‹ Graphite [microforme]Chapitre 48 sur 73 · SKIS · texte numérisé non relu

SKIS

Fig. 32 -— Séparateur de

lui-ci en lus fines | bassin F à ia e bross qu'il à minute,

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particulièrement ceux de graphite en introduisant le minerai desséeh et broyé ans un récipient où L'eau est maintenue en manière que les particules qui devraient flotter Soient entrainées plus loin que celles qui ne peuvent : ;s flotter. L'appareil est

figure 32 qui en donne une Section verticale :

MOUVement, de toile représenté dans la

(a) est un récipient où on recoit le graphite où tout autre minéral. et

auquel l'amène un courant d'eau peu profond (b) qui traverse la partie supérieure du récipient (ce), le sable ou les substances lourdes qui ne

Pas entrainées par le courant tombent au fond de (e),

sont

On 6btient un courant d'eau de forme convenable en se servant d'une

pomme (4) placée à l'extrémité d'un tuyau (e) qui pénètre à une certaine profondeur dans le récipient (ce) en étant mäintenu près de la paroi. La pomme est disposée de manière à ce que le courant soit ascendant et dirigé sur la paroi du récipient,

Le minerai desséché et pulvérisé est projeté dans l'eau après avoir glissé sur une planche (h) sur laquelle le décharge une trémte (g&) fermée par un rouleau canelé (j) qui a pour but d'en régler le débit.

Le procédé diffère des autres procédés de séparation par le fait que le minéral est séparé, tandis qu'il est see à la surface de l'eau au lieu de

l'être à see dans l'air ou par immersion dans l'eau. Cuves à sédimentation.

Ces appareils servent à séparer les produits triés (mineral on

gäan-

gue) de l'eau dont on s'est servi pour le triage, On distingue :

1 Ceux qui servent à rassembler une grande quantité de grains gros- Siers et lourds.

2—Ceux qui recoivent les Caux provenant des précédents et permet-

tent le dépôt des matières fines.

Les cuves de la première espèce sont généralement beaucoup plus petites que celles de la seconde, Elles ont les dimensions suivantes dans ls usines de Bohème: un mêtre et demi à deux mêtres et demi de lonsueur, un mètre à un mètre et demi de largeur et environ un mètre de profondeur, Les autres Sont toujours rectangulaires et ont de 6 à 8 mètres de longueur, 1 à 1.5 mètre de largeur et 15 mètre de profondeur On laisse le graphite se déposer dans ces enves Jusqu'à une certaine hau teur, on enlève l'eau et on retire le graphite à la pelle pour le transporter au filtre-presse, Le meilleur graphite vient de la dernière cuve et Ja quaté diminue en se rapprochant de la première,

Très souvent ces enves sont disposées en séries et réunies par des “niveaux en bois de telle manière que n'importe laquelle d'entre elles peut être isolée, vidée et nettoyvée par le fond.

Filtres-presses.

Dans les premiers temps de l'exploitation du graphite, dans les mines de Bohème, il y a 30 ou 40 ans, on avait beaucoup de difficultés à débor rasser la boue de graphite de l’eau qu'elle contient, On a essayé bien des méthodes afin d'arriver à ce but; pendant longtemps on a fait sécher le graphite sous de longs abris puis au-dessus du feu. On a essayé aussi des turbines centrifuges; mais ces procédés étaient lents et demandaient beaucoup de main-d'oeuvre; de plus, ils ne permettaient que la manipulation de petites quantités à la fois. Les procédés modernes de production exigent des méthodes plus rapides et c'est ce qui a amené l'emploi des filtres-presses.

