RE ME R AND T (VAN RYN
REMERANCT (VAN RYN
PORTRAIT D'HOMME
( Collection de M Warneck )
PORTRAIT D'UN RABBIN I Collection de M Sperlmcn
ordonnance; derrière eux et derrière la table, le mari, vêtu de marron, coiffé d'un chapeau noir, regarde le médecin en souriant. A gauche du tableau, devant la jeune femme, un chien dort sur un coussin, et, toujours à gauche mais au fond, ce sont un enfant tenant une seringue et une servante âgée portant une bouillotte, qui rient tous deux aux éclats.
Au-dessus de la jeune femme, derrière elle, pend au mur un tableau représentant deux amants qui s'enlacent. Sous le tableau, un violon. Signé à droite, en toutes lettres.
Bois. Haut., 49 cent.; larg., 38 cent.
Collection de S. A. la Princesse Murât.
TERBURG (Gérard) ou TER BORCH
Peintre de portraits et d'intérieurs.
Né à Zwolle en 16 17, il y fut élève de son père Gérard Ter Borch le Vieux, et, de 1682 à 1 635, il travailla ensuite dans l'atelier de Pieter Molyn, à Harlem. Terburg, voyagea peu après en Angleterre et en Italie, où il séjourna jusque vers 1642. Il rentra ensuite en Hollande et demeura à Amsterdam, où il fit les portraits de quelques personnalités. En 1646, il partit pour Munster, en Westphalie, où il resta trois ans et, en 1648, il y peignit son fameux tableau de la Paix de Munster. De Munster, il se rendit en Espagne, où il peignit plusieurs portraits du roi. Il revint alors à Zwolle, puis se fixa à Deventer, où il mourut le 6 décembre 1681.
Citons, parmi ses élèves, Pieter van Anraedt, Caspar Netscher, R. Koets et H. ten Œver.
Femme à sa toilette.
Une jeune femme, en robe de soie gris pâle,
bordée de galons dorés sur toutes les coutures et
décolletée, nous montre sa nuque blanche. Assise
sur un tabouret invisible, elle regarde à sa gauche
sa camériste et nous tourne le dos. Mais comme
elle est en face d'un miroir, que tient un enfant
blond à sa droite, nous voyons sa figure délicate,
son grand front, ses boucles blondes, ses yeux
interrogateurs.
Collection Albert Lehmann.
160 — Femme brodant.
La tête et le front enveloppés d'une sorte de bonnet de religieuse, vêtue d'un manteau marron bordé d'hermine, un tablier blanc sur sa jupe grise, une jeune femme est assise et brode, un
coussin sur ses genoux. A gauche du tableau, devant une cheminée à colonnes ioniques, nous voyons une grosse corbeille surmontée d'un ballot de marchandises.
Haut., 45 cent.; larg., 36 cent. 1/2.
Décrit dans les Cent Chefs-d'œuvre de Reinach.
Collection Albert Lehmann.
161 — Les Maraudeurs.
Ce tableau pourrait s'appeler, semble-t-il, la Captive. Une jeune femme, vêtue d'un manteau gris bordé de rouge et d'une robe de surah blanc, est assise, les mains jointes, et semble anéantie par les paroles que lui dit un «gentilhomme », en casaque jaune, qui se penche vers elle, les mains derrière le dos.
Au premier plan du tableau, à gauche, nous voyons une grosse caisse recouverte d'un tapis, et, derrière cette grosse caisse, des malfaiteurs en costume marron jaugent leur butin : l'un d'eux élève devant ses yeux un collier de perles fines. Haut., 33 cent.; larg., 43 cent.
Reproduit dans Gérard Terburg et sa famille, par Emile Michel.
Ce tableau, acquis autrefois par M. Dahl comme émanant d'un maître « Inconnu », fut reconnu par les critiques à l'exposition de Dusseldorf, en 1886, comme un tableau intéressant de la première époque de Gérard Terburg. Le Dr Bode le cita dans le Repertorium fur Kunstwissenschaft , « X Band, 1 Heft » , en ces termes : 0 Un des tableaux les plus intéressants de l'exposiiion est la Wachtstube, de G. Ter Borch, appartenant à M. W. Dahl.
Exposition de Dusseldorf, 1 886.
— d'Utrecht, 18 §4.
— de Dusseldorf, IQ04.
Collection Werner Dahl, à Dusseldorf , Octobre
igo5.
— Sedelmeyer.
— Max Flersheim.
