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coupe de quelques vaisseaux sanguins néoformés qui parcourent une région étroite de cette portion de tissu que nous avons décrite. Sur l’une des coupes, on voit même un de ces vasa vasorum, anormaux et surprenants en pareille position, qui s’abouche directement dans la lumière vasculaire, son endothélium se continuant avec lendoihélium néoformé.
Il est done acquis qu'un segment veineux peut être greflé avec succès sur le trajet d’une artère. Ainsi transplanté, il conserve non seulement toute sa vitalité, mais encore il subit des modifications structurales qui sont une adaptation à sa fonction nouvelle. Ses parois s'épaississent et cel épaississement, qui porte surtout sur la tunique moyenne, est constitué en majeure partie par des néolormations du type musculaire lisse. Pour synthétiser d'un mot ces modifications histologiques, on peut dire que le greffon veineux, implanté sur une artère, s’artérialise vraiment. C'est ce que nous avons nettement constaté sur une greffe veineuse vérifiée cent {reize jours après son implantation. Ce résultat est déjà éloigné. Il ne l’est pas encore suffisamment pour juger de la question soulevée par Carreli à cette phase d’hypermyotrophie succède-t-1l une phase de dégénérescence athéromateuse du greffon ? L'examen histologique de greffes veineuses restées en place un an et plus est seul capable de jeter la lumière sur ce point. Nous avons actuellement en expérience un chien porteur d’une greffe veineuse biterminale que nous vérifierons à longue échéance. A l'heure actuelle, la seule conclusion qui nous soit permise est la suivante : après cent treize jours d'implantation sur le système artériel, un greffon veineux ne présente aucune altération dégé-
EE oEe néralive, mais une évolution très nelte vers la structure
artérielle. VII. — Greffes de vaisseaux conservés.
La difficulté que l’on éprouverait en pratique à se procurer au moment même où l'on en aurait besoin un greffon vasculaire nécessaire à la réparalion d'une perte de substance sur le réseau artériel ou veineux devait naturellement conduire les expérimentateurs à tenter de conserver plus ou moins longtemps des fragments d’'artères et de veines avant de les lransplanter.
La plupart prétendent conserver un greffon vivant avec sa structure el ses propriétés normales; il s’agit pour eux de déterminer les conditions favorables à cette vie latente des vaisseaux. Quelques-uns, par contre, considérant le greffon conservé non plus comme une partie vivante, mais comme un appareil de prothèse destiné à guider le travail réparateur de l'organisme porte-grefle, s'efforcent simplement de le conserver à l'abri de l’infection en le soumettant à l’action d'agents physiques ou chimiques capables d'en assurer l’asepsie ou simplement l’antisepsie.
Les procédés de conservation varient donc suivant la conception que se fait chaque auteur du processus de guérison de semblables greffes. Celles-ci peuvent être artérielles ou veineuses, auto, homo ou hétéroplastiques. EL si nous avons séparé nettement dans cette étude les greîles extemporanées dont nous nous sommes occupé Jusqu'ici des greffes de vaisseaux conservés que nous envisageons maintenant, c'est que les conditions de vita-
lité et par conséquent de cicatrisation du greffon sont toutes différentes dans les deux cas.
Carrel a conservé des artères soil par le froid dans des tubes scellés remplis d'air see, d'air humide, de vaseline, de liquide de Locke, de sérum, de sang total défibriné et enfermés dans un appareil frigorifique à une température de 0 à +1°, soit par la dessiccalion dans des tubes scellés dont le fond contenait du chlorure de calcium. Certains de ces derniers tubes ont été maintenus à la glacière, d'autres à la température du laboratoire, avant d'être transplantés: les greffons sont, dans tous les cas, lavés dans le liquide de Locke et enduits de vaseline. Ses premiers résultats ont été publiés en 1907. A cette époque, il rapporte-5 expériences qui ont consisté à transplanter à des chats des vaisseaux de chien conservés quelques jours à la glacière. Sur ces 5 cas, il y a eu 3 thromboses. Un des succès constatés ne datait que de six jours. L’autre a été constaté au bout de soixante-dixsept jours; à ce moment, on sentait encore des battements de la fémorale, alors qu'il s'agissait dans ce cas d’un segment de carotide de chien conservé pendant vingt jours dans du sérum et implanté sur l’aorte d’un chat.