Un filtre-presse (Fig. 33) consiste, en principe, dans une sér de compartiment formés de plaques embouties ou non et isolées par des cadres

Fig. 33.—-Filtre-presse

dont la largeur détermine l'épaisseur de la matière comprimée, Sur les plaques et cadres se trouve de chaque côté un épaulement qui repose sur deux barres parallèles. L'une des extrémités de celles-ei est attachée à l'avant de la presse et la pièce d'arrière est serrée contre tous les cadres à l'aide d'une forte vis, où d'un piston hydraulique placé sur une traverse à laquelle est fixée l'autre extrémité des tiges. A la surface de chaque plaque est tendu le tissu de coton qui sert de filtre,

La substance à filtrer est pompée à la tête de la presse et est distribuée dans les filtres grâce à un canal ménagé dans les plaques. La partie solide, retenue sur le filtre, remplit peu à peu le cadre,

L'eau s'échappe par un robinet placé sur le côté de chaque plaque où passe dans un canal fermé qui traverse la presse, Les robinets permettent de vérifier l'état des filtres et d'isoler les cadres où ceux-ci seraient défectueux en les fermant lorsque le liquide ne passe pas clair. D'autre part le

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canal économise un peu de temps car lorsqu'on remplit la presse il n'\ pas de robinets à ouvrir ou à fermer.

La bone est pompée dans la presse SOUS Unie pression de 99 à 100 livres jusqu'à ce que la masse soit solide à l'intérieur des cadres. La presse est alors ouverte à l'aide de la vis ou du piston hydraulique, et les cadres sont vidés l’un après l'autre. On fait Passer un courant d'eau claire dans tous les canaux et les cadres et on recommence l'opération.

La pompe employée doit être d'un modèle spécial car dans une pompe

ordinaire des grains de minerai pourraient s'introduire dans le

s soupapes et en arrêter le fonctionnement, ce qui ne manquerait pas de se produire

souvent. Dans les mines de Bohème on emploie les pompes ‘à mem brane”"; les pistons y sont séparés des soupapes pa, des membranes avant un dispositif spécial, ee qui évite l'engorgement de l'appareil. Les boues sont généralement réunies dans des bassins circulaires où on les agite constamment, Lorsque le graphite à été traité chimiquement, aussitôt la filtration finie on fait généralement passer à travers les cadres pleins un courant d'eau claire, quelquefois chaude afin d'enlever les produits chimiques qui pourraient être restés dans la masse.

On fait des filtres-presses de capacités et de modèles différeuts en Amérique et en Europe: l'auteur à vu en Bohème et en Moravie, de larges filtres-presses qui pouvaient traiter de 600 à 1000 livres de graphite à la fois. Le remplissage d'un appareil prend de 3 à 4 heures, ce qui fait de 1800 à 2400 livres de graphite pour une presse, par journée de 12 heures. sèche dans des fours où il est maintenu à une température de 100°C pendant 24 ou 30 heures: Les plus bea:x :chantillons sont alors embarillés

L'humidité du graphite ainsi comprimé est de 18 à 23 pour cent: on le

et livrés, au commerce, tandis que les autres sont pulvérisés de nuerviau dans un broyeur à boulets et triés avant d'être expédiés,

Procédé Merrill,

Le 29 janvier 1905, M. Charles Merrill, de Lead, S.D., a obtenu un brevet pour un nouveau procédé concernant le traitement des boues* Il a pour but de faciliter l'enlèvement des matières solides contenues dans le filtre-presse et de diminuer le prix de revient de ce travail.

I permet également l'introduction séparée de substances nettoyantes où autres dans les compartiments.

Quand on se sert de filtres-presses, on à l'habitude de séparer les cadres et de retirer la matière solide restée sur le filtre en enlevant le cadre, généralement à la main. Cette méthode est coûteuse, vu le nombre de endres à manier et, par suite de l'usure des filtres qui est rapide; de plus le temps occupé à cette opération est perdu pour la filtration, ce qui réduit

" Eng. & Mining Journal, 30 sept. 1905, p C0?

