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trone-conique et est en acier; on y fixe temporairement un morceau d'aeier correspondant à la mine à mouler et on verse autour tn métal où un alliage: après refroidissement on enlève le moule d'acier, Cette méthode a l'avantage de permettre facilement les réparations. La pâte comprimée dans le trou est recue sur une planche polie horizontale, Après un premier séchage on place les mines dans des rainures et on les maintient entre deux planches de manière à ce qu'elles restent droites au séchage.
D'après Buechwald, les nouvelles presses sont construites de manière à ce qu'en changeant le fond des eylindres on puisse facilement produire des cravons de différentes formes et de différentes épaisseurs. De plus, les mines aussitôt moulées sont reeues sur une toile sans fin, ee qui évite toute déformation ou brisure; un couteau les coupe de la longueur vou lue. Ilest de la plus grande importance que ces mines soient parfaitement droites car la plus légère déformation les empêcheraient d'entrer dans les rainures: 1/100 de millimètre est souvent suffisant pour rendre la mine inutilisable. Toute mine déformée an moulage est remélangée à la pâte. Dans beaucoup de presses modernes le eylndre est chauffé de telle manière que la mine quitte celui-ei presque sèche, ce qui réduit de beaucoup le séchage subséquent.
La figure 50 représente une presse de cette nature. Les evlindres (ee) dans lesquels on met la pâte sont fixés à une plaque épaisse (6). Les tiges (ff) sont terminées par des pistons plongeurs et attachées à une traverse (1) qui est mue par le piston-plongeur de la presse hydraulique (k). Cette traverse est aussi attachée par deux tiges au piston (r) de la presse hydraulique (1). Les deux presses ont une mème pompe de manoeuvre et on peut soit envoyer l'eau en (k) et faire descendre les pistons, soit l'envoyer en (1) et les faire monter.
Les cylindres (ee) sont entourés d'une enveloppe où peut circuler de l'eau chaude ou de la vapeur, ce qui permet le séchage partiel de la pâte comme nous l'avons déjà dit. Ilest utile de vérifier la température à l'aide d'un thermomètre, ear lorsque c'est trop chaud la pâte peut boucher les orifices. On refroidit les mines à la sortie du cylindre à l'aide d'un ventilateur attaché à celui-ci.
Un levier (p) permet la manoeuvre des pistons dans un sens où dans l'autre.
La euisson est une des opérations les plus difficiles dans la fabrication des crayons: on a tôt fait d'obtenir des mines réfractaires, déformées et inutilisables si on laisse la température s'élever trop brusquement. Les morceaux eux-mêmes étant euit ne peuvent resservir dans la pâte. Plus la température est élevée plus les mines sont dures pour une composition donnée de la pâte.
On détermine pour chaque pâte par des expériences préalables la
température qui convient pour les crayons durs et pour les crayons mous.
On se sert généralement du pyromètre de Wedgewood. La euisson a Heu
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Fig. 60.—Presse à mines perfectionnée.
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dans des creusets dans lesquels les mines sont placées verticalement au milieu de poudre de charbon de bois, une couche de plusieurs pouces de la mêrae substance recouvrant le tout. On ferme alors le creuset avec soin
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Fr et on le place dans nn four spécial.
Conté avait imaginé un four qui, VU sa forme compliquée, ne peut être employé que pour les crayons de très bonne qualité.
Les crayons mous sont plongés dans la cire après li euisson ce qui les rend plus résistants.
Une série d'essais faits dans les premiers temps par Ci nté et Humblot ont prouvé qu'on ne pouvait pas obtenir des crayons d'une dureté donnée et uniforme en se servant seulement d'argile et de graphite.
Conté et Humblot arrivaient à produire de tels crayons en trempant les mines sèches dans des solutions salines plus où moins concentrées, laissant sécher et cuisant ensuite. La masse devient plus dure sans perdre de son uniformité. Les sels à préférer pour éette opération, sont les sulfates.
Depuis une dizaine d'années on se sert de très bonnes machines à couper le bois, presque toutes de création américaine et le travail du bois à crayons a été bien modifié, Autrefois, le travail était presque entière ment Fait à la main ou avec quelques machines primitives: aujourd'hui tout le travail est mécanique et naturellement beaucoup plus rapide. Quant aux espèces de bois, dont on se sert, ce sont le pin et le sapin pour les era ons ordinaires et le cèdre pour les crayons de bonne qualité: parmi les bois compris sous le nom de bois de cèdre et employés pour les eraxons on peut citer: le bois du honiperus Pirginiana, celui du Cupressus Th\oides et celui du Cedrella Odorata.
