GRIFFON
greffon an sujet et réciproquement dans les greffes ordinaires ou mixtes.
En 1885, à l’aide de greffes de Datura sur Pomme de terre que lui avait remises Strasburger, le Docteur Klinger trouva sur 800 grammes de tubercules quelques milligrammes d’atropine, c’est-à-dire une quantité bien inférieure à celle de la solanine des tubercules, à celle de l’atropine contenue dans la racine du Datura.
Dans ses recherches faites depuis 1905 avec des matériaux provenant de M. Daniel, M. Laurent 1 trouve qu’il y a de l’atropine dans les racines de la Tomate greffée en Belladone, alors qu il n’y en a pas dans la Tomate greffée sur cette dernière. Si les greffes sont mixtes et non plus ordinaires comme ci-dessus, c est-à-dire si on laisse se développer des pousses sur les su jets, M. Laurent constate que l’atropine passe de la Belladone greffon sur la Tomate sujet, alors que dans la greffe inverse aucune migration de l’alcaloïde n’a lieu.
Mais, en 1896, Lindemuth ayant repris l’expérience de Strasburger, lit analyser les tubercules par le Professeur Levvin qui
ne put y déceler avec certitude ( atropine. Arthur Meyer et Schmidt, de leur côté, aboutirent au même résultat en 1907; mais en 1910 ils purent constater la présence de l’atropine dans la tige de la Pomme de terre sujet, non dans les tubercules et 1 '‘la toujours en greffe ordinaire.
En 1908 et 1909 je remis à un chimiste distingué de l’Instihd Pasteur, M. Javillier 2 , des greffes ordinaires ou mixtes de Belladone et Pomme de terre. Avec la greffe ordinaire de Belladone sur Pomme de terre, 850 grammes de tubercules ne permirent de déceler aucune trace d'atropine ni chimiquement, ni physiologiquement. En greffe mixte de Belladone sur lomate et avec ^ es fruits de cette dernière plante, la réaction physiologique de l’atropine a été manifeste; dans la greffe mixte inverse des fruits de tomate ont présenté les réactions chimiques et
physiologiques de l’alcaloïde mydriatique; mais, avec la tige et
es Quilles, les réactions ont été négatives.
J ai conservé de mon côté des fruits de Tomate venus de
L Laurent, Thèse de Doctorat, Paris, 1908.
avillier, Annales de l’Institut Pasteur, t. XXIV, juillet 1910.