le débit de la presse. L'emploi de cet appareil est done limité au cas où la substance filtrée a suffisamment de valeur pour légitimer les dépenses dont on vient de voir la cause. Enfin, la nécessité d'enlever la masse solide de chaque cadre séparément fait qu'on a une tendanee à augmenter la profondeur des cadres afin d'augmenter leur eapaeité individuelle cette augmentation d'épaisseur exige un accroissement de pression au moment de la filtration et se trouve ainsi indirectement augmenter encore le prix de revient de cette opération, Dans le filtre-presse Merrill, les

cadres sont construits de telle manière que le produit peut être enlevé sans démonter la presse: dans ee but, chaque compartiment est muni d'un

conqauit spécial par lequel on peut introduire sous pression un liquide, uni

vapeur où un gaz et la masse filtre est chassée par une ouverture dans le

cadre. On peut se servir du canal par où sont introduites les boues au

heu d'avoir un conduit spécial.

Appareils accessoires.

Parmi les nombreux appareils accessoires qu'on rencontre dans une usine, nous citerons les suivants qui sont importants:

1—Silos à minerai: La production irrégulière du minerai par l:

mine exige l'emploi de silos assez grands pour emmagasiner l'excès de

minerai extrait à certains moments, excès qui sera utilisé quand les opéra-

tions dans la mine se ralentiront. Il arrive souvent que l'extraction et le

traitement sont poursuivis d'une manière continue, tandis que la sortie du

minerai et l'expédition des produits ne sont faites que pendant le jour.

En général, on construit les silos de manière à ce qu'ils contiennent la

production de la mine pendant 24 heures et ils sont souvent beaucoup plus

grands. On emploie aussi dans certaines usines des silos pour emmagasi

ner le minerai en cours de traitement de manière à ce qu'un arrêt tempo-

‘aire d'une partie ue l'usine ne provoque pas l'arrêt de toute l'usine.

2, Manches d'alimentation :—Quand on fait passer directement dans les broveurs le produit provenant du concasseur, il arrive souvent qu'un

afflux inattendu de minerai produit un engorgement ; et à moinns que le

broyeur ne soit puissant et particulièrement résistant, ce qui n'est pas le

eas d'habitude, il sera sujet à se briser. Pour éviter cet inconvénient, on

emploie des manches d'alimentation, maintenues pleines de minerai quel

les délivrent automatiquement, généralement à l'aide de vannes oseillantes.

3.—Enlècement des morceaux de fer, boulons, etc. :—Pour éviter des ef.

forts exagérés sur les cylindres et l’engorgement des machines on se ser

parfois de tamis grossiers pour enlever les débris qui peuvent se trot

dans le minerai quand il est passé au concasseur. Pour enlever les

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ceaux de fer on se sert dans certaines usines de puissants électro-aimants. Les figures 34a et b, montrent deux dispositifs de cette nature.

(l = | RE = M ee da ep) Étrassaer et temn A)

Fig. 34a.

4—.lspirateurs de poussières Quand le minerai est traité à see, il peut y avoir tant de poussières provenant des broveurs, des coneassenrs et des tamis qu'il est nécessaire d'employer des aspirateurs pour les enlever, Ceux-ei entrainent les poussières dans une chambre filtrante où elles se déposent facilement: cette chambre consisté en une pièce où sont suspendus un grand nombre de sacs en toile grossière: l'air passe à travers les sacs et la poussière reste à l'intérieur de ceux-ci.

D.—T'anis:—On les divise en deux classes: les tamis rotatirs et les mis à secousses. Ceux-ci sont souvent employés pour séparer les lamelles de graphite de la poussière; une brosse tourne à la partie inférieure et nettoie les mailles di tamis. HIS peuvent avoir un mouvement latéral, verfiéal on rotatoire et le nombre des secousses varie de 200 à 300 par minute, Les tamis rotatifs peuvent être evlindisques, prismatiques où trone-coniques. Ces derniers se vident d'eux-mêmes, tandis que les premiers sont inelinés pour la vidange des produits qui n'ont pas passé dans les mailles. Le nombre de leurs révolutions varie de 16 à 20 par minute. HIS sont construits soit de fortes toiles métalliques (pour les tamis les plus grossiers) soit de fils d'acier nickelés ou de toiles à tamis en soie ou en laiton pour les tan ts fins).