Afin de donner une idée du bois consommé par l'industrie des éravons nous dirons qu'en 1906 en a pr duit aux Etats-Unis 350,000,000 de crayons qui ont demandé 110,000 tonnes où 7,300,000 pieds eubes de bois (200 tonnes ou 20,000 pieds eubes par jour). Comme la plus grande partie de ee bois est du cèdre rouge, les réserves de cet arbre disparaissent et on n'a pas trouvé de bois qui le remplace, Chaque Américain, d'éducation moyenne, âgé de plus de dix ans, use six cravons amérieains par an I a dix ans il n'en usait pas ein.
Le grain du cèdre rouge est tendre ct mou et quand il éroit dans de bonnes conditions il est facilement exempt de défaut. Ces qualités font qu'ilest difficile de le remplacer. [est probable qu'auenne autre industrie n'exige le bois de cèdre au même degré que celle des crayons: on peut ajouter que le bois de cèdre à crayons est le seul dont le prix se donne à la livre.
Bien que le fait soit curieux, il n'en est pas moins vrai qu'on à pris aucune mesure pour s'assurer des ressources e1l cèdre dans l'avenir. Ceci est sans doute dû au manque de connaissances sur la croissance de cet arbre et à la croyance populaire que le cèdre de seconde venue n'atteint jamais les dimensions marchandes.
En conformité avec son système d'encourager l'exploitation ration-
. des arbres aux Etats-Unis. le service forestier américain, après avoir
étudié le cèdre rouge, a conelu de ses recherches qu'il pouvait étre cultive
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avee avantage dans les régions où il pousse naturellement. Quelques moe difications devraient être apportées aux méthodes d'exploitation actuelles.
Dans les forêts méridionales on devrait au Heu de le couper tout jeune comme pieux à elôture le laisser atteindre toute sa erue et on pourrait alors en disposer en faveur de l'industrie des crayons
Le bois au moment de s'en servir, doit être parfaitement see et ne doit pas être influencé par les conditions atmosphériques: sinon le crayon se gauchirait et briserait la mine: il doit aussi être à grain droit et être tendre, avant tout pour favoriser son travail à l'usine.
Actuellement tout le bois des crayons est taillé à la machine. On se sert toujours de deux pièces: celle qui porte les rainures plus épaisse et celle aui recouvre la précédente, plus mince mais unie.
La figure 51 représente une machine à tailler îes rainures (a) est l'établi auquel est attaché par des tourillons (b) un arbre (e) mû par une
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Fig. 51.— Appareil à tailler les rainures et à scier les bois à crayon.
e): (dd) sont des scies cireulaires qui taillent les rainures leurs
s ont une section demi-ronde, carrée ou trapézoïdale suivant la section
de la mine: (f) est une scie fine qui découpe la planche en bois contenant
4 rainures chacun: les deux opérations sont simultanées et exigent seulement le passage de la planehe sur la table.
On place alors les mines dans les rainures sur le bois enduit de colle. Les rainures peuvent correspondre exactement à la mine comme le montre la figure 52e ou au contraire être plus profonde que ceile-ei et laisser sur le dessus un espace que l'on remplit ensuite avec une petite baguette de bois (Fig. 52a).
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Si les mines sont à section cireulaire où hexagonale, les rainures ont même section et les deux bois dins ce cas doivent être rainés, chacun avant une demi rainure (Fig. 52 e et d).
Les deux bois sont collés et maintenus dans des presses à vis ordinaires jusqu'à ce qu'ils soient secs; on sépare alors les crayons et chacun d'eux est tourné ou taillé de la forme voulue dans des machines spéciales La plupart du temps, surtout pour les bonnes quulités, on les vernit avant de les livrer au commerce, La marque de fabrique et le nom du fabri
eant sont placés en dernier.
