NABIS, TYRAN DE SPARTE
Machanidas eut pour suoceiaeur Ifd*
bis. Lacédémone était dégénérée , car il ne s’y fit aucun HWUŸttftént pour secouer le joug de l’esclavage. Le nouveau tyran , occupé à jeter les fondements de son pouvoir , S’attacha dabord à détruire tout ce qui restait de Spartiates dans la république : il chassa les plus riches et les plus distinmés des citoyens par leur naissance. Pour atteindre ce but, il avait pris à sa solde une foule de brigands et de bannis pour crimes, afin de former sa garde et de faire tuer même à l’étranger ceux qu’il avait proscrits.
Apboa. — Il inventa ensuite un automate pareil à l’instrument de ton ture qu’on voyait , dit-on , dans les arsenaux du tribunal de la foi en Espagne : c’était une femme magnifiquement vêtue , qui ressemblait à Is sienne. LorsquMl faisait venir qudqu’un pour le rançonner, il lui parlait d’abord avec douceur des dangers dont Sparte était menacée par les Aebéeds; des étrangers qu’il était obligé d’entretenir pour la sûreté de l’état; des dépenses que lui causait le culte des dieux. Si on se laissait toucher pu cette allocution. Il n’altait pas pliii loin. Mais quand quelqu’un reftisait de donner de l’argent, il disait : « Pset- « être n’ai -je pas le talent de v«a * persuader, mais j’espère qu’Ap^
« ( c’était le nom de sa femme ) s^ « plus heureuse. » A peine avait-il dit cela, que l’automate paraissait Nabis le prenant par la main, Je levait de sa diaise et le conduisait i l’homme, que la prétendue Apéga embrassait ; elle le serrait entre ses bràs hérissés de pointes ainsi que son sein, contre lequel elle le pressait , en lui appuyant ses mains acérées derrière lé dos, ce qui faisait pousser des cris horribles au patient.... Une tyrannls aussi atroce ne trouva pas iin seul vengeur dans Sparte,.
PAIX oénébalb,
>o4 aYtnt Jéiut-Chfist.
Les Étoliens, délaissés par les Romains , qui étalent occupes à se défem^ en Italie, traitèrent avec Pbi*
GRECE. 339
lippe. P. Semprdnius, proconsul, qu’on vit arriver presque aussitôt avec dix mille nommes d’infanterie, mille chevaux et trente-cinq vaisseaux, leur en fit des reproches peu sévères. Les Épirotes, fatigués de la guerre , envoyèrent, avec la permission du proconsul , des députés au roi de Macédoine. La paix ne tarda pas à être conclue , parce que Rome ne souhaitait alors que de pousser la guerre contre Carthage. Philippe fit comweudre dans l’acte de pacification, Prusias , les Acliéens , les Béotiens , les Thessaliens, les Épirotes; Sempronius stipula de son côté en faveur des habitants d'Ilion , du roi Attale, de Pleuratos, de Nabis, des Éléens , des Messéniens et des Athéniens. Ainsi finit la guerre des alliés, par une raix qui ne devait pas être de longue durée.
nooaoMES politiques de l’asservisse-