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LE PARTHÉNON

Les architectes du Parthénon furent Calhcrales et Ictinos — les sculptures sont de Phidias. — A peu prèsintact à la fm du dix-septième siècle, les Turcs en firent PLAK -ou PARTHEr-foH. .to,:'\'i'5. une poudrière; il fut détruit en 1687 par les Vénitiens. — Au commencement du dix-neuvième siècle, l'Anghiis Elgin a enlevé presque tout ce qu'il restait des sculptures pour enrichir le British Muséum.

Temple périptère - huit colonnes de façade; matériaux : marbre blanc du Pentélique - colonnes reposent sur un soubassement formé de trois gradins. — Sur les deux entablements des façades, se dressent deux frontons dont les tympans sont décorés de sculptures. 11 y a aussi des sculptures sur les métopes (combat des Centaures et des Lapithes). — Façade peinte et décorée de boucliers. — Trépieds et acrotères sur les frontons.

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Intérieur s Sous le portique de la façade principale s'ouvre le pronaos (vestibule), puis on pénètre dans le naos qui comprend une nef principale et deux latérales. — Dans le fond du naos se trouvait la statue de la déesse Athéna en chr)'séléphantine.

Il y avait probablement dans le naos deux ordres superposés (comme au temple Pœsturn) formant une galerie supérieure. — Derrière le naos, mais ne communiquant pas avec lui, il y avait Yopistodome, pièce destinée à recevoir les trésors et les objets du culte. Les murs intérieurs du portique étaient décorés d'une frise sculptée (procession des Panathénées). — La décoration intérieure comprenait des voiles, des vases à offrande, des stèles votives, des trophées, etc. Le mode d'éclairage.des.temples n'a pas encore été résolu d'une façon absolue.

(C) Principaux temples doriques

(a) — Grèce.

Vieux temple de Corinthe (septième siècle). — Egine :

temple d' Athéna (frontons représentent combat des Grecs et des Troyens (Musée de Munich).

Athènes : temple de Thésée. - Acropole d'Athènes : Le Parthcnon, merveille de l'architecture grecque. — Temple de Sunium. - Olympie : temple de Zeus, l'tiéraion, le Metroon. — Nemée : temple de Zeus. - Phigalie : temple de Bassœ. — Eleusis : grand temple (douze colonnes de façade).

(b) — Italie.

Pœsturn : temple de Poséidon (cinquième siècle, très beau). - La Basilique. - Métaponte.

(c) — Sicile.

Sélinonte : six temples. - Agrigente : temple des Géants (sept colonnes de façade). — Ségeste : temple de Castor et Pollux. - Syracuse : temple d'Arthémis.

(D) Principaux temples ioniques

(a) — Grèce.

Athènes : temple de la Victoire aptère - amphy prostyle élevé en avant des propyîees'sïïr l'acropole (fig. 155); remarquable par l'élégance de ses proportions.

Les fragments des bas-reliefs en marbre servant de balustrade autour du temple de la Victoire aptère représentent des femmes ailées ; ce sont de très beau.v morceaux de sculpture.

U Erecthéion (sur l'acropole d'Athènes) comprend deux temples — cé\hhrt tribune des cariatides — ordre dans son entière perfection (voir le plan fig. 157).

Olympie : le Philippeion, temple circulaire périptcre.

(bt — Asie Mineure.

Temple de Samos. - Le Didyméon, le plus vaste édifice ionique : dix colonnes de façade. - Temple de

ART QREC

Priène (six colonnes de façade). - L'aiihémision d'Ephèse (diptère, huit colonnes de façade) — son portique s'élève sur un soubassement en stylobate (voir art romain).