En 1908, Carrel prélève un court segment d’artère poplitée sur un jeune homme amputé pour sarcome: après vingt-quatre jours de conservation au froid dans du sérum de Locke, ce segment artériel est transplanté sur l'aorte abdominale d’une chienne. Après cinq mois, une laparotomie exploratrice permet de constater que la circulation est normale. Et, après sept mois, le pouls fémoral est toujours aussi bon.
L'année dernière le même auteur revient sur cette ques-
LTD Lion dans un article sur « la vie latente des artères ». Il préconise comme procédé de choix la conservation des fragments vasculaires dans des tubes scellés remplis de vaseline ou de sang total défibriné et maintenus à une température variant de 0 à +1°.
Il dit avoir obtenu par cette méthode des succès dans une proportion de 75 à 80 p. 100 des cas.
Comme témoins, il a conservé des artères tuées par la chaleur (dix minutes à 80°) ou par la glycérine formolée (2 p. 100).
Dans ces conditions, les artères transplantées subissent une dégénérescence rapide; les fibres musculaires disparaissent et les tissus de l'hôte réagissent en édifiant tout autour une paroi fibreuse. Au contraire, les segments artériels vivants et bien conservés ne subissent aucune dégénération ou seulement une dégénération partielle. Le vaisseau reste perméable et les fibres musculaires conservent leur structure normale plusieurs mois après l'intervention. Mais, dans un cas datant d’un an et demi, le grelion, qui était perméable et paraissait macroscopiquement normal, a présenté des lésions dégénératives profondes à l'examen histologique.
Guthrie conserve pendant soixante jours dans une solution de formaline à 2,5 p. 100 un segment de veine cave prélevé sur un chien. Au bout de soixante jours, ce segment est lavé à l’ammoniaque, puis à l'alcool absolu et implanté dans la carotide d’un chien après avoir été imbibé d'huile de paraffine. Vingt-trois jours après, le greflon bat fortement, la circulation paraît bonne; les parois semblent un peu épaissies, mais souples. L'examen histologique fait défaut,
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Le même auteur obtient un résultat analogue en transplantant sur la carotide d’un chien un segment d’aorte de chat prélevé quatre semaines auparavant et conservé dans la formaline.
Levin et Larkin tentèrent l'implantation de segments artériels, soit bouillis, soit durcis dans le formol. Dans presque tous les cas, il se produsit une thrombose. Dans un cas cependant, dix jours après l'implantation dans l’aorte d’un chien d’un fragment d’aorte de chien fixée au formol, la circulation était bonne; l'examen histologique de la paroi montrait un tissu amorphe avec quelques fibres élastiques bien conservées: dans un autre cas, datant de vingt jours, la paroi était complètement amorphe.
Ward, avec des vaisseaux formolisés, n’a eu que des résultats négatifs.
Bode et Fabian, dans leurs premières expériences, conservaient les vaisseaux dans du sérum artificiel. Plus lard, ils reprochent à ce dernier d’altérer la tunique musculaire du vaisseau et s'adressent à la solution de Ringer dont voici la formule :
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Ils conservent les vaisseaux plongés dans ce liquide ou bien à sec, dans un tube à essai bien fermé, dont le fond contient du coton imbibé de la solution de Ringer. La conservation dans tous les cas se fait à 0 ou + 1°.
Pour les auteurs, les vaisseaux ainsi conservés sont encore greffables cinquante jours après le prélèvement; passé ce délai, il se produirait des phénomènes d’autolyse aboutissant fatalement à un échec de la greffe. Ils
or rapportent un assez grand nombre d'échecs et de beaux suceès, notamment en transplantant sur la carotide du chien un fragment de saphène humaine conservé pendant deux jours à la glacière, et qui fut reconnu perméable cent trente jours après son implantation. Ils ont eu également un succès avec un fragment artériel conservé pendant cinq jours dans la formaline.
