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FF ' FT ENFANT

Section de M Jules Porôès )

168 — Paysage avec troupeau.

Un cavalier portant un grand chapeau, un pourpoint gris et, sur le dos, un grand manteau jaune passant sous le bras, cause avec une bergère brune, vêtue d'une robe blanche et d'un tablier bleu à brassards bleus, assise sur un tronc d'arbre. Derrière la bergère, un berger blond sourit, la tête appuyée contre un arbre. Autour d'eux, vaches, moutons, chèvres. A gauche, un grand arbre et une fontaine de pierre. A droite, un bouquet d'arbres. Au fond, des collines bleues. Le ciel est d'un bleu clair avec quelques nuages

blancs.

Bois. Haut., 3o cent.; larg., 35 cent.

Décrit dans le catalogue de Smith, vol.V, p. 196, n" 78.

Collection Montaleau, 1802.

— E111 1er, 180g.

— de Jotige.

169 — Bestiaux au pâturage.

Trois vaches paissent, et celle du premier plan est rousse. A gauche, un berger avec des moutons. Au-dessus, un coteau où est une chaumière. A droite, la vallée. Le ciel est bleu et les nuages sont éclairés par le soleil couchant.

Toile. Haut., 5o cent. ; larg., 44 cent.

Collection Thiébault-Sisson.

VELDE le Jeune (Willem van de)

Peintre de marines.

Il naquit à Amsterdam en 1 633 et fut, pour le dessin, élève de son père Guillaume van de Velde le Vieux et, pour la peinture, de Simon de Vlieger. Sur l'ordre des Etats généraux, il accompagna la flotte des Provinces-Unies dans les guerres contre la France et l'Angleterre. En 1077, Charles II l'attira à Greenwich en lui donnant le titre de peintre du Roi. Il mourut à Greenwich le 6 avril 1707.

Son fils Cornélis fut également peintre. Ludoph Bakhuvsen et Peter Mondmy l'ont imité.

Un grand nombre de tableaux de Willem van de Velde se trouvent encore en Angleterre. Le musée Brymhaus, à Rotterdam, possède à lui seul six cent vingt-cinq dessins de Willem van de Velde.

M ai-

me.

Une plage. A droite, un embarcadère où des hommes chargent un bateau. Des entants se

baignent. Sur la mer, un petit bateau aux voiles repliées. Au premier plan, à gauche, un pécheur et son enfant. Au large, de grands navires.

Bois. Haut., 33 cent.; larg., 41 cent.

Collection Demidoff.

— San Donato. ■ — Albert Lehmann.

Marine.

Deux grands bateaux à voiles devant un petit bateau à voile, à droite La mer est calme. A gauche, une frégate et neuf bateaux. Le ciel est nuageux.

Panneau. Haut., 32 cent.; larg., 43 cent.

Collection du Baron Edmond de Rothschild.

Ma

rine.

Deux frégates se saluent en échangeant des coups de canon. Entre elles, flottent deux bateaux à voiles. Le soleil est voilé par les nuages. A gauche, sur le rivage, deux pêcheurs se montrent les bateaux.

Haut., 38 cent. ; larg., 49 cent.

Collection Jules Porgès.

VERSPRONCK (Jan)

Peintre portraitiste.

Il naquit à Harlem en 1597 et fut l'élève de Frans Hais. Il mourut en 1662.

173 — Portrait de femme.

C'est le buste d'une femme d'âge mûr, portant un bonnet de dentelles sur la tête, au cou une grande fraise, aux oreilles des boucles à boules d'or, et vêtue de noir. Ses deux poignets sont ornés de bracelets et son index d'une bague de perles noires. Autour des manches, des dentelles ; les mains sont croisées en avant.

Haut., 80 cent.; larg., 64 cent.

Collection du Baron de Schlichting.

WEENIX Jan

Peintre-graveur de natures mortes, de portraits et quelquefois de ports italiens.

. nsterdam en 1640, il fut le lils, l'élève et l'imitateur du peintre Jean-Baptiste Weenix et peutêtre aussi de son oncle Gifsbert de Hondekoeter. lies maîtres, comme Eli et Mathijs Bloeir.. l'in-

fluencèrent également.

En 1664, il se lit inscrire sur les registres de la gilde de Saint-Luc, à Utrecht, et il demeura dans cette ville jusqu'en 1668. M retourna ensuite habiter Amsterdam, où il demeura jusqu'en 1701. De 1702 à 1712, il séjourna à Dusseldorf, où il peignit pour l'Electeur palatin, Johan Wilhelm, de grands tableaux destinés à la déc 'ration du château de Bensberg et conservés maintenant aux musées Je Munich, d'Augsbourg et de Schleissheim. Weenix rentra ensuite à Amsterdam, où il mourut le 20 septembre 1719.

Weenix a collaboré quelquefois avec Van der Helst et avec Kip.

