‹ Graphique d'histoire de l'artChapitre 20 sur 104 · ÉCOLE D'ARGOS · texte numérisé non relu

ÉCOLE D'ARGOS

Polyclète, perfection de l'exécution, connaissance parfaite du corps humain, étude des proportions (le Doryphore, canon (fig. 168), le Diadumène, jeune athlète se ceignant d'une bandelette - Polyclète réalise dans ses œuvres la beauté type de l'idéal physique.

4" La sculpture au quatrième siècle

Scopas (Apollon Miisagète, frises du Mausolée d' H alicarnasse, moiivement, recherchejle reffet et ju pittoresque, comparer avec la frise des Panathénées du Parthénon.

Praxitèle: éléganceetdélicatesse des formes; il crée pour ainsi dire le type d'Aphrodite, Vénas du Cnide (Vatican), \ Hermès d'Olympie, le Faune (iig. 169), V Apollon Sauroctone. On rattache à l'école de Scopas : la Victoire de

Samothrace (Louvre) (fig. 173), la Ve'nus de Milo (Louvre)

(fig. 172), \ts, Niobides (Florence) et les stèles funéraires : 5/^/^

d'Hégéso (Athènes).

l-iTt^e. d^ &d^,€ui^n& ÉCOLES DE LA DÉCADENCE

f: ^7( (Ne pas voir dans le mot décadence une idée d'infériorité et de recul. — Si les

œuvres de cette période n'atteignent pas en grandeur et en beauté les œuvres des périodes précédentes, elles n'en sont pas moins encore souvent des morceaux très remarquables).

Ecole argivo-Sicyonienne

Lysippe emploie le

canon de huit têtes — type

•plus élancé (Apoxyotnène,

athlète au strigile) (fig. 170).

Auteurs inconnus La Diane de Gables (Louvre). L'Apollon du Belvédère (Vatican), attribué à Léocharès.

École de Pergame Œuvre :

, La Gigantomachie de l'autel de Pergame, aspect tourmenté, violence — l'art se dramatise.

École de Rhodes Colosse du soleil (détruit) — Athénodoros et Agésandros: le Laocoon, douleur bien représentée mais emphase.

École de Traites

Apollonios (Le Taureau Farnèse, le Torse du Belvédère) (fig. 171).

Au quatrième siècle^ la sculpture des figunnes en terre cuite est en pleine apogée

tuettes de fanagia.

Caractère des grandes écoles grecques (i) :

École de Phidias : force sereine.

École de Praxitèle : grâce langoureuse.

École de Scopas : passion.

École de Lysippe : éléganc; nerveuse.

Écoles de Rhodes et de Pergame : souflrance physique

(1) D'après Salomon Reinach : Apollo

École d'Fphèse Agasias.

merveilleuses sta-

mouvements tumultueux de l'âme et du corps

4' Peinture

I! ce ECUS reste r:er. de !a peinture grecque, et li nous faut l'étudier dans les œuvres peintes romaines cai reproduisaient presque toujours les peintures grecques. -~

Le premier nom connu est Polvs^notc^ contem.porain de Phidias; il décora le pnecile d'Athènes (Prise de Troie, Bataille de Marathon); il fut aidé par Micon, — Apollodore, célèbre par ses tableaux de chevalet - Au quatrième siècle : Zeuxb, Parrhasios, Apelle (le Phidias de la peinture), Protogène.

S' Art décoratif

Les qualités de l'art décoratif grec sont le goût et la pondération.^

Le décor grec reste indépendant de la substance décorée — il est le même sur un vase d'argile et sur le métal d'un casque — (méconnaissance d'une loi décorative très importante qui veut que le décor soit exclusivememt établi en vue de la matière).

€,7, ■'0-11 -f? jyti«a»'»%e>*U

Omementâ.

pigiaij

r.ogu,ie4 -l7tci.lS9

N'ase :or.r:h en à zor.es d'aai.T.aux.

ART GREC

La décoration grecque a deux sources :

1" Géométrique 2" Végétale

Combinaison des droites : Grecques. Interprétation de la feuille, de la fleur,

Combinaison des courbes : Postes. formes ramenées càdes figures simples :

Combinaison des droites et des courbes : Paltnettes, Rosaces, Fleurons, Rinceaux.

Entrelacs, Torsades, Oves, Perles.

Métal

L'orfèvrerie se mêle à la sculpture (sculpture chryséléphantine), incrustation des métaux dans les meubles.

Meubles tables dont les pieds ont la forme de

Lit très haut (escabeau pour y monter) pattes d'animaux.

Céramique

Réputation universelle.

La céramique grecque tire sa valeur non pas de la beauté de sa pâte, ni de l'éclat de sa couleur, mais de l'harmonie de ses formes, de la pureté du galbe de ses contours et de la richesse de sa décoration.

Les vases destinés à contenir les liquides sont les cratères, les amphores, VhydrietX le kalpis.

L-es vases à usages variés sont : \ oxlbaphon (f), vase à vinaigre; le stanimos (h), vase à filtrer; le ke7ébé{k), vase à sacrifice. — Vases servant à verser : VŒnochœ (o).

Coupes

Le Kylix (w). Le Kvathos (p).

Le Kanthare (m). Le Karkhesion (n).

Le Rhyton (q), vase à boire se terminant par une tête d'animal ou un visage humain (fig. 210).

Vases à parfums

Le Pyxis (v), boîte à fard.

Le Bombylos (z). L'Alabastron (s).

Le Lécythos (t).

L'Aryballe (ii).

Décoration des vases

3 divisions

1" Figures noires sur fond rouge (jusqu'au cinquième siècle).

3" Poteries à fond blanc

2" Figures rouges sur fond noir. (du quatrième siècle

troisième siècle).

A ror[gine l'ornementation est végétale, la faune marine se trouve représentée sur les vases mycéniens (1600 a 1 100 av.J.-C!),puis viennent les vases à décor géométrique (1 100 à 750) : cercles isolés ou concentriques, lignes parallèles, lignes brisées, triangles. (Variété : vases dipyliens avec cortèges et animaux stylisés).

La troisième période comprend leS-XâSÊS~d£-.st)Lle£printhien (750) (fig. 209) décorés de zones avec frises d'animaux — Influence asiatique : dieux inconnus des Grecs — Fond jaune clair, figures noires.

La quatrième période marque l'apogée des vases à figures noires surfoad rouge (600 à 500) — Sujets représentant des scènes mvtholo- CTJ^ijjes avec les héros de l'Hellade. Les personnages occupent alors

tout le vase.

Au quatrième siècle : scènes intimes et familières, compositions avec de ^^^^^^^^~~^^^ nombreux personnages - Vases à figures rouges sur fond noir^

Les plus anciennes poteries grecques ont été trouvées à Hissarllk, elles

F j. :;;•. Khvton. Fig. 2ii. Masque.

sont ornées de rudiments de visages.

Les vases grecs furent très en faveur; on les offrait en récompense

aux vainqueurs des Panathénaïques (Amphores Panathénaïques'». Les principaux céramistes furent : Nicosthènes, Ergotinos et Clituis

(première manière) — Euphronios (deuxième manière).

Page 1