6. Pompes a boues :--On se sert surtout des pompes centrifuges pour élever les boues, ear comme elles n'ont ni Soupapes ni pistons elles sont Moins sujettes à se déranger, Elles se composent d'une roue à aubes monie St un arbre horizontal et entourée d'une enveloppe épaisse: le prin-

cipe de €: mmpes est le même que celui des aspirateurs de poussières.

La boue pénetre au centre et s'échappe à la périphérie où l'entraine la

force centrifuge, Ces pompes sont simples de construction, ont un grand débit, coûtent peu et exigent peu de soins. La dimension la plus employée dans les usines à un orifice de refoulement de 2 à 3 pouces.

Principes sur lesquels repose la séparation des graphites.

Nous avons maintenant décrit chaque machine séparément et il nou reste à considérer l'usine dans son ensemble. Toutefois, 1e graphite se rencontre en minerais de compositions si variées qu'il est impossible d

donner des règles générales sur ce sujet.

Deux minerais de composition identique ne peuvent quelquefois pas être traités de la méme manière par suite de leurs propriétés physiques différentes. On s'en rend bien compte dans le cas du graphite en lamelles et du graphite amorphe: ces deux variétés se trouvent dans le gneiss dans les mêmes localités, mais les procédés de séparation applicables à lune ne le sont pas à l'autre. Le traitement des minerais contenant en mén temps les deux variétés est encore plus compliqué.

Une autre difficulté provient du fait que la gangue dans certaines localités change quand les travaux d'exploitation s'étendent et c'est mêm un des problèmes les plus sérieux que l'en ait à résoudre dans la construetion et la mise en opération des usines à graphite. Le choix des méthodes est généralement laissé au hasard et sans considération de la nature du minerai. Quand on découvre un dépôt de graphite, on fore d'habitud des trous de facon à déterminer la qualité du graphite et l'allure dv filon. Lorsque le minerai semble en quantité suftisante et de benne qualité on creuse de larges excavations, on fore un puits ou on peree une galerie pour suivre le filon et en général, surtout si l'entreprise doit se soutenir ellemème financièrement, on construit une usine pour le traitement du mine rai d'après les données fournies par l'analvse d'échantillons provenant des parties de la propriété qui semblent appelées à fournir la plus grand partie du minerai. Très souvent, cependant, surtout dans les formations cristallines la nature du minerai Se modifie avec les progrès de la mine tant au point de vue physique qu'au point de vue minéralogique: c'est ainsi qu'un minerai laminaire peut devenir un mélange de graphite lami naire et de graphite amorphe, tandis que la gangue et les minéraux acces soires qui la forment changent aussi: et l'usine construite pour le trait ment d'une espèce de graphite se trouve avoir à traiter une espèce tout à fait différente, I faut alors modifier la disposition des appareils et peut être même ceux-ci: parfois tout le système doit être abandonné et remplacé par un nouveau, ce qui, la plupart du temps, coûte fort cher,

L'auteur à un cas présent à l'esprit dans lequel la propriété pros peetée indiquait un graphite laminaire dans du quartz. Une usine fut construite pour le traitement du minerai avant que l'exploitation ait été

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poussé loin, et quand les travaux eurent acquis une certaine importance, on s'apereut que le graphite en lamelles devenait plus rare et qu'il était remplacé par la variété amorphe. De plus, la gangue de quartzeuse était devenue purement calcaire. On essaya de faire face aux conditions nouvelles en modifiant l'usine à plusieurs reprises, mais sans succès, jusqu'à ce qu'on se fut rendu compte que toute modification était inutile et qu'il fallait construire une usine entièrement nouvelle, Les ressources financières de la compagnie ne lui permettant pas ce sacrifice: usine et mine durent être abandonnées,

Cet exemple nous prouve qu'on ne doit construire une usine que quand toutes les conditions concernant la mine sont connues, et on ne peut arriver à cette connaissance que par une étude raisonnée de la mine. l'exploration des différents filons et l'examen du dépôt au point de vue de sa richesse et de la nature de la gangue. Avant d'avoir toutes ces intormation, on ne doit tenter aucun traitement sur une grande échelle, car les dépenses d'exploration sont minimes comparées à celles de la construetion d'une usine dont les méthodes sont choisies au petit bonheur sans avoir étudié et sans connaître les conditions qui existent dans la mine.