Sa fille, peintre de fleurs, fut son élève, et il fut le maître aussi Je Dirck van Valckenburg, son habile imitateur.

1 74 — Portrait d'homme

C'est le buste d'un homme brun, d'âge mûr, portant les joues rasées, une petite moustache sur la lèvre supérieure, et qui élève dans sa main droite un verre à demi plein. Il est vêtu de noir, le cou orné d'une collerette blanche. Derrière lui. un paysage de rochers.

Toile. Haut., 80 cent.; larg., 61 cent.

Collection Jules Porg'es.

WOUWERMAN (Philippe)

Peintre de paysages, de chevaux et de quelques tableaux bibliques.

Il fut baptise, le ^4 mai 1619, à Harlem, où il eut tour à tour pour maîtres son père, Paulus Joosten Wouwerman, Frans Hais, Pieter Werbeeck et Jean Wvnants. Mais Pieter van Laar l'influença surtout. A part un court séjour à Hambourg, où il travailla pendant quelque temps chez un peintre nommé Evei t Decker, il vécut toute sa vie à Harlem, où, en 1645, il fut nommé commissaire de la gilde de Saint-Luc Durant les quarante-neuf ans qu'il vécut, il produisit plus de huit cents tableaux. 11 mourut à Harlem, le 19 mai 1

Parmi ses élèves, citons ses frères, Pieter et Jan Wouwerman, puis Barent Gael, Jacob Weier, Koori Witholt, Nicolas Ficke, Jacob Warnars, Mathias Scheyte et Anthony de Haen. Johannes I.ingelbach l'imita. Wouwerman a étoffe de jolies figures des tableaux de Jean Wvnants. de Jacob Ruisdael, de Cornelis Decker et peut-être aussi de Meindert Hobbema.

iy5 — Les Ramasseurs de bois mort.

Sur une éminence de terrain dénudé se tient immobile un cheval blanc déjà chargé de quelques fagots. Devant ce cheval blanc, à droite, une fillette coiffée d'un bonnet blanc, vêtue d'un corsage jaune et d'une jupe bleue, est assise sur un coussinet rouge et nous tourne le dos. Derrière elle, debout, une femme, vue de profil, coiffée d'un capuchon noir, la taille ceinte d'un tablier bleu, porte un enfant dans ses bras. A son côté droit, nous faisant face, un jeune homme coiffé d'un grand chapeau marron, tient le cheval par la bride et, au second plan, derrière le cheval, un homme coiffé d'un feutre noir et vêtu d'une jaquette bordée de fourrure, s'agenouille pour ficeler du bois mort. Au premier plan, des branchages traînent sur le sol. Un chien blanc dort. A droite, devant une colline, un autre chien détale et, à gauche du tableau, une charrette monte, tirée par un cheval sur qui un pavsan lève son fouet.

Au loin, des collines éclairées par le soleil levant. Le ciel est chargé de gros nuages.

Signé du monogramme.

Bois. Haut., 40 cent. ; larg., 35 cent.

Collection du colonel Hanker, Beaulieu, Hastings.

— CIi. Sedelmeyer, i8gg.

— du Dr Melville IVassermann.

Halte de chasseurs.

Au premier plan, baissant la tête, un cheval blanc que panse son cavalier, vêtu de rouge, agenouillé sur une sacoche. A droite de ce cheval et de ce cavalier, une dame de qualité se tient sur un cheval blanc, vêtue d'une robe groseille, et, derrière le cavalier qui panse son cheval, voici un autre gentilhomme sur un cheval marron, un faucon à son poing. A gauche, un cavalier qui amis pied à terre, fait descendre sa monture dans un ravin. Au deuxième plan, un cavalier coiffé d'une toque à plumes et, derrière lui, une amazone vêtue de gris. Au premier plan, trois lévriers. Le ciel est bleu, traversé de grands nuages, et l'on voit des montagnes grises au loin.

Bois. Haui., ?; cent.; larg.. 40 cent.

Collection de Novar. Munro Fergusou.

— Creins.

— de Jonge.

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177 — Choc de cavalerie.

Le tableau d'un coin de bataille. A gauche, des fantassins fusillent trois cavaliers qui, au premier plan, galopent. L'un d'eux, qui monte un cheval blanc, vise un fantassin de son pistolet et tire. A droite, le deuxième, décoiffé, brandit un étendard rouge. Son cheval piétine un soldat. Et, plus à droite, c'est le gros de la bataille. Le ciel est orageux.

Bois. Haut., 34 cent. 1/2; larg., 41 cent.

Collection du Baron Edmond de Rothschild. 178 — ■ Chasseurs devant une auberge.

