V. HUQO
Après quarante-cinq années d'un développement lent, mais sûr, interrompu seulement par ces agitations intérieures quï 5bpt rejet de la Gi^q paoderne aussi bien que de la (îrècé antique, le royaume hellénique semble se préparer $'twte?*-la fortune des * combats et à reprendrq v|^î|trfèus0iTi^D,t/le glorieux programme de VuniténàtiôHcûe y éMnùhé en 1821 ^par répée des Mavromichalis, des Golocotronis, des ^'Karaiskakis et les brûlots vengeurs de Canaris. La , \lutte des Slaves et des Turcs va se compliquer à V^bref délai d'une lutte tout aussi ardente des Grecs
^contre les Turcs. Quelle que soit llssue de la
"^guerre qui ensanglante dès maintenant la péninsule
^ du Balkan, il serait chimérique d'espérer qu'elle
5r tranche définitivement la question d' Orient ^ ou plu-
tôt les mille problèmes politiques et sociaux qui se cachent sous ce terme de convention. Quand même les Turcs seraient expulsés du continent européen, des lies de l'Archipel et peut-être de l'Asie antérieure, quand même l'obstacle qui arrête l'essor de la civilisation serait définitivement brisé, il resterait encore à accomplir la partie la plus laborieuse de la tâche, je veux dire la reconstitution matérielle, morale et intellectuelle des nationalités roumaine, serbe, bulgare, grecque, albanaise et arménienne, qui font de la presqu'île hellénique une véritable Babel et préparent tant de mécomptes aux diplomates présents et à venir. La solution politique, c'est-àdire l'affaiblissement graduel ou la suppression de la suprém^ttl^l turq^ej'-pgijï'êîi^e obtenue à coups de canon, elle' Vîeridrst à sbiî htrare; plutôt trop tôt que trop tard; maisj rpoiir rivôlîî toute sa signification, elle devra êtoe- - suivie- i4*"U0 l^nt travail de reconstraction et d*uûô Jehle* ëvcflution qui rendront peu à peu aux peuples de l'Orient émancipé l'activité matérielle et les qualités morales des peuples vraiment libres. Tout fait donc prévoir que longtemps encore l'axe du monde politique restera penché vers l'Orient, et que notre génération et celle qui nous suivra verront se passer bien des années avant que les déserts turcs, où le corps, l'esprit et l'âme se meurent d'inanition, soient redevenus des pays