(B) — Les Acropoles

Primitivement citadelles, puis encejntes^ sacrées. - On avait accès dans l'acropole d'Athènes (plan fig. 158) par les Propylées, dans l'intérieur on trouvait le Parthéiion,

le temple é'Artémis Brauronia, le temple â'At/iéna Ergané, le petit temple de la Victoire aptère, Erecthéion, la colossale statue d'Athéna Promachos, œuvre de Phidias, et des milliers de statues et de trésors. - L'acropole était entourée de murailles et sur ses flancs était creusé le théâtre de Dionysos,

(C) — Les Propylées

Entrées monumentales des enceintes sacrées et des acropoles, les plus célèbres sont celles de l'acropole d' Athènes construis par Mnésiclès. — Portique de six colonnes doriques formantcinq portes, en dedans deux rangées de colonnes ioniques soulignent le passage central (fig. 159). La Pinacothèque, salle se trouvant à côté du passage, était décorée de peintures de Polygnote.

aie principale des propylées de l'acropole est élargie et la

travée du milieu a trois entre-axes de triglyphes au

lieu de deux, donc l'intention du passage central est nettement affirmée

(D) — Gymnases — Palestres

Les Grecs étaient épris de tous les jeux physiques. PoiticQjes servant aux sports, au centre une cour — il y avait aussi des promenoirs pour les philosophes et les .^g savants. — Bains dans la cour.

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(E) — Stades - Hippodromes

Les stades servaient aux courses à pied et aux luttes. — Piste entourée de pentes

sur lesquelles se tenaient les spectateurs (Stades de Messène et d'OIytnpie). — Les

hippodromes étaient réservés aux courses de chars, même disposition que les stades.

Si, chez les Grecs, les hippodromes constituent des édifices assez simples comme disposition, il n'en est

pas de même chez les Romains où ils deviendront la raison d'être de tout un luxe architectural.

(F) — Théâtres et odéons

Les représentations théâtrales avaient le caractère d'une institution religieuse et nationale.

Les théâtres étaient adossés contre les flancs d'une colline afin d'obtenir des gradins naturels.

I (A) — Scène rectangulaire •

I peu profonde entourée de l trois murailles.

I (BJ — Orchestre circulaire Trois divisions , réservé aux chœurs, au centre statue ou autel.

(C) — Gradins s'étageant en demi-cercle, les escaliers convergent au centre.

Théâtre de Ségeste (fig. 160). — Comparer le théâtre romain avec le théâtre grec (fig. 237 et 238).

Les Odéons étaient des théâtres plus petits réservés aux auditions musicales.

(G) — Monuments commémoratifs

Stèles, Colonnes votives, Hermès (pilier terminé par un buste). — Monuments choraglqnes (petits édifices élevés en l'honneur des chorèges qui avaient remporté le prix aux jeux; à leur sommet se trouvaient les trépieds consacrés). — Monument choraglque de Lyslcrate {{\g. 161 et 162).

• (H) — Agora

r>a-'»» Grande place publique entourée de pjrtigues (ces por-

tiques étaient généralement décorés de peintures : pœcîlc d'Athènes).

C'est dans l'agora que le peuple se réunissait pour s'entretenir des affaires publiques.

(I) - Enceintes sacrées ^„itu

L'Enceinte sacrée d'Olymple renfermait un bois sacré et le grand temple de 7 eus, ^.j^-, il y avait encore des petits temples comme .

le Metroon, l'Héraion, le Philippeion, etc., et l'allée des Trésors avec ses colonnes comme- tem moratives, ses stèles, .olrZ ses petits monuments =..o..a..

en forme de temple et \^Xxj:M>à-^^^ Cv^ï \~ \ '

ses statues.

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ART GREC

L'enceinte comprenait aussi des stades, des théâtres, des hôtelleries, etc., tout cela disposé d'une façon pittoresque et relié par des chemins que suivaient les processions les jours de fêtes (fig. 163, plan de l'enceinte sacrée d'Olympie).

Enceinte de Delphes.

