Décrit par Houbraken, vol. III, n" 17.

Décrit par J. Smith dans son Catalogue raisonne, supplément, n* 77.

Décrit par YWstrehne, p. ni.

Collection Lambert van Hairen, Dordrecht, iji8.

H. van derVugt, Amsterdam, 1 J4S.

— Verschuuring, Amsterdam, i~j~o.

— N. Baillie, Londres.

— Charles Brind, Londres.

Ch. T. Yerkes, New-York.

— F. Kleinberger, Paris.

1 5y — La Lettre.

Une jeune fille en robe de soie rose, en corsage citron, aux beaux cheveux blonds, le dos à demi tourné, mais regardant le spectateur, nous montre la petite lettre qu'elle tient à la main. Une vieille femme voûtée, coiffée et vêtue d'un capuchon et d'un manteau noirs, la main gauche appuyée sur une béquille, se penche en souriant vers la lettre. Derrière la jeune fille, à gauche, un baldaquin à. rideaux bleus et, devant, une chaise rouge portant un vase et un bougeoir. Au fond de la salle, une table couverte d'un tapis oriental. A droite, derrière la vieille femme, une fenêtre ouverte, par où l'on voit une place publique et des monuments.

Bois. Haut., 46 cent. ; larg., 39 cent.

Collection de S. A. la Princesse Murât.

1 58 — La Visite du médecin.

Au premier plan et au milieu du tableau, une jeune femme enceinte est assise, vêtue d'un corset rouge et d'une jupe grise, les pieds sur un tabouret ; elle s'appuie indolemment du bras gauche à ù une table recouverte d'un tapis oriental. A droite du tableau, mais vu de profil et tourné, par conséquent, dans la direction de la jeune femme, le médecin, béret noir et collerette au cou, écrit son

REMBRANDT (VAN RYN )

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