Ces résultats heureux ne compensent pas, à leur avis, les nombreux cas de thrombose observés et, tout en admeltant la possibilité de greffer des vaisseaux conservés, il concluent avec Stich, Makkas et Capelle, à la supériorité des greffes vasculaires vivantes et surtout extemporanées.
Pour conserver ies segments vasculaires prélevés avec la plus stricte asepsie, nous les avons placés dans des tubes à essai contenant du sérum artificiel scellés à la lampe, ou plus souvent fermés par un bouchon d'ouate aseptique, et placés dans un appareil frigorifique à la température de 0 à +1°.
Voici les résultats d'expériences entreprises sur ce sujet avec MM. Villard et Tavernier.
ExpérreNce XII
Le 13 décembre 1910, implantation, sur la carotide d’un chien, d’un segment de carotide prélevé sur un autre chien cinq jours auparavant et conservé depuis cette époque dans du sérum artificiel dans un tube bouché avec de l’ouate aseptique à une température de 0 à +1°. Au moment de son implantation, le greffon est pâle, mou. Les sutures sont faites facilement. Et la circulation, dès qu’elle est rétablie, modifie l’aspect du greffon, qui prend immédiatement une teinte rosée analogue à celle de l'artère réceptrice,
PEANChE. VII
(Dessins d’après photographie)
FiG. 9 — Expér. XII
FiG, 40. —"Exrén. XIII
Le Ÿ janvier 1911, le chien meurt d’anesthésie au cours d’une autre expérience. La vérification immédiate montre le greffon entouré d’un manchon épais de tissu inflammatoire fortement adhérent. Il est légèrement dilaté, parfaitement perméable. À la palpation, on a la sensation d’un caillot libre à son intérieur. Sur le vaisseau ouvert longitudinalement, on constate qu'il s’agit de caillots pariétaux formés au niveau d’une suture et bien visibles sur le dessin eicontre. Les sutures elles-mêmes sont à peine visibles. L’endartère du greffon est lisse et parfaitement semblable d’aspect à celle de la carotide (v. planche VII, fig. 9).
Dans l'expérience suivante, il s’agit encore d’une greffe artérielle homoplastique, mais le greffon avait été prélevé soixante-sept jours auparavant.
ExPérrENcE XIII
Le 3 mars 1911, on rétablit, chez un chien, la continuité de la carotide réséquée sur une étendue de 2 à 3 centimètres au moyen d’un segment d’artère iliaque de gros chien conservée depuis le 26 décembre 1910 dans du sérum artificiel à 0°. Le tube qui renfermait le greffon et qui était fermé par un bouchon d’ouate, a été renversé accidentellement il y a quelques jours et le segment artériel est à peu près à sec, collé contre la paroi du tube. I] est très blanc, mou, paraît en mauvais état. La transplantation se fait sans incident et dans de bonnes conditions, malgré une différence notable de ‘calibre. Les extrémités vasculaires ont été enduites de vaseline. L’hémostase provisoire supprimée, il se produit une hémorragie qui cède à la compression et ne nécessite pas de points supplémentaires.
Le 5 mars, un peu de gonflement de la région.
Le 15 mars, le gonflement a disparu. Ablation des fils.
7 avril : mise à nu de l’artère sous anesthésie. La circulation se fait bien; la carotide bat au niveau du greffon et
se
au-dessus de lui. Mais, sur la pièce prélevée, l’ouverture du greffon montre une paroi assez altérée, surtout à la partie moyenne, avec des caillots obstruant en partie la lumière du vaisseau. Au voisinage des sutures l’endartère du greffon présente un aspect meilleur se rapprochant de celui de l’endartère du vaisseau récepteur (v. planche VIT, fig. 10).