(J) — Monuments funéraîres

La tombe était généralement signalée par une stèle décorée de rosaces et de palmetles (fig. 164). — -Routes bordées de tombeaux (la Céramique à Athènes). En Kacédoine : les sépultures sont soutcrraines (Pydna). En Asie Mineurs : les tombeaux sout creusés dans les rochers (t. Lj'diens) ou sont en forme de temples (les tombeaux les plus célèbres sont : le tombeau de Théron à Agrigente, les tombeaux de Cyrène et le mausolée d'Halicarnasse).

(K) — Maison grecque

Voir maison romaine et figures 242, 243. (L) — Fortifications : fortifications de Messène. (M) — Travaux publics : port de Rhodes.

Décadence de l'architecture grecque

Le déclin de l'architecture grecque se produit sous Alexandre, les œuvres deviennent rares : Athènes : Tour des Vents. — En Asie Mineure, un seul effort est tenté à Pergame : acropole et fameux autel décoré de hauts reliefs mouvementés (Lutte des dieux et des géants).

Sous la domination romaine les artistes grecs vont en Italie, néanmoins l'empereur Hadrien élève à Athènes le temple de Zeus et l'arc Hadrien.

Courants

Ionien Vers l'Est (Asie Mineure).

Dorien Vers l'Ouest (Sicile, g'^' Grèce)

3' Sculpture

(a) Sculpture architecturale

Les sculptures extérieures sont en général en ronde-bosse (métopes, frontons), les sculptures intérieures, au contraire, sont en bas-reliet à faible saillie; les Grecs avaient donc une profondeconnaissance des effets produits par l'éclairage.

L'ordre dorique est peu sculpté. - L'ordre ionique est très sculpté.

(a) — Frontons sculptés : Trésor du Cnide {s\\\hmts\hc\€), Egine, Olympie, Parthénon.

(b) — Métopes sculptés : Sélinonte, Thésée, Parthénon.

(c) — Bas-relief des frises : Trésor du Cnide, Victoire Aptère, Magnésie, Erecthéion.

Dans les temples ioniques la frise est généralement sculptée. Les acrotères, motifs ornementaux placés aux extrémités des rampants des frontons, représentent le plus souvent des griffons (fig. 165).

(b) Sculpture (statuaire)

Les Grecs crevaient à de nombreux dieux, chaque dieu étant une force différente de la nature ; les dieux étaient représentés sous une forme humaine, ils avaient une généalogie et une histoire (mythologie).

La sculpture est l'expression qui correspond peut-être le mieux avec la nature et le tempérament grec, elle se signale surtout par la beauté de ses proportions, la noblesse de son expression, la simplicité naturelle des attitudes, la pureté et la sobriété des lignes, par une sérénité à la fois simple et forte qui est comme une pmp]-fjntp^articulière de l'espnt grec.

Les statues sont rarement colossales - les idées et les sentiments sont toujours exprimés sous des formes humaines.

La sculpture grecque, partie d'une plastique rudimentaire, arriva au cinquième siècle à la perfection; il y a plusieurs raisons pour expliquer cette magnifique évolution et ce remarquable et si rapide développement \ Influence de la religion.

/ Les Grecs aimaient à personnifier Jpllr«^ divinités dans un idéal bien défini. [ Influence des mœurs.

B < Jeuxj2hysi4]ies. Les statues devinrent vite des chefs-d'œuvre de forme ana- ( tomique et même, si on peut le dire, de physiologie. l Influence du costume.

C < I pxnstume antique <^t smlptnral - plis souples et flottants laissant deviner f le corps et tous les mouvements.

\ Amour des Grecs pour l'art ) Émulation.

I Origines

Les plus anciennes statues sont des simulacres grossiers et ces formes primitives furent imposées par l'insuffisance d'outillage — les premiers essais de forme humaine représentent des dieux. — Statues en bois, bras pendants collés au corps, interprétation enfantine du visage, exagération des contours, raideur des attitudes, parallélisme des plis du costume et des tresses ou boucles de la chevelure. — La forme du corps en gaine est une marque d'archaïsme, forme qui du reste deviendra plus tard une interprétation particulière pour représenter les Hennés (iWercure). — Le premier progrès est attribué à Dédale qui détacha les bras du corps et donna aux jambes le mouvement de la marche.

