CONCLUSIONS
I. — Les trois catégories de greffes artérielles, auto, homo et hétéroplastiques sont expérimentalement possibles. Mais, tandis que, dans les deux premières, le greffon conserve dans son nouveau milieu sa structure histologique normale, il présente, dans la troisième, des lésions dégénératives très marquées.
IT. — En greffant des fragments vasculaires conservés à la température de 0° à +1°, dans du sérum artificiel, on ne greffe pas un vaisseau vivant, mais son squelette élastique. Ce dernier sert de guide à un travail de réparation aux dépens de l'organisme porte-greffe. Et l'on peut obtenir une cicatrisation et une perméabilité vasculaires parfaites.
III. — Un segment veineux peut être greflé sur le trajet d'une artère. Dans ces conditions. sa paroi s'épaissit par néoformation de fibres musculaires lisses : la greffe veineuse « s’artérialise ».
IV.— Ces greffes vasculaires peuvent trouver leur application en chirurgie humaine, dans quelques cas rares de perte de substance sur le trajet d'un vaisseau important. Elles tirent surtout leur intérêt de ce fait qu'elles constituent le premier temps et l'indispensable corollaire
— 140 — | des greffes d'organes, du rein en particulier, par anasto-
moses vasculaires.
V. — L'autotransplantation rénale a donné des résultats durables; l’'homotransplantation permet la survie du rein el son fonctionnement en apparence normal, mais 1l n'est pas encore prouvé qu'elle soit susceptible de résultats durables; l'hétérotransplantation n’a pas fourni encore de preuves certaines de sa possibilité.
Vus Le Président de la Thèse, Vu : A. POLLOSSON.
Le Doyen, L. HUGOUNENQ.