Autres usages
En dehors des ereusets et crayons, on commence seulement à se rendre compte de Putilité du graphite et les différents usages auxquels on l'emploiera dans l'avenir peuvent à peine être entrevus. Sans prétendre étudier toutes les industries dans lesquelles il a déjà été employé, nous allons donner un apereu des points saillants de ces différentes ntilisations
Lubrifiants
Avec le développement des machines lourdes, le travail exigé des lubrifiants est devenue de plus en plus difficile. L'huile ne convient plus dans beaucoup de cas et dans beaucoup d’autres elle ne peut ètre utilisée qu'avec une dépense exagérée. On s'est done rejeté sur les graisses, puis sur les solides: graphite, mica, tale, soufre, ete. On a beaucoup étudié la question des lubrifiants; on a aussi beaucoup écrit à ce sujet, ma, out se résume dans ce mot d'un ingénieur bien connu: ‘Plus on peut employer un lubrifiant solide, meilleure est la lubrification.”
Aux débuts tout ce qu, quand on le frottait, avait le brillant du noir à poêle était considéré comme plombagine et comme lubrifiant. Mais les résultats obtenus étaient très irréguliers par suite du manque d'uniformité, de la grosseur incorrecte des grains et du manque de pureté; le produit fut rejeté par les praticiens. C'est en 1868 que des expériences précises commencèrent aux Etats-Unis dans le but de produire un bon lubrifiant au graphite, et les résultats obtenus ont été très satisfaisants.
On classe les lubrifiants, fluides, les huiles; pâteux, les graisses: et solides. De toutes les substances appartenant au troisième groupe, le graphite est la plus remarquable ; la seule chose dont on paisse s'étonner, est qu'il ne soit pas plus employé quand ses qualités sont si bien recon- “ucs. Tout le monde sait ce qu'il peut rendre de services avec des eoussinets trop chauds; et cependant il n'est pas employé comme il devrait l'être
Le coefficient de friction du graphite est très faible, 1 est inattaqué par les acides, les bases et n'est pas affecté par les changements notables
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al
de température sapérieure an rouge, En tous eas il eonserve toirjours son
faible coefficient de friction. Le graphite est mou et adhère bien aux surfaces métalliques sous tune légère pression Cette propriete per l faire disparaitre les inégali s des deux surfaces métalliques en eontaet
en les recouvrant d'un verms Ge graphite qui réduit leur coeffietent di friction à celui du graphite et les protège en outre eontre laetion des va peurs. Ceci est surtout vrai des eylindres et explique la valeur du gra phite pour lubrifier les eylindres où on emploie la vapeur, des gaz où de l'huile à haute pression,
Les graisses et les huiles, qu'elles soient d'origine minérale on végé tale sont susceptibles de se décomposer et de donner d'autres corps sous L'action de La chaleur et de la vapeur, eeuxcet avant souvent une
action corrosive sur Le métal.
Peu après la découverte du pétrole en IS59 on commenca à se servir des huiles minérales comme lubrifiant. Avec elles on n'a pas à craindre
de corrosions, mais elles manquent de consistance quand la pression est
Passage se tait
forte ou la chaleur élevée, Les mélanges d'huiles animales et d'huiles mi nérales ont plus de corps et ne rancissent pas et on les a employés pendant longtemps vour la lubrification des cylindres. Mais l'emploi de vapeur aux hautes pressions et le développement des moteurs à pétrole et à gaz a nécessité l'emploi de cylindres surehauffés: à ces températures les huiles perdent leur viscosité ou bien se vaporisent et eharbonnent, et le graissage devient insuffisant,
Les lubrifiants pâteux ont aussi été améliorés. Les graisses sont généralement composées d'un acide gras et d'une base: le savon qui en ré. sulte peut être soluble où insoluble: on le dissout dans une huile fubrifiante jusqu'à ce qu'on ait obtenu la consistance voulue, Le Inbrifiant obtenu a plus de s que les huiles et il peut être employé sur les surfaces de friction protégées.
On se sert souvent des lubrifiants solides avec ceux-ci, Ta graisse servant de véhieule et permettant la mise en place du lubrifiant. On n'emploie pas ces mélanges pour le graissage des cylindres, pas plus qu'on ne le fait des graisses, car la chaleur et la vapeur décomposent ces corps qui charbonnent et encrassent les parois.
Comme nous l'avons dit, le graphite est le plus remarquabie des lu brifiants solides. Les atres sont le tale, la poudre de lyeopode et le mica. Vu la difficulté de ‘‘graisser "à l'aide de ces lubrifiants, on a cherché à s'en servir en les mêlant à d'av res substances pour former une partie des coussinets. On a accordé plus de 125 brevets pour substances anti-frietion dont le graphite est la base. Récemment on s'est efforcé de trouver des appareils de graissage qui permettraient d'introduire le graphite dars le
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cylindre où sur les coussin a de hous. mais la plupart des ap-