Examen histologique (Dubreuil) (v. planche VIII, fig. 11) — La pièce se présente avec: 1° d’un côté, une carotide (porte-greffe) en excellent état de conservation, avec ses trois tuniques parfaitement nettes, l’'endartère étant très peu épaisse; puis 2° un énorme bourgeon de tissu conjonctif, large de 5 millimètres, très vascularisé, dans lequel on trouve des traces de fils de suture; enfin 3° un tronçon d’artère iliaque (greffon), revêtu sur sa face interne d’un épais caillot, avec des couches très irrégulières de dates variables.
1° Du côté de la carotide (porte-greffe), rien d’anormal, si ce n’est, au voisinage de son extrémité, des traces de suffusions sanguines.
2° Le bourgeon conjonctif est volumineux. Il est impossible d'affirmer qu’il vienne de l’endartère ; il est en continuité avec l’adventice, L'un et l’autre ont pu lui donner naissance.
A son niveau, les tuniques moyennes des deux vaisseaux sont interrompues. On ne retrouve qu’un paquet de lames élastiques, appartenant au greffon, séparées de lui et infiltrées de cellu'es migratrices, polynucléaires pour la plupart. Dans ce bourgeon, existent par places des fils de suture infiltrés de cellules connectives jeunes, de globules rouges extravasés, restes d'anciennes hémorragies ; ces places sont infiltrées de nombreux leucocytes polynucléaires. Le bourgeon est, en outre, parcouru par un plexus de vaisseaux sanguins assez serrés, surtout par endroits, artérioles, veinules et capillaires de différentes tailles. Diapédèse abondante autour de ces vaisseaux, dont quelques-uns sont gorgés de globules rouges et blanes, et d’autres presque uniquement de leucocytes mono et polynucléaires. Le tissu qui
ET
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Greffe vasculaire. Artère iliaque de chien conservée trois mois au
frigorifique sur carotide de chien. Disjonction de la suture, nécrose du greffon, réparation par un bourgeon conjonctivomusculaire.
Car., carotide avec end., endartère; /. moy.. tunique moyenne: adv., ad-
ventice. Jl., artère iliaque, l'endartère a disparu: {. moy., tunique moyenne nécrosée; adv., adventice dont il ne reste que les fibres et lames élastiques infiltrées de mono et polynucléaires. C,, caillot sanguin sur le greffon. H., restes d'hémorragies et cellules chargées de pigment sanguin, B. c. n., bourgeon conjonetivo-musculaire néoformé, contenant les fils, comblant l’espace entre la carotide et l’iliaque. T, d. il., tissu dégénéré de l'iliaque enclos dans le bourgeon conjonctif; V., vaisseaux de ce bourgeon: B. c., bourgeon conjonctif tendant à recouvrir le greffon nécrosé en organisant et résorbant le caillot. T. €. n., tissu connectif néoformé en dehors de l’adventice des vaisseaux.
Préparalion. — Coupe à la celloïdine. Fixation : mélange de Lenhonek.
Coloration par l'hémalun-éosine. Projection avec l'appareil de Edinger (0bj. Nachet 1 variable, distance 0.80). Grossissement 20 fois.
Micropholographie avec l'appareil de Zeiss. Objectif microplanar Zeiss
50 "/". Grossissement 18 fois environ.
PLaAncue Vlii
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Lyon.
Cliché d'u service pholographique de l’Université.
