‹ Grèce par m. PouquevilleChapitre 2 sur 115 · GRÈCE MOYENNE · texte numérisé non relu

GRÈCE MOYENNE

Iai Grèce moyenne, ou Hellade du ntilieu , était divisée en neuf contrées.

V A nique , région maritime dont Athènes était la capitale, avait des districts ou dénies telsqu’Éleusis , Marathon, Décélie, etc. , dans sa dépendance. Ses fleuves , si on peut donner ce nom à deux faibles ruisseaux, étaient le Cépiiise et l’illissos ; ses montagnes , l’HVmette , célèbre par ses abeilles , et le Pentélique, par ses carrières de marbre : les ports les plus renommés étaient le Pirée, Phalère et Munycliie.

La Méearide^ placée aux confins de la Corintnie, était le plus petit des

(*) L’Otympè, dont notre planrhe preniicre offre une vue exacte, ne a’anriOnee pas à l’entrée dti Tempé par les penlea bruii|iies et les cascades retehlissanles qui caractérisent les Alpes. Environné des pim douces couleurs , il élève majestueliaement tes croupes arrondies au milieu d’un effet suave de lumière, en laissant apercevoir i travers ses coupoles, au lieu des giaeiera éternels du Honl- Blane , des traces de verdure qui appellent les pasteurs dans aea retraites délicieuses, que l’été euiIiclUt de fleurs alpines. Ses souunets ne aont couverts, pendant neuf mois, que de neigea teniporatres. Xénagoras, cite par Plutarque , estimait la hauteur du muni Olympe à dix stades un pléiLre moins quatre piïds (qAo toises). Bernoulli t’a trouvée de roiy toisel, ce qui n’est pas la moitié de la hauteur du Mont-Blanc.

( PocQuaviLLa, Voyage de ià Geiee, lit. ta,

èhap. V , pages 36o i Iflt, 1. 111 , i° édit. )

cantons de le Hensde; Mégttre, sa capitale j était Unie par de longs murs BU faubourg de Pilsee son port, situé à l’entrée du détroit de Salamine.

La Béotié , contrée mon tueuse et marécageuse, compte parmi ses principales montagnes, l’Hélicon, séjour des muses, et le Cithéron, qui la sépare de l’Attique : ses principales ririeres sont: l’Ascpe, l’Isménos et le (^éphise, qui forme le lac Copaïs, dont les eaux se rendent dans l’Kuripe, ou canal de l’ile d’Eubée, par des conduits souterrains. Riche d’un grand nombre de villes , les principales étaient: ’fllèbes. Platée, Tanagre. Thespis, Chéronée, Leuctres , Orcnomènes, noms célèbres dans l’histoire.

La Phocide , arrosée par le Cépblse, qu’on vient de nommer, est célèbre par le Parnasse (*) , qui dépend de la chaîne du Pinde, et par rHélicon, qui la sépare de l’Attique. Delphes, séjour de l’oracle d’Apollon, Lébadée, Elatée, étaient ses villes les plus renommées. et le port de Cirrha son principal aébouché commercial.

Deux cantons connus sous le nom AeLocrides: l’un à l’orient, surnommé Opuntiem ou Epicnémidien, rendu à jamais célèbre par le défilé des Therniopyles, avait pour ville principale , Opus; le secona, qui était la Locride Ozole , comptait au nombre de Ses places principales, Naunactej port de mer, et Ampnise , bâtie dans 1 intoieur des terres.Cedernier canton renfermait la Tétrapole Dorique , située dans les escarpements du mont Oëta, où elle se trouvait isolée et à peine aperçue, par sa position topographique : elle fut

(*) Le Pamtsse s’étend au septentrion depuis Delphes jusqu’au mont OBta. Le nom de Lycouria, qu'il couerve encore audessus de DelpbM) rappelle le souvenir de Lyoorée, ville située près da la zone des neiges qui couvrent ses faites pendant neuf mois de l’aniiéK. La vue du Parnasse que nous donnona est prise des environs de Oissa I elle est exacte. Le village ciimiu y aperçoit est situé sur l'emplacement de Delpl^, dont les ruines exislenl encore. Les Turcs l’b^itaient quand ce destin a été fait.

le berceau dee populations dorienties, qui jouèrent un si grand râle dans la

A l’occident et au nord des contrées qu’on vient d’énumérer, se trouvaient, en remontant vers l’Épire, les deux Etoiles, arrosées par l’Evénus et par l’Acheloüs : elles avaient pour villes principales, Calydon, patrie de Méléagre; 'lhermos, où se tenait le Punetolicum , ou assemblée des états de l’Étolie : le lac Trichonion , les monts Aracynthe et Amphryse étaient compris dans leur territoire.

L’Aeheloüs séparait de l’Étolie proprement dite, V drarnanie , qui avait pour capitale Stratos , et pour limites le golfe Ambradque.

GHÈCK MÊMIUONALU.

La Grèce méridionale comprenait le Péloponèse (aujourd’hui la Morée), qui formait huit provinces que nous nous contenterons de nommer : c’étaient l'Areadie, la Laconie, la âlessénie, l’Klide, l’Argolide, l’Achaïe , la Sicyonie et la Corinthie. Telle était la Grece continentale, ù laouelle 11 faut ajouter les lies qui en dépendaient, et qui étaient régies par des gouvernements distincts.

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