La séparation méeanique des minerais date des anciens, mais elle à fait des progrès énormes depuis dix ans, progrès qui ont eu leur répereussion sur la préparation générale des minerais. Il semble probable qu'on ne S'en tiendra pas là et s'il est difficile de dire dans quelle voie se produiront les nouveaux progrès, il n'en est pas moins vrai que les chercheurs Sont au travail. [n'y a pas cinq ans qu'il n'v avatt encore d'autre méthode pour la séparation mécanique que le triage à la main, la concentration par déplacement, le lavage sur des tables et la séparation magnétique, celle-ci d'une application très limitée. Depuis on à introduit des procédés entièrement nouveaux comme la méthode électrostatique, la eoncentration par l'huile de pétrole, la mise en suspension des minerais dans certains bains. On à pu ainsi séparer un grand nombre de minéraux de densités voisines et qui ne pouvaient être séparés par déplacement où par lavage. On peut maintenant séparer le phosphate de la hornblende bien que les densités de ces deux minéraux ne diffèrent que de 6.35: de plus, la molybdénite, la monazite et autres minéraux rares peuvent êtres isolés de leur gangue ce qui est très difficile par les moyens ordinaires. Les expériences ont montré que le graphite peut être éleetrostatiquement débarassé de sa gangue et il est probable que cette découverte aura, avant longtemps, des applications commerciales. Les expériences ont réussi, an moins en partie et ee n'est qu'une question de temps et de quelques mourfications pour que le succès soit définitif. n'est pas sans intérêt de citer les lignes suivantes de W. R. Ingalls, sur la séparation des minerais.* “Peu de gens, sans doute, réalisent l'importance probable des progrès auxquels ils vont assister pendant les dix prochaines années et les résultats

que ceux-ei permettront d'atteindre, Test certain qu'il y a pas de pro cédé qui soit une panacée applicable à tous les problèmes difficiles di traitement de minerai. Pour certaines substances, tel procédé convient, pour d'autres, tel autre; pour d'autres encore on arrive an meilleur 1 sultat en combinant deux ou trois procédés spéciaux, où d'avantage. On n'a pas encore fait de grands efforts dans cette dernière direction: mais ce sera le résultat logique auquel on arrivera quand l'établissement des plans d'usines passeront des mains des promoteurs d'appareils spéciaux dans celles d'ingénieurs chargés par leurs clients d'obtenir les meilleurs

résultats." Comparaison entre le procédé sec et le procédé humide.

Dans la Séparation du graphite et de ln gangue, les propriétés physi que du minéral permettent d'employer des méthodes spéciales, Etant mou il peut être facilement écrasé et sa faible densité rend possible sa r duetion en poudre et son dépôt subséquent par sédimentation, Certains graphites donnent de larges lamelles, tandis que la gangue se brise en

éclats et on peut Séparer ces deux produits par tamisage,

En ce qui concerne la méthode humide, elle n'est applicable que quand le minéral est traité avec beaucoup d'eau: il est ensuite nécessaire de se débarasser de cette eau ce qui est coûteux. HE faut servir de fil tres-presses et sécher au four: ce sont des opérations qui exigent beaucoup d'attention si l'on veut en maintenir bas le prix de revient,

Deux autres désavantages de la voie humide sont: la perte dans les eaux résiduelles et la difficulté d'obtenir le dépôt des boues. Enfin. le fait que les particules graisseuses du minéral ont une tendance à flotter cause parfois des pertes et souvent beaucoup d'ennuis.