162 — Portrait d'homme.
Un gentilhomme portant perruque et moustache, le visage un peu gras, mais fin, la lèvre inférieure tombante, le rabat brodé. Sur sa chemise blanche, un manteau à franges. Une ceinture à franges également. La main droite allongée est posée sur la hanche, la main gauche est sous le manteau. Son chapeau est sur une table.
Toile. Haut., 47 cent.; larg., 36 cent.
Collection du Baron d'Erlanger.
i63 — Portrait de femme.
La femme du précédent sans doute. Coiffe noire, grands yeux, visage allongé, d'une aristocratie extrême. Collerette transparente brodée, robe noire dont le corsage se termine en pointe. La main gauche relève légèrement la jupe, la main droite, un peu aussi. Sur une table, à côté de la jeune femme, un coffret à bijoux d'où sort une rangée de perles fines.
Toile. Haut., 47 cent.; larg., 36 cent.
Collection du Baron d'Erlanger.
16 \ — Portrait du comte de Peharanda,
ministre plénipotentiaire d'Espagne au congrès de Munster.
Un front très haut, des cheveux longs, un visage ascétique et sévère, les moustaches retroussées, une impériale au menton. Vêtu d'un manteau de cérémonie laissant voir, par son entre-bâillement, un justaucorps rouge, une collerette droite, une pèlerine chamarrée.
Ovale. 1 2 cent.
Ce même portrait figure J;ms le fameux tableau de la National Gallery, a Londres.
Collection Warneck.
i65 — Le Tambour.
Coiffé d'un haut chapeau grisa plume blanche, portant perruque, la casaque et la culotte jaunes, le tambour est peint en pied et de profil. Il fume sa pipe qu'il tient dans sa main droite.
Toile. Haut.. ?6 cent.; larg., 42 cent.
Décrit dans le Catalogue raisonné du D' Hofs'.cde de Groot, vol. V.
Collection Hinnphry Word.
— F. Kleinberger.
— de la Marquise d'Aoust.
TOL (Dominique van
11 fut l'élève et le neveu de Gérard Dow.
166 — Le Resseme/eur.
Une jeune soubrette, vue de profil, portant un panier à son bras gauche, montre au resseme-
leur, assis devant sa maison, une pantoufle de satin blanc à réparer. Le ressemeleur, coiffé d'un bonnet à poil, son lorgnon sur le nez, vêtu d'une casaque rouge, la regarde et l'écoute, tout en continuant à travailler. A sa droite, un escabeau où sont ses instruments de travail. A gauche, un paysage.
Haut., 49 cent. ; larg., 38 cent.
Collection Schubart, Munich.
— Jules Porg'es.
167 — La Soupe.
Une vieille femme, coiffée d'un madras blanc, portant une collerette froissée, un tricot noir, des manches rouges, un tablier bleu, est assise sur une chaise; elle tient dans sa main gauche une marmite où elle vient de tremper sa cuillère. A gauche du tableau, un escabeau sur lequel est jeté un drap, — et, sur le drap, deux miches ete pain et un broc. Ensuite, la fenêtre de la mansarde d'où l'on voit le ciel bleu.
Siirné à gauche.
Bois. Haut., 36 cent.; larg., 3i cent.
Collection du Comte de Camondo.
(Vente des 1" et 3 février i8g3, n" i 1 du catalogue.)
— du Dr Melville Wassermann.
VELDE (Adrien van de
Peintre-graveur
de paysages étoffés d'animaux et de figures
et, plus rarement, d'intérieurs, de sujets historiques
ou religieux.
Né en i636, à Amsterdam, il y fut élève de son père Guillaume van de Velde le Vieux, ensuite de Johannes Wynants et, d'après Houbraken, de Philippe Wouwennan. Malgré son labeur et sa fécondité. il eut de la peine à vivre et sa femme tenait un commerce de bas. Il demeura toujours à Amsterdam tt y mourut le 21 janvier 1672.
En dehors de ses nombreux tableaux, eaux-fortes et dessins, il orna de figures les pavsages et les intérieurs de ville de plusieurs de ses contemporains, Hackaert, Hobbema, Ruisdael, Moucheron, Wynants, Van der Heyde, Verboom, etc. 11 collabora aussi quelquefois avec son frère Willem van de Velde le Jeune. Parmi ses élèves, citons : Dirck van Bergen et Johannes Innevelt, et Gabriel et Pietervan der Leeuw parmi ses imitateurs.