C'est une auberge vieille et lézardée, que suit un mur enveloppé de lierre. Elle est placée à gauche du tableau. Au premier plan, à gauche, devant un chemin montant qui conduit à la porte de l'auberge, nous voyons des barriques et un plat posé sur de la verdure coupée : une poule est endormie sur la première barrique ; puis un paysan, l'aubergiste peut-être, découpe sur une petite table des morceaux de viande noire que guettent trois chiens affamés : l'un des trois chiens, un lévrier, est retenu par un piqueur en costume bleu. Devant eux, deux poules picorent. Au second plan, dans le chemin montant, soutenu par un pan de muraille, qui conduit à l'auberge, un gentilhomme lutine une jeune fille décolletée, non loin du seuil, à côté d'un arbre mort dont les branches dépouillées montent, tordues, dans le ciel. Devant eux, au premier plan, toujours à gauche, et derrière la table où l'aubergiste coupe de la viande, se courbe une vieille femme coiffée d'un madras blanc et tenant dans ses mains un panier. A côté d'elle, un cavalier, descendu de son cheval blanc dont la selle est rouge, boit, la tête renversée, dans un vase de métal. Au second plan, derrière le cheval blanc, une amazone, vêtue de gris violet, refuse en souriant un long verre que lui tend de la main droite un cavalier vêtu de gris clair, tenant à la main gauche son chapeau de feutre orné d'une plume bleue ; un lièvre pend à la selle de ce cavalier et, sous son cheval, on voit deux chiens. Derrière le cheval, un mendiant est assis à l'angle du mur. Puis, une mendiante, portant deux enfants, l'un sur son dos, l'autre dans ses bras, gravit, adroite, le chemin qui conduit à l'auberge, et, derrière elle, nous voyons deux chevaux, le premier portant des provisions, le second monté par un cavalier enveloppé dans un grand manteau brun clair.

Derrière lui et plus à droite, au second plan, un autre cavalier, son fusil sur sa selle et sur ses genoux, laisse boire son cheval dans le fleuve qui coule à droite du tableau et. au premier plan. plus à droite, deux chiens, l'un marron et l'autre blanc, boivent aussi dans ce fleuve que barre au loin un pont où deux personnages sont arrêtés. Et, venant du pont, toujours à droite, voici un homme à pied, chargé d'un ballot et portant un fusil. Au fond, à droite, le paysage. Sur la façade de l'auberge, un pigeonnier. Dans le ciel bleu traînent quelques nuages.

Signé à gauche, en bas, du monogramme.

Décrit par Parthey, vol. Il, p. 807.

Exposé à Londres, 1894, n" 63.

Collection du comte Schœnborn, Vienne, 171g.

— du comte Schœnborn-Pommersfel-

den, Paris, i86j.

— de Lord Dudley, Londres.

Wertheimer, Londres.

— Maurice Kann, Paris.

F. Kleinberger, Paris.

179 — Embarquement de marchandises.

Sur une éminence de terrain, au premier plan à droite, un cheval gris attaché porte un ballot de marchandises et deux hommes s'occupent à l'en décharger; un jeune garçon les regarde. Plus loin, voici une voiture sur laquelle se trouve un homme qui aide un autre homme debout près de la voiture, à soulever les marchandises qu'il décharge pour, tout à l'heure, les embarquer. Et plus loin à droite, un homme avec un cheval chargé de marchandises, qui descendent du monticule ; à côté du cheval est un chien. Du côté opposé, c'est le port et la mer : un bateau est amarré au quai et, au premier plan, un garçonnet dans l'eau appelle un chien.

Haut., 3i cent.; larg., 42 cent.

Décrit dans le Catalogue raisonné de Smith, t. I, p. 3i8, n° 437.

Gravé par Danckerts.

Collection du Président Tugny, iySi.

— Cro\at, ij5i.

— de Sir Simon Clarke, bart., 1S02.

— Jeremiah Harman, esq., 182g.

— du Dr Max Wassermann.

WYNANTS (Jean)

Peintre de paysages.

Né à Harlem en i6ï5. En i65a, il se fixa à Amsterdam et, tout en poursuivant ses oeuvres de peinture, v vécut péniblement du métier de cabaretier. On nomme Adrien van de Velde comme son élève le plus notoire. Wynants, un des grands maîtres de l'École hollandaise, mourut à Amsterdam le 1 8 août 168a. Ses tableaux assez nombreux figurent dans les meilleures collections de l'Europe.

180 — Paysage [avec figures de Wouwerman}.

Au milieu du tableau, ce sont des arbres liés entre eux par des haies. A droite, voici un

cavalier derrière lequel court un homme. Un chien flaire la terre à droite. Devant le cavalier, un enfant tire un autre chien par sa laisse et lève sur lui un bâton menaçant. Plus à droite, une femme porte un fardeau sur l'épaule. Devant elle est assis un homme dont le chapeau noir est orné d'une plume rouge, et qui lit un papier posé sur ses genoux. Au fond, un paysage.

Signé en toutes lettres et daté : / 663.

Toile. Haut., 52 cent.; larg., 64 cent.

Collection Jules Portes.

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