2* Principales œuvres et principaux sculpteurs des origines au cinquième siècle j 1' Statues de bois (xoanaj.

I 2° Statues céramiques (îles de la Grèce), I 1 e scu 1 pteu r 1 égen da i re Dédale ? I 3' Statues de métal.

Statues ' Rhaecus de Sam os.

archaïques . / Arthémis de Dc'los

4' École de Sicyone. 1 l (septième siècle),

Dipoinos et Scyllis, fonda- - œuvres Métopes de Sélinonte{Persée leurs de : l'École dorienne. ' / tuant la Gorgone),

Apollon de Tenéa (.Munich).

ART GREC

Ecole donenne

7" École donenne et argienne Kanakhos, Agéladas.

Œuvres :

Apollon Didyméen. (Copie

probable dans VApollon

de Piombino du Musée

du Louvre.)

Les frontons du temple contre les Troyens. -

2" École d'Egine

Œuvres : frontons du temple d'Égine — archaïsme des figures — sourire de l'ancien style : rire égénitique — gestes énergiques et sobres — beauté des attitudes — musculature finement indiquée.

aujourd'hui à la Munich, glypolhlque, représentent la lutte des Grecs

3" Ecole attique primitive Endoios, - Callonidés,

Cristios, — Nésiotés.

Œuvres :

Statues archaïques d'Athéna.

Fouilles de Délos et de

l'acropole de Delphes —

Trésor du Cnide.

Le célèbre Aiirige de Delphes peut être rattaché à l'école attique primitive.

3° La sculpture au cinquième siècle

L'art et la littérature helléniques atteignent sous le règne de Périclès leur plus haute expression.

Kalamis, Myron représentent l'action et le mouvement, statues de dieux et d'athlètes (le Discobole).

Phidias (498-432) personnifie l'art grec tout entier, il donne aux divinités une expression inimitable de noblesse et de majesté, le premier il fait concourir la forme et le mouvement à l'expression de la pensée.

Œuvres de Phidias

Athèna Pro machos qui se dressait au sommet de l'acropole d'Athènes (détruite).

Athèna Parthénos placée dans la cella du Parthénon, debout, vêtue de la longue tunique,~sur le^sque se dressait le sphinx entre deux griffons - sur la poitrine s'étalait la tête de la méduse et la déesse tenait d'une main une lance et portait de l'autre une victoire; cette statue était en chryséléphantine, les draperies étaient faites en or et l'ivoire représentait la chair (détruite).

Les marbres du Parthénon : (a) Magnifiques sculptures des frontons (Naissance d'Athéna, querelle d'Athéna et de Poséidon), il en reste de superbes fragments: le Thésée, TIllysus (fig. 166), les Tr^a.^. fTg -1^6 Kharites, Corée et Demeter (Musée Britannique), draperies supérieurement traitées. (6) Métopes représentant le combat des Centaures et des Lapithes (métope du Louvre), (c) Frise sous les portiques, sujet : La procession des Panathénées, merveilleux défilé où la variété des attitudes, la vivacité des chevaux est merveilleusement rendue (partie occidentale seule en place).

Le colossal Zeus d'Olympie.

Alcamènes, Pœonios (victoire trouvée à Olympie).

Parmi les belles œuvres de l'école de Phidias, on peut encore signaler la Victoire

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attachant sa sandale, fragment de la balustrade du temple de la Xicioire Aptère (fig. 167).

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ART GREC

Type ethnique grec : continuité du nez et du front sur une même ligne droite — petitesse de la bouche — yeux enfoncés — menton saillant — au pied, le deuxième orteil dépasse souvent le premier.

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