Dans les pays à hiver rigoureux, comme le Canada, la congélation de l'eau est une grave source de difficuités.

D'autre part un des grands avantages de la voie humide est qu'elle réduit en boue les matières terreuses et argileuses, et met en liberté Les particules cimentées par cellesei: ces particules sont alors susceptibles d'étre traitées.

Quant à la voie sèche, le point le plus en sa faveur esi l'emploi de l'air pour la séparation: ce véhicule est peu coûteux ear ft supprime les pompes Spéciales, les frais d'élévation des boues et le séchage du produit final. Dans le cas de graphite amorphe où d'un graphite laminaire riche en graphite amorphe, on pent aspirer les poussières provenant des broveurs et des tamis et dans la plupart des eas le produit obtenu est as sez riche pour pouvoir être expédié directement des chambres colleetrices La gelée n'a aucun inconvénient et les produits obtenus sont sees et prêts

à tre expédiés à tout moment, D'autre part, le traitement par voie sèche

de pro exige que tout le minerai soit desséehé au début, ce qui, dans le cas des ciles di mines humides, est une opération coûteuse,

vient, Avec l’eau on peut facilement traiter les gros grains et lu poussiere, leur 1 tandis que l'air ne peut être employé pour les premiers et que Le traits ge. On ment à see de la seconde est inférieur à son traitement par la voie humide,

s His

ent des Densité de graphite et de quelques minéraux.

ÉCiaux

eilleurs Dans le tableau suivant ont été réunies les densités d'un certain nombre de minéraux qui peuvent former la gangue du graphite ou se ren contrer dans le minerai.

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Etant Composition chimique Densité

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OxÈène RsIo

LA 151) 3 1 à EME SR Pet luartz

Dana, Mineralogy.

Composition chimique Denmits

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La principale difficulté duns la concentration du graphite résulte du mélange intime des minéraux qui forme la gangue et de la similituee di leurs densités. On peut dire que la séparation du graphite et de su gun gue est un des problèmes les plus difficiles de In Préparation moderne des minerais, Les deux méthodes humide et sèche ont leur désavantage mais

il semble que la première à donné en pratique, de meilleurs résultats.

Dans les mines de Bohème et de Moravie, où le minerai est uniforme. les procédés adoptés pour le traitement de celui-ci sont le résultat de l'ex périence de bien des hommes pendant une période de 50 ans: le svstéin est évidemment ce qui convient au distriet: on v a trouvé que la voi humide était mieux adaptée aux conditions locales: cette méthode 1 est encore améliorée de nos jours, mais les améliorations qu'on V fait naissent dans le distriet même.

Dans la méthode humide, telle qu'elle est pratiquée en Bohème et on Moravie, on à constaté que les agrés

‘S À gros grains qui accompagnent le graphite peuvent en être séparés facilement, mais les substances qui fui Sont associées et sont très divisées, telles que les silicates et l'oxyde de fer, ne peuvent en être séparées par un courant d'eau. Dans les graphites ni contiennent ces substances, ln proportion des cendres ne peut être réduit par la voie humide, comme l'a démontré Stingl qui avait fait un certain nombre d'essais duns son laboratoire avec des minerais provenant des mines de Bohème, On PEUT remarquer à ce sujet que Schaffel. en 1SS6 avait déjà fait une série d'essais et de recherches sur le traitement à |’ des graphites dans le laboratoire du K.K. Geol, Reichsanstalt à Vie

Schaeffel démontra d'une manière probante qu'avee la méthode par là

Vage On ne peut obtenir que la Séparation du graphite et des minéraux sous forme de gros grains. tandis que les substances non combustibles fi ment pulvérisées qui forment Las cendres du graphite ne peuvent être duites par le lavage le plus compliqué. Stingl ajoute que les efforts faits

dans ee sens dans les mines d'Autriche ont eu peu de succès. Les pr

* Jarhbuch, K. K. Geol Felchsanstalt, 1866, 126.

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