constitue le bourgeon est en majeure partie du tissu con- Jonctif embryonnaire, à cellules fusiformes ou étoilées anastomotiques. À la périphérie de celui-ci, existe un tissu con- Jonctif plus adulte, avec des fibres conjonctives solides, sans fibres élastiques. Dans les régions du bourgeon qui avoisinent la lumière vasculaire, on trouve des cellules fusiformes groupées en faisceaux. La direction de ces cellules est sensiblement la même dans chaque faisceau, variable de faisceau à faisceau moyen. Il est bien difficile de ne pas admettre qu’il s’agit de cellules musculaires lisses néoformées. 1
3° Du côté de l'artère iliaque (greffon), en outre du caïllot qui revêt sa surface interne et dont beaucoup de couches sont en voie de dégénérescence, on reconnaît la limitante élastique interne, bien conservée sur la majeure partie de son étendue, cependant assez faihlement teintée par les colorants électifs du tissu élastique (rouge d’acridine ferrique). La. tunique moyenne est constituée par des restes des lames élastiques qui entrent dans sa constitution sormale, mais très affaiblies et morcelées ; il ne reste pas de trace des fibres musculaires lisses qui entrent normalement dans la constitution de cette tunique. On trouve, à leur place, une infiltration assez discrète de cellules connectives embryonnaires, et des leucocytes mono et polynucléaires en voie de diapédèse. L’adventice est constituée par de nombreuses et épaisses lames et fibres élastiques, avec une infiltration discrète des mêmes cellules que dans la tunique moyenne. Autour de l’adventice existe un tissu connectif déjà très dense, avec de nombreux vaisseaux et des traces d’hémorragie, de nombreuses cellules connectives embryonnaires et des cellules chargées de pigment sanguin. Nous ne serions pas éloignés de penser, en raison de la grande distance qui sépare l’extrémité du greffon de l'extrémité du porte-greffe, en raison des traces d'anciennes hémorragies, de la présence de nombreuses cellules chargées de pigment sanguin, tant dans le bourgeon conjonctif que
ue
dans le tissu périadventitiel du greffon, qu'il s’est produit ou un petit anévrysme ou une petite hémorragie entre les deux vaisseaux. Une résorption et une organisation rapide auraient fait disparaître la majeure partie de cet extravasa sanguin.
L'endartère du porte-greffe n’a certainement pas eu le temps ni le pouvoir de proliférer pour recouvrir le greffon mortifié. Il faut cependant noter que le bourgeon conjonctif envoie à la surface de l’iliaque (greffon), entre la limitante élastique de celle-ci et le caillot sanguin, une expansion linguiforme qui est une tentative, en voie de devenir, de réparation de la paroi interne du vaisseau.
En résumé, il existe une carotide saine séparée du greffon par un bourgeon conjonctif volumineux. Du greffon (artère iliaque longtemps conservée au frigorifique), il ne reste à peu près que le squelette élastique et même seulement les parties les plus résistantes de ce squelette. Entre les deux, il a dû se produire de petites hémorragies. Actuellement, on ne trouve plus entre les deux vaisseaux qu’un bourgeon conjonctif, bien organisé, vascularisé, avec des fibres musculaires lisses néoformées. La continuité de l’endothélium vasculaire semble assurée sur le porte-greffe, sur le bourgeon et sur l’expansion qu’envoie celui-e1 sur le greffon. Ce dernier, nécrosé, a donné lieu à la formation d’un eaïllot sur sa surface interne. Ce greffon est en voie d’atrophie et de résorption.
ExPérreNce XIV
28 décembre 1910. -— Sur la fémorale d’un chien, on remplace un greffon hétéroplastique trouvé thrombosé à la vérification et réséqué, par une carotide de gros chien (beaucoup trop grosse pour la fémorale réceptrice) et conservée à 0° dans du sérum artificiel depuis le 8 décembre.
? avril 1911. — Vrification. Le greffon est obstrué et remplacé par un tractus mou, sans lumière ni pigments à son intérieur,
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Cet échec après les deux succès précédents est certainement explicable par une faute de technique ou d’asepsie.
Il est juste de remarquer aussi que, dans ce dernier cas, la greffe avait été faite non pas sur la carotide, mais sur la fémorale qui paraît être un vaisseau moins favorable aux expériences, peut-être à cause des mouvements du membre inférieur qui, pendant les premiers jours, doivent soit tirailler les sutures, soit tout au moins gêner la circulation et favoriser la thrombose.
Les trois expériences que nous venons de rapporter réalisaient des greffes homoplastiques de segments artériels conservés. L'expérience suivante a trait à une greffe veineuse hétéroplastique au moyen d’une veine poplitée humaine conservée au froid pendant vingt-quatre heures.